mardi 30 décembre 2014

Le matin du monde

Ma bonne amie, il est l'heure de songer à mes vœux. Je suis restée longtemps devant la feuille blanche, attendant le premier mot, celui qui ouvre le passage aux suivants. Tu connais bien cela, je crois. Il est venu enfin et je me hâte donc de le tremper de cette encre indélébile, tu sais, ce bleu nuit que tu aimes tant car il marie l'azur au sable, comme tu dis, qui sont de fidélité et d'humilité, par lesquelles l'amitié honore ceux qui la partagent. Voici...

          
          Mille et une saisons
          De l'âme et du corps,
          Mille et une raisons ;
          Pour t'aimer encore.

          Parle-moi de nous,
          J'en ai tant besoin
          Car mon cœur se noue
          Dès que tu es loin.

          J'aime quand tu me contes
          Tes pensées, tes rêves ;
          Je n'ai pas mon compte,
          Je t'écoute sans trêve.

 


Quand je te sais là,
Mon cœur a plus chaud ;
Des mots que voilà,
Entends-tu l'écho ?

Jamais ne me laisse,
Le monde serait vide ;
Tu es ma druidesse
Et ma néréide !

Tu m'as dit un jour,
C'était hier à peine :
« En nous pour toujours,
L'amitié est reine. »

 

Ma bonne amie, c'est sur ces mots que je referme l'année ancienne. Je les dépose ici, un peu comme si je les gravais sur la porte qui s'ouvre déjà sur l'année nouvelle. Je sais que tu passeras par là bientôt. Et quand tu les liras, si vulnérables et maladroits, mais sans détours, tu diras simplement, je le sais, « le matin du monde... ».

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