dimanche 22 mars 2015

Joyeux capharnaüm

Toile de Juan Medina  

L'Ami, je ne sais plus ou donner de la tête  
Car les livres n'arrête pas de s'accumuler  
Dans ma bibliothèque déjà bondée qu'un esthète  
Qualifierait de bazar ; je suis acculée  

À devoir empiler les ouvrages dans les coins  
Les plus improbables et parfois même une pile  
S'effondre sur moi, en dépit de tout le soin  
Que j'y ai porté, bien qu'en ces choses peu habile ;  

Ce que tu nommais un joyeux capharnaüm  
Ne s'est guère arrangé depuis, bien au contraire ;  
Je suis un peu perdue et ne sais plus que faire...  

Je crois que tu m'a passé ton virus, en somme !  
Lors, je me demande, à titre complémentaire,  
Si nous n'aurions pas dû exercer comme libraires :-)  

ML, Les nuits de Chelsea

2 commentaires:

  1. Livres sur les étagères (Pays de Poésie, 17-3-14)
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    Bouquins gisant ici comme en leur sépulture ;
    Mais un simple regard peut vous ressusciter,
    Sans qu’il vous soit besoin de le solliciter.
    Bouquins de toute sorte et de toute nature,

    Certains sont pleins de science, et d’autres n’en ont cure ;
    Tous d’une voix d’auteur nous faisant profiter
    Amusent sans flatter, grondent sans irriter,
    Racontent à plaisir de folles aventures.

    Les uns, par le lecteur, soigneusement couverts ;
    Les autres fatigués, reliure de travers,
    Tous aux emplacements qu’un ordre strict arrête.

    Ce que vont rappelant ces livres devant nous,
    C’est qu’il nous faut aimer les sages et les fous,
    Et ceux, sages et fous, que l’on nomme poètes.

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  2. Je suis moi-même dans un joyeux capharnaüm. Les livres finissent toujours par me rattraper et régenter ma vie domestique.

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