samedi 25 avril 2015

Et cette froide mécanique de fer qui m'emporte

 Toile de Daniel F. Gerhartz 

L'Amie, les paysages défilent à grande vitesse,  
Mais mon esprit flottant avance au ralenti ;  
Ce train de retour est un convoi de tristesse  
Vers les brumes de l'absence, je l'ai pressenti.   

J'ai beau raisonner, m'en vouloir de ma faiblesse,  
Rien n'y fait : ma gorge se serre, mon ventre se noue.  
Et cette froide mécanique de fer qui m'emporte blesse   
Mon âme d'une langueur à tomber sur les genoux.  

Point ne t'inquiète, j'ai du ressort, je serai forte ;  
La guerrière impétueuse n'est pas encore morte ;  
Mais si je ne m'épanche, je crains bien d'exploser  

Et d'en vouloir à quiconque passe dans mon sillage.  
Mais voilà déjà Paris car grince l'aiguillage  
Qui annonce le quai où mon pied va se poser :-)  

PS : voilà pourquoi je finis ce sonnet sur les chapeaux de roue car je veux le poster avant l'arrivée et la journée qui m'attend ne sera guère propice à l'écriture poétique.

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