dimanche 22 mars 2015

Juxtaposition onirique

Composition de l'auteur

Un ruisseau suit son cours en un matin de brume,
Les licornes d’azur font partir le tourment ;
L’ours avec la sirène échange tendrement,
Un ange se tient droit sur l’océan d’écume.

Un pluvian ne dit pas l’effroi qui le consume,
Un disque d’or produit son fier rayonnement ;
Un mur de briques vient séparer les amants,
Les buveurs attablés s’emplissent d’amertume.

Ce monde, un échiquier dont mainte pièce fuit,
Visité du corbeau une heure avant la nuit,
Quand prie le vieil ermite aux paupières mi-closes.

Pianiste, joue-nous donc un de nos airs d’enfants,
Donne un peu de douceur à ce monde étouffant :
Ne laisse point les bœufs manger toutes les roses.

Cochonfucius

5 commentaires:

  1. Cochonfucius, vous aussi vous décrivez un joyeux capharnaüm :-)

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  2. Un vers, un blason, c'est une belle tentative très séduisante, j'y avais pensé! Un véritable travail de titan. Merci Cochonfucius.

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  3. Voir aussi

    http://heraldie.blogspot.fr/2014/11/quatorze-blasons.html

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    1. "quatorze-blasons" est le brouillon de "juxtaposition onirique" n'est-ce pas?
      Les blasons n'étaient pas en harmonie avec les vers, ici ils le sont, même si certains blasons sont plus qu'étranges: le ruisseau et les buveurs ne sont pas des blasons. La visite du corbeau à la sirène est surprenante, quant au pluvian consumé par l'effroi, c'est un gag désopilant. Les licornes d'azur qui font partir le tourment m'apparaissent très tourmentées. J'apprécie particulièrement "Un ange se tient droit sur l’océan d’écume" et "Un mur de briques vient séparer les amants", ces deux vers parlent bien des blasons correspondant.
      Néanmoins vous parvenez à établir une correspondance héraldique-poésie, j'essaierai un jour, mais je ne suis pas sûre de réussir.

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    2. Oui, il faudra t'y essayer. Cochonfucius ouvre la voie, il ne reste qu'à le suivre.

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