samedi 21 février 2015

Roi de gueules

Composition de l'auteur

- Chambellan, vois ici l’invisible qui luit !
— Majesté, c’est plutôt la baignoire qui fuit.

– Et cela, ce mystère ardent qui nous dépasse…
— Ce n’est qu’un vieux mégot qu’on jeta dans l’espace.

– Mais les quatre splendeurs de nos points cardinaux !
— Non, c’est l’embranchement des chemins vicinaux.

– Et cette courtisane, et son regard de braise !
— Ah, mais c’est votre tante, un peu sucrant les fraises.

– Et ce brillant chercheur, cet homme universel !
— Non, c’est le Père Abbé, plongé dans son missel.

– Et ce noble rimeur, à la solide étoffe…
— Mais c’est votre bouffon, bricolant cette strophe. 

Cochonfucius

2 commentaires:

  1. De JR59480.

    Souvent, quand je lis du Cochonfucius, cela me met de bonne humeur; c'est encore le cas aujourd'hui.

    RépondreSupprimer
  2. Qu'a Zohar ? (Pays de Poésie, 30-6-14)
    --------------

    Zino court explorer tous les points cardinaux ;
    Il égare sa course aux chemins vicinaux :
    Qu’a Zino ?

    Rapace vient de faire un truc qui me dépasse,
    Il a perdu sa route en explorant l’espace :
    Qu’a Rapace ?

    Roussel, qui fut jadis un homme universel,
    Le voilà tout le jour plongé dans un missel :
    Qu’a Roussel ?

    Tacrèze, lui qui fut éphèbe à l’oeil de braise,
    N’est plus qu’un gars qui tremble et qui sucre les fraises :
    Qu’a Tacrèze ?

    Nullard, svelte autrefois, beau modèle pour l’art,
    Comme un porc, aujourd’hui, s’enveloppe de lard :
    Qu’a Nullard ?

    Et ce dernier couplet, il manque un peu d’étoffe !
    Rimeur, à ce sujet, le lecteur t’apostrophe :
    Qu’a ta strophe ?

    RépondreSupprimer