samedi 25 avril 2015

Conversation branchée à la terrasse

Toile de Madeline von Foerster

De retour en « ma bonne cité de Paris » (dixit Marc), après un séjour poético-bucolique en les « bonnes terres angevines » de mon amie :-) j'ai l'inénarrable plaisir de retrouver la poésie locale, au hasard d'un café. Je n'ai aucun mérite car j'étais assise juste à côté, fort discrètement d'ailleurs, grâce à une plante dans un pot.

En entendant ceci, la plume m'a démangée :
-Tu manges quoi ce soir ? Il y a que'que chose à la téloche ?
- Hervé veut manger chinois ou genre, pour changer.
- Je m'ferais bien une pizza... Vise celle-là... elle est moche !

- Allô... Ah ! C'est toi ! Là, j'suis avec Clarabelle...
Quoi ? Il a osé te faire ça ? Oh ! le salaud !
J't'ai dit qu'il est pas net ce type... Pleure pas ma belle.
Garçon, please, apportez-moi encore une menthe à l'eau.

Bon, écoute, Caro, là j'ai vraiment pas le temps...
Ouais, on s'verra d'main après le taf ; je t'embrasse.
Vache ! Son mec vient de la larguer pour une pétasse

Qui bosse chez Machin Truc, boulevard des Capucines.  
- Je croyais pourtant que... Allô ? C'est toi Aline ?
Lecteur, je te fais grâce du reste, vide tout autant.

Le spectre a encore frappé

Big Brother, branché sur la blablamétrie planétaire, doit périr d'ennui dans son bunker. Pour ma part, j'ai failli être morte de rire ou terrassée d'affliction. J'ai équilibré en écrivant cette composition, ayant changé les prénoms et pseudonymé le nom de la boîte où travaille ladite pétasse qui a dévoyé – la vilaine! - le bon gros nounours. Over.

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