vendredi 27 février 2015

Mer inconnue


Mer allant de dextre à senestre,
Un lourd vaisseau sur chaque bord ;
En terrasse, un chêne aux glands d’or,
Mais aucun animal sylvestre.

Dextre porte un bélier d’argent,
Senestre un coq, au naturel ;
D’argent aussi, le vaste ciel,
La mer est d’un azur changeant.

Lorsque les glands tombent de l’arbre,
Les animaux en ont leur part :
Le bélier sur ses deux panards,
                                                     Le coq sur sa colonne en marbre.

                                                   Cochonfucius

3 commentaires:

  1. Excellent ! Le blasonnement se transforme en conte poétique ou en fable... Cochonfucius, vous êtes un maître !

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  2. Blason de Ciboure :

    Coupé d'argent et d'une mer haussée d'azur, au cheval gai contourné d'argent brochant sur le fût au naturel d'un chêne écimé de sinople, fruité d'or et posé sur une terrasse cousue de sinople, et le chêne est accosté de deux vaisseaux au naturel, celui de senestre flottant sur la mer et celui de dextre brochant sur la mer,

    et le cheval est remplacé par un coq à senestre, et un bélier à dextre.

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  3. Ces trois quatrains aux vers tantôt à douze syllabes tantôt à onze syllabes me plaisent beaucoup, en effet comme le dit Marc, le blasonnement qui sert l'écriture poétique est une performance qui jusqu'à présent n'était pour moi qu'un projet. Si je puis me permettre, Conchonfucius, je suis sûre que votre écriture poétique peut encore s'affiner dans cette voie. Mais encore une fois, merci pour ce poème-blason, je vais le garder.

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