mercredi 25 février 2015

Jour de métro

 

Un jour de métro, je me suis fait bousculer
Sans même qu'on me demande pardon ou quelque chose
D'approchant ; j'ai dit sur un ton acidulé :
- Monsieur, votre grossièreté m'indispose !

L'incriminé me regarda d'un air bovin ;
Pas même un plissement sur sa face rubiconde ;
Il sentait l'alcool ; ce n'était qu'un sac-à-vin !
Il apparut que nous n'étions pas du même monde.

Je n'aime pas me mixer avec n'importe qui ;
Et ceux qui par bienpensance prétendent le contraire
N'ont qu'à s'y frotter ; cet exemple est requis,
De peur de perdre une occasion de se taire.

On trouvera que je taille mes mots et force le trait,
Je suis pourtant très loin d'être une femme impulsive
Et j'ai plutôt tendance à me mettre en retrait ;
Mais face à la bêtise, je ne reste point passive.

Elle éveille en moi ce que je voudrais pas ;
La colère fait ressortir mon côté félin ;
La vie dans ce bas monde est sans cesse un combat ;
C'est là que règnent la fripouille et le faquin.

3 commentaires:

  1. De JR59480.

    Justine, voilà l'un des deux masques de vous que je préfère. Offrez-nous souvent des tranches de vie comme celle-là! Mon petit doigt me dit que vous avez encore beaucoup à raconter.

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    1. De JR59480.

      Comme je vous sais tatillonne sur les mots
      Dans mon ci-dessus propos
      Remplacez masques par visages.

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    2. Les tranches de vie comme celle-là ne manquent pas et je le déplore assez. Marc dit souvent que "quand tu sors le matin de chez toi, n'oublie jamais que Ducon sort également et que tu as toutes les chances (ou malchances) de croiser son chemin. Le problème, c'est qu'il est plus nombreux que toi..."

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