lundi 29 juin 2015

Dolorosa


Quelle est cette obscure angoisse qui parfois étreint
Mon cœur, certains soirs, quand je suis en ma demeure ?
Quel est ce feu ardent qui jamais ne s'éteint
Et me consume ? Ce cri étouffé : je me meurs !

Cela vient si subitement, sans s'annoncer ;
Ce quelque chose en moi qui monte et qui m'emporte ;
J'ai alors beau respirer et me semoncer,
Rien n'y fait, cela me dévore, me laisse comme morte !

Mon Dieu ! Quelle est cette infinie tristesse en moi ?
Je pleure, l'âme déchirée, écrasée d'impuissance ;
Je tombe à genoux ; bientôt, je perds connaissance ;

Mon amie accourt, affolée, tout en émoi ;
J'ouvre les yeux et lit dans les siens la détresse ;
Les mots qu'alors elle me murmure sont douces caresses.

ML, Les nuits de Chelsea

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire