samedi 14 février 2015

Écheveau

Toile de Juan Medina

Tous ces jours que je file sur le fuseau du temps
Et qu'ensuite j'enroule soigneusement en pelote ;
Toutes ces heures fugitives qui égrainent les instants
Rythmés par la ronde sans fin de l'aiguille qui trotte ;

Toutes ces pensées qui s'enchaînent du matin au soir
Et qu'ensuite la sage nuit engloutit puis dépose
Sur les rivages de mes songes où j'aime à m'asseoir
Pour regarder en face mes limites et leur cause ;

L'Ami, que m'arrive-t-il ? Je ne le sais plus trop !
Plus j'avance sur les chemins de la connaissance
Et plus je prends la mesure de mon ignorance !

Jamais l'épée ne doit rouiller dans son fourreau ;
L'esprit s'émousse à rester sur les choses acquises ;
En tout cela, une veille incessante est requise.

ML, Les nuits de Chelsea

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