lundi 26 janvier 2015

Mes mots dans tes mots

Toile de William Bouguereau (1825-1905), Psyché et L'Amour

Plus que toi, plus que moi, notre amour voudrait vivre.
Si nous lui refusons nos textes et nos voix,
Il parle à nos deux cœurs lorsque nul ne nous voit,
Il va dans ta musique et au long de mes livres.

Si pour un bref instant l’un de nous le délivre,
Il garde le pouvoir et prend force de loi
Et son commandement ne nous laisse aucun choix,
Et cela jusqu’au point que nos deux cœurs sont ivres.

Et puis il faut dormir, et vient le lendemain,
On redevient sérieux, on se reprend en main,
Aux violentes passions on accorde une trêve.

Mais quand revient le soir, et quand sonne minuit
Et que le lourd sommeil a dissous les ennuis,
Ta voix me dit des mots illuminant mes rêves.

Cochonfucius (août 2013)

1 commentaire:

  1. Inspiré par Émile Verhaeren :

    « Et puis, aux jours mauvais, quand les grands soirs
    Illimitent, jusques au ciel, le désespoir,
    Nous demandons pardon à la nuit qui s’enflamme
    De la douceur de notre âme. »

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