vendredi 30 janvier 2015

Destin parallèle


Non, jamais elle ne sera une vraie dame, 
Vouée, au mieux, à n'être qu'une poupée, 
Partagée entre comédie et drame, 
Du genre dont on a largement soupé. 

Rien n'est plus dupant qu'un sourire nacré 
De joie futile où s'annonce la morsure ; 
Rien n'est plus tapant qu'un regard ourlé 
De feinte servile qui se donne une posture. 

À tel régime, les lendemains déchantent ; 
Au début, belles rimes et paroles charmantes ; 
À la fin, chute en abîme, adieu festin !

J'ai versé mon amour dans une coupe vide ; 
Ce long détour dans un désert aride 
A bien faillir devenir mon destin.

1 commentaire:

  1. Eros et Bacchus (Pays de Poésie 14-4-14)
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    Cupidon, freluquet, un litre te suffit
    Pour te tromper de cible en décochant ta flèche ;
    Et vraiment, chaque fois qu’un tavernier t’allèche,
    Tes tirs à la raison sont autant de défis.

    Cupidon, qui d’orgueil est quelque peu bouffi,
    Ne reconnaît jamais qu’il est battu en brèche ;
    Les coeurs mal assortis sous ses yeux se dessèchent,
    Et le dieu leur sourit, de vanité confit.

    Moraliser sur ça, je n’en ai point envie ;
    Je dirai seulement : c’est ainsi ; c’est la vie,
    On n’y comprend parfois plus rien, conclut Arvers.

    Ça fait pourtant partie de l’honneur des poètes
    De dire à Cupidon : n’offre point de conquêtes
    Quant ton arc est tenu à tort et à travers.

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