jeudi 12 février 2015

Veille

 Combien me manque notre bonne cité de Paris
Qui n'est à aucune autre ville au monde pareille ;
Mais plus encore je me languis de mes amis
Dont l'existence demeure pour moi une pure merveille.

Ni le temps ni la distance n'altèrent mon émoi
Chaque fois que ma pensée s'emplit de vos visages ;
Il n'est pas un instant hors de vous ; par ma foi,
C'est bien votre présence qui nourrit mon courage !

Pas un seul soir sans que j'allume un lumignon
A votre intention ; je sais que vous faites de même ;
Je veille sur vous, vous veillez sur moi ; je vous aime !

                                        Il me plaît de vous l'écrire, nobles compagnons,
                                         Car chaque jour qui passe me fait prendre la mesure
                                          De la plus grande des richesses, aussi la plus sûre ;

                                              ML, Les nuits de Chelsea
 
Je ne cesse de réaliser l'égoïsme - pour ne pas dire l'égotisme - qui domine de plus en plus dans notre société, en dépit des bons sentiments qui se multiplient à l'affiche mais qui n'ont aucune réelle épaisseur, encore moins de hauteur. L'affairisme ambiant et l'appétence générale, qui parfois s'achètent une bonne conscience en se piquant d'être éclairés ou en affectant une préoccupation circonstancielle et opportuniste des malheurs du monde, continuent de détériorer les rapports humains. Il n'est de salut que dans la famille, qu'elle soit traditionnelle ou fraternelle. Aussi, mes amis, resserrons nos rangs et demeurons unis et reliés. C'est l'arche contre toutes les dérives ; celle, aussi, qui nous protège du déluge de la déliquescence actuelle. J'aimerais n'avoir pas à écrire ces mots. Mais je sais – et vous savez - que ce n'est pas du délire. Hélas ! La réalité est là pour nous le rappeler sans cesse et les faits sont parlants et même têtus.

2 commentaires:

  1. Nous tenons bon Dame Marie-Louise! Cochonfucius est d'une fidélité sans faille, Dame Esther et Dame Curare sont loin mais néanmoins présentes par l'esprit, Marc maîtrise les événements, Dame Justine se languit de vous mais écrit toujours des textes lumineux, notre jeune Lisa nous ravit. Ce soir nous allumerons tous un lumignon en pensant à vous. Merci pour ces nouvelles qui nous rapprochent de vous.

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  2. Merci Marie-Louise pour ces bons mots dont je sais qu'ils viennent du coeur. Mon lumignon brûle chaque soir jusqu'au fond de la nuit. Je reste à l'écoute...

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