mardi 24 mars 2015

Sagesse incarnée

Composition de l'auteur

Le fils du charpentier, tant qu’il vécut sur terre,
Jamais ne fut pressé de retourner aux cieux :
Le vin lui suffisait pour se sentir un dieu,
Du vin de tous les jours, ni Pauillac ni Sancerre.

Cet homme qui pouvait commander au tonnerre,
Aux vagues de la mer, aux esprits furieux
Et même à Lucifer soi-disant glorieux,
Devant sa coupe pleine oubliait d’être en guerre ;

Ainsi, les vignerons par lui sont honorés ;
De vendre leur pinard, ils sont bien assurés,
Puisqu’il devient le sang qui nos fautes efface.

Avant de trépasser sous la loi des Romains,
Il but un dernier verre au milieu des humains ;
Plus d’un, en songe, voit cette riante face. 

3 commentaires:

  1. Vous abordez là, avec votre désinvolture habituelle, des questions questions fort sérieuses, Cochonfucius.
    Le père, le fils et le Saint-Esprit. Le sang du fils pour effacer tous les péchés de l'humanité.

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  2. Un sujet sérieux traité avec une légèreté non irrévérencieuse et que n'eût sans doute pas dédaigné l'intéressé si l'on en croit les écritures.

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