samedi 21 février 2015

Substance

Toile de Michael Cheval

L'Ami, quand tu me parles, j'écoute tes paroles
Avec le sentiment étrange qu'elles sont d'un écrit ;
À l'inverse, quand je lis tes lettres – n'est-ce point drôle ?
J'y entends ta voix dont chaque mot semble pétri.

Plume qui trace ou bouche qui prononce, tout autant j'aime !
Lors, ce qui flatte l'esprit plaît à l'oreille toujours,
Et ce qui s'adresse au cœur est pour l'âme de même ;
Tu es l'hôte de cette demeure ; viens en mon séjour !

Car rien tant ne me manque que nos conversations
Autour d'un thé ; où le temps alors se dilate
Et où chaque heure devient un jardin d'aromates.

Mais les aiguilles tournent si vite, quelle désolation !
Aussi, de ce temps qui est nôtre, je recueille
La substance coulée dans l'encre, feuille après feuille.

ML, Les nuits de Chelsea

3 commentaires:

  1. L'Amie, j'ai plaisir à lire tes compositions
    Dont l'ensemble forme comme un journal qui rapporte
    Avec beaucoup de justesse nos conversations
    Et nos réflexions sur des sujets de toutes sortes.

    Ton esprit de synthèse m'étonnera toujours ;
    Je salue la haute qualité de ton écoute
    Et tout le cœur que tu y mets, jour après jour ;
    C'est un grand honneur que d'avoir croisé ta route.

    Tu es entrée très vite dans l'esprit d'Héraldie,
    Riche de ta culture classique et traditionnelle,
    En y apportant cette touche qui t'est personnelle ;

    Tes mots sont lumineux et ta poésie irradie
    Ce blog que l'on n'imagine plus sans ta présence.
    Je cesse sinon tu vas me dire que je t'encense :-)

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    1. Oui, tu m'encenses, mais cela fait plaisir à entendre :-)
      Il faudrait que je fusse drôlement hypocrite
      Pour ne pas l'avouer, sans vouloir m'étendre
      Plus avant, bien que, tu le sais, tout m'y incite !

      L'Ami, c'est un bonheur quotidien que celui
      De pouvoir écrire ce que la vie nous inspire ;
      Pour moi, la poésie est un soleil qui luit
      Sur l'existence idéale à laquelle j'aspire ;

      La vulgarité du monde donne sans cesse raison
      À mon fort désir de fuir ces viles atmosphères
      Et de monter bien plus encore dans les hautes sphères ;

      Partout ne résonnent que funèbres oraisons ;
      N'est-ce pas Einstein qui disait que la bêtise
      Donnait de l'infini l'idée la plus précise ?

      ML, Les nuits de Chelsea

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    2. Oui, Einstein citait l'univers et la bêtise humaine, mais il n'était pas sûr concernant l'univers...

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