samedi 17 janvier 2015

À celui qui a failli


Oui, tu as bien failli n'écrire jamais ces mots  
Et sans doute pas, je le crains bien, beaucoup d'autres ;
Peignant juste les écus de métaux et d'émaux  
Avec force meubles : bestiaire et même apôtres !

Toutes sortes de signes, de symboles et moult choses ; 
Ajoutant là une image, ici une pensée ; 
Ailleurs, que sais-je, un extrait du roman de Rose :-) 
Qui n'eût sans doute pas vu le jour, tout bien pesé.  

Oui, tu as bien failli déserter le château, 
Ne me rencontrer jamais... (Le penser je n'ose !) ; 
Dire aussi : « Qu'en ce lieu, la poussière se dépose ! » 
L'Ami, quand donc cesseras-tu, il n'est pas trop tôt,  
D'avoir failli ceci, cela, que sais-je encore ?! 
Vois, d'une discorde passée est né un bel accord.

ML, Les nuits de Chelsea

19 commentaires:

  1. C'est l'Un pluralisé qui se réconcilie.

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  2. Dame Marie-Louise, sachez que je suis peinée, comment est-il possible que la chose héraldique ait si peu d'importance pour vous?

    "Peignant juste les écus de métaux et d'émaux
    Avec force meubles : bestiaire et même apôtres"

    Sachez qu'en ce qui me concerne, sans l'héraldique je n'aurais sans doute jamais écrit. Certes cette vague poétique qui s'empare d'Héraldie est bénéfique, lumineuse, merveilleuse même, mais il serait dommage d'oublier que les blasons créent des mots et les mots créent des images, le blason appelle les mots et le mot s'incarne dans ses couleurs. Le blason signifie sans cesse et les mots désignent le monde. C'est ainsi que je vis désormais en Héraldie.
    Je voulais vous le dire.

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    1. Je rentre à l'instant et je découvre votre commentaire. A vous l'avouer, je me suis un peu doutée que je risquais de subir, sinon l'ire, du moins de provoquer l'étonnement de Dame Pierrette dont il me fut dit, par ailleurs, qu'elle veillait au grain héraldique avec un soin diligent. Si j'en doutais encore, me voilà proprement fixée ! Loin de moi, pourtant, l'idée de minorer l'héraldique qui est, je le sais, l'acte de fondation d'Héraldie et sa raison d'être. Je ne voudrais d'ailleurs pas qu'il en fût autrement car c'est bien l'héraldique qui a fait – et fait toujours - pour l'essentiel, la réputation de ce blog. Quand j'écris « Peignant juste les écus... », je voulais non pas signifier la futilité de l'héraldique (qui en est tout le contraire) mais l'idée que la personne à qui mon sonnet fait allusion n'aurait jamais écrit tout ce qu'elle a écrit si n'avaient été, disons certains déclencheurs... Enfin, vous savez très bien de quoi je veux parler. Comprenez que quand j'ai découvert le texte qui a inspiré et motivé le mien, mon premier réflexe fut de prendre le portable. Seulement voilà, « on » n'est pas toujours joignable... J'ai donc décidé de prendre la plume. Voilà, Dame Pierrette. J'espère que vous me comprendrez et j'ose compter sur votre indulgence. Continuez de vivre ainsi en Héraldie dont vous êtes la plus fidèle gardienne.

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  3. Non, vraiment je ne vois pas de quoi vous voulez parler. La personne que vous évoquez dans votre sonnet écrit depuis fort longtemps, l'écriture a toujours été sa deuxième nature. Que l'aventure de la vie l'inspire me paraît être un déroulement sain et normal, je ne vois pas pourquoi vous faites allusion à "certains déclencheurs..."
    Dame Marie-Louise, permettez-moi de vous dire que pour une amoureuse des mots comme vous l'êtes, je ne vous connais en effet que par vos textes, parfois vous écrivez des paroles voilées, les mots servent à donner du sens non à le noyer, n'est-ce-pas?

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    1. Je vous sens fâchée contre moi et j'en suis désolée. Sans doute ai-je été maladroite. Je n'ignorais bien-sûr pas que la personne que nous évoquons écrit depuis fort longtemps et que l'écriture est sa seconde nature. Mais je sais aussi reconnaître, à travers certains textes, l'état moral qui préside et inspire leur composition et cela m'affecte particulièrement. Pouvez-vous comprendre cela, Dame Pierrette ? Je le crois. Quant aux déclencheurs, il n'a jamais été question de les situer à la genèse de son écriture mais au tournant d'une période qui en a suscité le regain et transformé la teneur et dont, il faut le reconnaître, certains effets ne sont pas étrangers à cette vague de poésie qui s'empare du blog, bénéfique, lumineuse et merveilleuse, que vous évoquez à bien juste titre.
      Bon, quant à mes paroles, je vous concède qu'elles sont parfois voilées. Encore est-ce là un point de vue que je peux d'ailleurs comprendre. Je les dirais plutôt hermétiques, protégées, réservées en somme, mais où chacun peut, idéalement, puiser un sens plus personnel. J'ai cette démarche-là et elle m'appartient. Il ne s'agit donc pas de noyer le sens des mots mais d'en multiplier les lectures possibles, sachant tout de même qu'au départ, certains sont destinés à une personne bien précise et qui en détient seule la clef pour ce qui la concerne en propre. Enfin, je tiens à préciser que ce qui est effectivement dit et publié sur le blog n'est que la partie émergé de l'iceberg. Il y a la scène et il y a les coulisses...

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    2. Non Dame Marie-Louise, je ne suis pas fâchée contre vous, rassurez-vous. Nous ne voyons pas et ne ressentons pas les choses de la même manière, mais ce n'est pas grave, bien au contraire, c'est la diversité des points du vue qui permet d'enrichir la vision. J'apprécie vos écrits qui sont d'ailleurs très variés, vous êtes à vous toute seule une source de lumière. Pardonnez-moi si mon ton vous a paru agressif, je me posais juste quelques questions et je souhaitais être éclairée.
      Bien à vous, Dame Marie-Louise

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    3. Allez, ce n'est rien que cela ! Entre s'envoyer les assiettes et se passer les petits plats, il y a toujours un moyen terme. Et pour parodier ce passage de l'Avare de Molière (Acte IV, scène 4) : "Mesdames, vous n’avez qu’à parler ensemble : vous voilà d’accord maintenant ; et vous alliez vous quereller, faute de vous entendre."
      Bien à vous, Dame Pierrette

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    4. Tout à fait, c'est bien cela qui compte: trouver l'espace d'entendement, peu importe les points de vue, les différentes façons de s'exprimer. C'est l'espace d'entendement ou "espace vénérable" qui nous permet de trouver la lumière, source de vie.

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  4. Dame Marie-L
    Je suis conquise
    Je suis charmée
    Vous avez trouvé la voie que j'ai empruntée, il y a fort fort longtemps
    Cette voie où j'ai croisé le chercheur de lumière -
    Je bats au rythme de votre poésie, désormais -
    Dame Pierrette, buvez une liqueur ou je ne sais quoi
    et taisez-vous donc -
    Lisez et savourez -

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    1. Merci Dame Curare (qui entrez sans frapper selon votre habitude _sourire). Figurez-vous (c'est drôle) que je fais justement ce que vous suggériez, à votre manière, à Dame Pierrette. En effet, je suis en train de boire une liqueur des plus exquises, une véritable alchimie de saveurs et de senteurs qui m'embaume de part en part : une Chartreuse verte ! Et pour rester dans les couleurs, votre commentaire me ferait presque rougir de plaisir s'il ne suscitait pas un peu mon étonnement. Ne décelez pas derrière ces mots une façon subtile de faire la modeste (je juge que vous l'êtes vous-même trop pour que cela pourrait jamais vous échapper). Non, mon étonnement traduit simplement une manière de me réjouir que mes écrits trouvent auprès de vous une telle appréciation. Mais c'est à double tranchant car je pourrais me sentir condamnée à tenir la barre, voire à l'élever. Je continuerai donc ainsi, avec tout le détachement qu'il m'est possible d'avoir. Sans cette sérénité-là, je crois bien que les mots finiraient par me bouder.

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    2. Dame Curare, pourquoi jouez-vous ainsi avec l'âme des gens? Cela vous plaît-il de les faire souffrir ou de les réjouir jusqu'à la douleur?

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  5. La soirée fut chaude ici... J'ai failli ajouter mon grain de sel mais j'ai préféré battre en retraite :-)

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  6. Dame Pierrette je euh m'enfin ..
    mais pourquoi ce pseudo fait-il si peur aux femmes ?
    De tout temps, il ne m'a attiré que des ennuis -
    Demandez donc à Cochonfucius avec sa queue en tire bouchon -
    Il était tout penaud au début (héhé.. après non) ,
    Bon pour me faire pardonner, Dame Pierrette,
    Donnez-moi 1 gage allez !

    Et puis Marc, c'est des histoires de donzelles,
    Cela va s'arranger ,
    On s'rait proches on se ferait 1 p'tite dînette avec 1 chartreuse en sus
    Mais le venin de Curare filtre à travers le clavier,
    Et personne pour parler avec elle ,

    Pas même Dame Marie-L ne daigne m'écrire -
    Non je suis celle de personne -

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  7. Votre surnom ce n'est rien Dame Curare, c'est vous, je veux dire ce que vous êtes, je veux dire votre intériorité qui, au nom de je ne sais quelle force ou pulsion, je ne sais. Mais c'est vous et non pas votre surnom qui jouez avec l'âme des gens. En tout cas c'est ce que j'entends lorsque j'échange quelques paroles avec vous. Au nom de quelle blessure initiale vous permettez-vous d'anéantir ce que vous créez vous-même?

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  8. Noble Dame Pierrette,
    Vous ne le saurez jamais -jamais- jamais -
    Je n'ai jamais nulle part où aller -
    Merci - je repars

    https://www.youtube.com/watch?v=WVS3pRkJAgA

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    1. Curare, demeurez, je vous en prie.

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    2. Je ne veux rien savoir Dame Curare, je veux juste ne pas souffrir, si tant est que ce soit possible. J'ai entendu dans vos paroles une joie immense qui me réjouissait, votre voix était pour moi le chant d'un oiseau et puis soudain vous étiez mon bourreau, celle qui savait, je ne sais comment d'ailleurs, frapper là où cela fait mal, alors je vous l'ai dit, est-ce un crime? Puisqu'ici en Héraldie tous les Héraldiens vous acceptent telle que vous êtes, pourquoi partir? Pour aller nulle part dites-vous? c'est absurde. Acceptez simplement que je réponde à votre fureur lorsque je la reçois. N'oubliez jamais Dame Curare que vous chantez aussi bien qu'un oiseau et que vous charmez votre entourage.
      Belle nuitée, Dame Curare, en Héraldie, si possible, il y a de la place.

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  9. Je voulais vous faire réagir ou sourire
    mais souffrir ? ¨Pardonnez-moi ma Dame,

    Je suis comme le vent,
    Qui se lève dans la nuit ou le jour
    Sans pourquoi -

    1 extrait :

    Elle laisse le temps la remodeler -
    Elle a peur de cette sensibilité enfouie au fond d'elle..
    Chaque fois qu'elle se réveille
    Elle n'aura de cesse de détruire
    Cette relation qu'elle aura assemblé avec passion
    La puissance destructrice du fil de sa trame
    Qu'elle ne sait ni gérer ni arrêter __
    Au fond n'est-elle qu'1 Messaline conspiratrice séductrice bullaire

    _____________du vide du néant ?

    1 sirène sans voix ni lois.

    Je repars, le monde de l'infernale est insondable -



    Lucane -(30-06-2008)-

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