mardi 9 décembre 2014

Les incroyables aventures de Charles et Charlotte 2

Deuxième chapitre du roman de Sabrine (10 ans) qui conte les aventures d'une fille et d'un garçon projetés en plein Versailles, au temps du Grand Roi. Le premier chapitre a été publié le 16 novembre 2014.

Chapitre 2


     J'étais au Puces de Saint-Ouen quand, tout à coup, un vieil homme m'interpella :

- VENEZ PAR ICI BONNES GENS ! ALLEZ ALLEZ ! ON TENTE SA CHANCE. PEUT-ÊTRE TROUVEREZ-VOUS LE BONHEUR DANS MA MERVEILLEUSE BOUTIQUE !

     Donc j'y suis allé. Il me prit alors brutalement par le bras et dit :

- Hum ! Voici un brave monsieur
- Je... enfin ...

     Il me coupa la parole, alla dans son arrière-boutique et me présenta un livre d'où dépassait un bien curieux marque-pages ; je m'en saisis discrètement puis repartis vivement, laissant là mon bonhomme qui n'eut même pas le temps d'avoir une réaction.

     De retour dans ma classe, je sortis de ma poche le mystérieux marque-pages qui comportait une phrase bien étrange :

Deux jeunes gens du futur remettent en place
le sort d'un roi dont le destin a été changé.

- What what what what ??? m'écriai-je ... Deux secondes... Récapitulons : ON est les héros d'une époque qui n'est même pas la nôtre et c'est sur MOI que ça devait tomber ! AU SECOURS !

- Bon, votre mission va commencer, nous annonça-t-il d'un air solennel.

     Baptiste (il s'appelle Baptiste) nous donna des vêtements d'époque : une robe pour moi et une longue veste avec un jabot pour Charles.

- Voilà : Charles, tu es un baron, et toi, Charlotte, une marquise.

- Mais on ne sait pas parler comme les gens de cette époque, m'inquiétai-je.

- N'ayez crainte, je vais vous apprendre l'essentiel.
 
     Déjà il se mit à nous habiller. Quand j'ai vu Charles, c'était une vrai séance de torture ! Quant à moi, c'était tout simplement horrible ; jamais je n'avais vu rien de tel ! « Aie ! »

- Arrête de gesticuler ! maugréa-t-il.

- Mais tu me fais mal, Baptiste ! lui répondis-je, outrée. (je faisais déjà ma petite marquise)

- Je sais, je sais, mais c'est vous qui êtes venus dans cette capsule !

- oui, mais si on n'avait pas vu votre truc-machin-chose, là, ben... votre roi aurait été zigouillé ou je sais pas trop quoi... répliqua Charles.

- Et bien, il y a du boulot avant de vous faire parler correctement ! soupira Baptiste.

- Je viens de penser à une chose : si on est là, enfin, je veux dire au 17ème siècle, ils vont se demander où on est passés, je veux dire ceux du 21ème siècle...

- Non, je t'explique : nous sommes des intrus temporels et donc, si nous sommes là au 17ème siècle, le 21ème s'arrête, un peu comme quand on met un film en pause et vis-versa.

     Après un long moment, nous sortîmes enfin de la petite chaumière de Baptiste et nous nous dirigeâmes vers le Palais.

     Ayant appris que le roi faisait sa promenade quotidienne dans les jardins, nous nous y rendîmes avec grâce et volupté (ce qui déplut fortement à Charles, habitué à des manières plus roturières, bien moins élégantes.) La chance nous sourit car nous aperçûmes le roi près du bassin de Neptune. Il arriva que Charles eut un problème avec son costume qu'il fallait rajuster au plus pressé. Baptiste et lui se mirent donc un peu à l'écart, me laissant seule et bien en vue.

     Il arriva ce qui devait arriver. Le roi, remontant vers le château, passa à quelques toises de l'endroit où je me trouvais. Quand il m'aperçut, il eut l'air surpris et chuchota quelque chose à l'oreille d'un courtisan qui se tenait à ses côtés. C'est à ce moment précis que Baptiste réapparut, en même temps que le roi s'avançait dans ma direction. Baptiste s'inclina et je fis ma révérence aussi bien que je le pus (ayant vu ce genre de scène dans des films).

     Le roi demanda :

- Qui est donc cette charmante jeune personne qui semble comme une fleur en nos jardins ? 
- Sire, je vous présente la marquise d'Héraldie et le baron de... de... de..., balbutia Baptiste. 
- Eh bien, parlez donc, Monsieur ! s'impatienta le roi, l'air amusé de la confusion de Baptiste. 
- … de Bou... Bou... 
- De Boumtania, dis-je (je sais, le nom qui fait penser au vieillard qui procède à des expériences qui explosent tout le temps ) 
- Et bien, et bien... vous avez l'air d'une jeune fille aux mille vertus, me dit-il.

     Baptiste répondit à ma place, très intimité :

- Sire, puis-je vous apprendre que mademoiselle ici présente adore danser, coudre, et, pour ne rien gâter, elle est également une très bonne négociatrice et que monsieur, ici présent, jouit du même talent...

- Voilà qui est excellent ! le coupa le roi. Parfait, je vous invite au château... Et puis... attendez... je vais organiser un bal en votre honneur !

     Au château, le roi pria Madame de la Tesserie de nous allouer une chambre particulière point trop éloigné des appartements du roi... Celle-ci héla une chambrière qui se tenait en retrait : 
- Madeleine ! Accourez tantôt ! 
- Oui, Madame, à votre service. 
- Veuillez préparer deux chambres pour ces jeunes gens.

     Nous emboîtâmes le pas à la chambrière et la suivîmes à travers le dédale des couloirs. 
-Voilà votre chambre, Mademoiselle ; et voici la vôtre, Monsieur., nous annonça Madeleine.

     En découvrant la pièce somptueuse, je ne pus m'empêcher de m'écrier : 
- C'est ma chambre ?... Toute la chambre est à moi ?! 
- Évidemment ! Quelle drôle de question ! me répondit Madeleine en haussant les épaules.


Sabrine E.R.

8 commentaires:

  1. superrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrbe ce deuxième chapitre
    une admiratrice de votre roman

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  2. Merci j'èspère que ce sera l'avis de tout le monde

    Sabrine

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  3. J'adore, j'attends impatiemment la suite, vite vite.
    J'adore !!!!!!!!!!!!!!!!!
    Je suis une très grande fan Marquise !

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  4. Merci pour tout ces compliments adorables mais marquez votre nom s'il vous plaît

    Avec toute mon affection,Sabrine

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  5. je t'adore ma Sasa


    bonne vacances à toi
    Tiphaine

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  6. Quelle aventure ma cherie
    je te souhaite une vie pleines de bals et de reverences
    tata d'Oran

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  7. Merci tata je te convie à partager en ma compagnie mes moments d'allegresse

    Mademoiselle sucre d'orge (c'est mon nouveau pseudo)

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