samedi 17 janvier 2015

Mille et une seule

Il me revient l'honneur de publier le 1500ème billet du blog ! Je remercie Marie-Louise de m'en laisser la préséance et lui dédie cette composition. Mais mes pensées vont également vers Marc, Pierrette, Lisa, Cochonfucius, Curare et Esther.

John Roddam Spencer Stanhope (1829-1908) Love And The Maiden

              Mille paires d'yeux
              Un seul regard

              Mille bouches pincées
              Un seul sourire

              Mille bisous
              Un seul baiser

              Mille paroles prometteuses
              Un seul mot donné

              Mille pulsations
              Un seul battement de cœur

              Mille photos
              Une seule image

              Mille directions
              Un seul sens

          Mille moments
          Un seul instant

          Mille ailleurs
          Un seul ici

          Mille et une étoiles
          Un seul rayon de lumière

          Mille intentions
          Une seule attention

          Mille mouvements
          Un seul signe

          Mille et une rencontre
          Une seule présence

          Toute cette multitude
          Et puis toi !

5 commentaires:

  1. Merci Justine. Force et vérité des mots ! Je me souviens, un jour, dans un café, je t'avais dit : "On ne peut regarder qu'une seule personne à la fois dans les yeux." Tu étais restée longtemps silencieuse et pensive. Puis tu as dit : "L'un ne rencontre que l'un... Mais alors, à quoi sert la quantité ?" Je te répondis, en substance : "Il n'y a pas de quantité, il n'y a que l'Un pluralisé. L'unité participe de cette nature. C'est la force de l'unicité." Ces phrases te parurent alors bien sibyllines (comme à moi d'ailleurs)... Mais depuis lors, je crois bien qu'elles inspirent tes compositions.
    Tu disais aussi : "Je cherche le mot définitif. Pour chaque occasion. Je sais qu'il échappe toujours, mais je m'en approcherai à chaque fois."
    Pour toi, la poésie était devenue un laboratoire de mots. Tu as eu cette jolie expression : une poésie homéopathique... à dilution korsakovienne !

    RépondreSupprimer
  2. Enchanteresse Damoiselle Justine,
    Les mots vous porteront vers de merveilleux vallons
    Où les mots sont la source
    Je le vois bien -
    Je le sens bien -

    RépondreSupprimer
  3. Merci de m'encourager ainsi. J'en suis honorée.

    RépondreSupprimer