mardi 31 mars 2015

Archerie

Composition de l'auteur

La sirène-amazone a dressé quatre cibles ;
Ce sont quatre guerriers autrefois invincibles
Que sa cruelle main s’amuse à transpercer,
Eux qu’elle avait d’amour et de chansons bercés.

Les guerriers, sous les coups, sont devenus des chantres ;
Leur voix éveille au loin les grottes et les antres,
Ils pourraient émouvoir les monstres dans les cieux,
La sirène, pourtant, chante encore un peu mieux.

De cette relation, qui saura les arcanes ?
La sirène sourit, amazone et sultane,
Mais avec son sourire est aussi un soupir :
Ah, dit-elle, quand donc un plus grand champ de tir ?

Cochonfucius

3 commentaires:

  1. Ciudad de Bértiz-Arana :

    Trae de azur, una sirena con un espejo en la mano derecha y un peine en la izquierda, sobre ondas de plata y azur.

    (Dos cirios encendidos, replazados por cuatro San Sebastianes).

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  2. Beau poème sur l'impossible relation entre les hommes et les femmes,"qui saura les arcanes ?", et pourtant l'homme et la femme ne sont-ils pas destinés à ne faire qu'un?
    Bon sur ce je m'éclipse j'ai trop peur que Curare ne surgisse de nulle part et s'adresse ainsi à moi: "Mais enfin Dame Pierrette, taisez-vous et buvez une liqueur, enfin voyons!"

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    1. C'est en soi-même que doit s'opérer l'union du masculin et du féminin, en tant que principes (le yin et le yang). La personne du sexe "opposé" est en cela une aide précieuse qu'elle personnifie, idéalement, l'un des principes. Parfois, paradoxalement, les choses s'inversent : chez certains hommes, le principe féminin est plus développé que chez sa compagne et inversement. Une femme n'est pas nécessairement du féminin parce qu'elle a un corps féminin et des attitudes proprement féminines...

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