vendredi 27 mars 2015

Démarquage

Toile de Michael Cheval 

J'ai cessé de me plaindre du temps rude  
Et de rêver de latitudes ensoleillées ;  
Je ne fais pas plus ma délicate que ma prude  
Et me moque d'avoir des idées dépareillées ;  

Les îles cocotières ne m'attirent pas davantage  
Et les laisse bien volontiers à tous les coureurs  
De paradis de pacotille et de parquage ;  
Foin de ce tourisme de masse dévorateur  

De la planète ravalée au rang de center !  
Foin des marchands d'illusions et de rêves incubes !  
Tout cela me fait l'air d'un immense parc à cubes  

Pour des sédentaires blasés qui errent sur cette terre,  
Sans donner d'autre sens à leur brève existence  
Que la poursuite d'une insatiable appétence. 
 
ML, Les nuits de Chelsea 

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