mardi 16 juin 2015

Arrêts sur instants

Toile de Vladimir Volegov

à Esther Ling

Les mots... D'écrire ces points de vie redonne un corps
Aux instants vécus, une intensité nouvelle ;
C'est le partage du regard, une sorte de raccord
Fragile entre l'éphémère et la vie réelle ;

Entre le temps linéaire qui coule comme sable
Et le temps intérieur qui n'a point de limites ;
Qu'est-ce qui au cœur de l'impermanence est stable ?
Mais le mystère demeure ; n'est-ce pas une vaine poursuite ?

Non, car ce n'est pas tant la réponse qui importe
Que la question en elle-même ; qui n'est pas une porte
Fermée mais une autre fenêtre sur la vie ;

C'est l'étonnement et la stupeur, la conscience
Éveillée qui s'interroge, une sorte de prescience
D'un arrière monde ; oui, ce mystère est poésie.

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