dimanche 14 décembre 2014

Poètes, mes amis



Poètes, mes amis, écrivez encore des choses 
 Ce que seul votre œil franc serti d'un fin regard  
Sait extraire du repli en clair-obscur morose
 Des heures vides et fades que flagelle le temps hagard.  

Plus rien n'est anodin quand votre plume effleure
Les insoupçonnés d'une existence de sable
Qui avale si bien tout que plus rien n'affleure 
À la surface du réel insaisissable.

Demeurent les mots tracés qui sont force empreintes
Des instants dérobés à l'infini mouvant
Qui nous emporte. L'horizon est toujours devant.

Demeurent ces flammes vives dont vos âmes sont ceintes ;
Vous êtes le fin sel du joyau de la culture :
Cette langue si belle dont l'esprit tire sa nourriture.

ML, Les nuits de Chelsea

3 commentaires:

  1. Écrire et vivre
    ----------------

    Jamais je n’ai voulu saisir l’insaisissable :
    La joie de chaque jour suffit à m’enchanter.
    Un verre de vin rouge, un rosier bien planté,
    Un tour dans mon quartier, l’invention d’une fable,

    Telles choses me sont plaisirs impérissables.
    Par les vastes projets, je ne suis point tenté ;
    Qu’importe que mon nom soit rarement cité,
    Je sais que mes sonnets sont écrits sur du sable.

    Mais mon plaisir de vivre est gravé dans l’azur.
    Mon âme en s’envolant peut franchir tous les murs
    Pour rejoindre la mer aux plus lointaines grèves ;

    Je suis moins ambitieux qu’un fier Conquistador ;
    Je baigne toutefois dans la splendeur du rêve
    Qui sur le quotidien pose une feuille d’or.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Belle composition !

      "Je baigne toutefois dans la splendeur du rêve
      Qui sur le quotidien pose une feuille d’or."

      Et c'est là qu'est le poète... Merci.

      Supprimer
  2. Bravo ces deux poésies sont magnifiques,mais quelle est la différence entre poésie et poème?

    avec toute mon admiration,Sabrine

    RépondreSupprimer