jeudi 23 avril 2015

Souvenance

Toile de Frederick Morgan (1847-1927) 

Le matin, j'aime à m'attarder dans la cuisine  
Dont la fenêtre s'ouvre sur le potager ;  
Je bois mon café et feuillette un magazine,  
Tandis que ma bonne tante, à l'entrain ménager,  

S'active déjà devant le four et les marmites ;  
D'une ferme voisine nous parvient le gloussement  
D'une poule ; un coq chante, d'autres, au loin, prennent sa suite ;  
Parfois, l'on entend d'une pie le jacassement.  

J'étire mon corps encore engourdi de la nuit,  
Heureuse de ces instants de vraie vie qui me reportent  
Aux heures de l'enfance dont je garde une mémoire forte ;  

La petite fille remonte en moi et aujourd'hui,  
Il me semble qu'elle est assise, là, à ma place ;  
Et moi, je lui fais un sourire, derrière la glace.  

ML, La douceur angevine

Toiles de Frederick Morgan

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