jeudi 12 février 2015

Sagesse protéiforme ou mystère

Composition de l'auteur

Être ce grand loup noir dont la langue est bien rose,
Ou le beau cerf d’argent ne daignant s’irriter ;
Pouvoir, selon son gré, l’un ou l’autre imiter,
Un pareil don serait une amusante chose.

Muni de ce talent pour les métamorphoses,
Je passerais des jours joyeux, en vérité,
Comme l’aigle qui va, dans l’immense clarté,
Vers le sommet des monts où, paisible, il se pose.

Du matin jusqu’au soir, absorbé par ce jeu,
J’en émerveillerais mon esprit nuageux,
Sous mes divers aspects gambadant par les plaines ;

Ce seraient des profils plus ou moins ravissants.
Voici (me semble-t-il) le plus divertissant :
Un monstre bicéphale, et qu’on nomme amphisbène.

1 commentaire:

  1. Une paraphrase (Pays de poésie 27-7-13)
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    Marchant jusqu’au palais qui a sept ouvertures,
    J’ai demandé au roi de placer des gardiens,
    Auprès de chaque porte, et qu’ils regardent bien
    Ce qui entre et qui sort, en fait de créatures.

    Voici donc ces bestiaux, tous, selon leur nature :
    L’éléphant, le dragon, le loup, les acariens,
    Le coq, le paon, le porc et quelques amphibiens,
    Tels sont les animaux qui par là s’aventurent.

    Puis, le paon et le coq, on les métamorphose
    En aigles des sommets ; le loup, en autre chose
    Qui mieux sache écouter la voix de la raison.

    Le porc et l’éléphant, sous leur forme nouvelle,
    Deviendront vos chevaux. Mettez-­leur une selle,
    Et vous chevaucherez vers les quatre horizons.

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