mardi 16 juin 2015

Ballade en bus 42


J'aurais voulu prendre le beau bus généreux
Sur lequel on voit : numéro quarante-deux.
Je ne peux pas le regarder sans que mon cœur
Ne palpite. Il me semble inciser à une heure

Précise de la journée une savoureuse
Entaille à partir de laquelle, toute heureuse,
Je peux aller partout où il passe : la Tour
Eiffel, la Madeleine, Concorde-La cour

De la reine, l'Opéra... Magnifiquement
Il avance là où le petit jour se lève
Et je prononce tous ces noms de lieux qui lèvent

En moi le désir de connaître leur histoire
Leurs parfums, leurs couleurs. Je découvre chacun
D'eux comme s'ils étaient des inconnus d'un soir.

2 commentaires:

  1. Ce bus est en effet généreux par le parcours qu'il offre et la traversée de certains beaux quartiers de la capitale. Il méritait bien un sonnet, à plus d'un titre.

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  2. Le beau bus généreux est beaucoup plus qu'un numéro 42, parce qu'il permet de nommer les lieux qu'il traverse et d'en construire l'histoire, même les bus peuvent entrer en littérature.

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