vendredi 26 décembre 2014

Temps de lecture


                           J’apprécie les auteurs dont les oeuvres sont mûres ;
                           Au hasard de la Toile, on en trouve à foison,
                           J’aime les savourer en la grise saison
                           Où la mourante feuille en son arbre murmure.

                           Le novembral corbeau danse dans la ramure,
                           Avec Commère Pie échangeant des raisons ;
                           Le bélier pour l’hiver renforce sa toison,
                           La route sous nos pieds se fait un peu plus dure ;

                           Les livres, cependant, nous offrent leur parfum
                           Et le sage discours des grands auteurs défunts,
                           L’encre sur les feuillets n’étant point trop pâlie.

                           Les textes d’aujourd’hui ont aussi leur beauté,
                           Je ne suis pas de ceux qui vont la rejeter ;
                           Mais, dans ceux d’autrefois, cette mélancolie…


2 commentaires:

  1. Collectionneur
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    Je parcours un recueil de poèmes anciens,
    J’en apprécie le ton, j’en admire l’allure ;
    Même, ils chantent en moi, silencieux musiciens,
    Et me font voyager, tels de larges voilures.

    Plus qu’un raisonnement aristotélicien,
    D’un poète farceur m’enchante la parlure ;
    Plus que les songes creux des métaphysiciens,
    J’aime, d’un bref sonnet, la fine ciselure.

    Je lis et je relis avec le plus grand soin,
    Prenant parfois le temps d’avaler une chope ;
    Je commente l’écrit, je réponds point par point

    Sans user, toutefois, d’un trop fin microscope ;
    Puis, des bardes qui m’ont fait naviguer au loin,
    J’apporte le portrait au grand trombinoscope.

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