mardi 30 décembre 2014

Et cette étoile qui brille

 
L'Ami, plus rien jamais ne me détournera 
Des chemins qui montent les degrés de la sapience ; 
L'on me dit : « Tu verras, tu t'en retourneras 
Car le monde d'en bas ne souffre point la déviance ; 

Comment ? Tu prétends penser ? Quelle extravagance ! 
À quoi donc cela sert-il, puisque tout se vaut ! 
Comment ? Tu te piques d'aimer ? Quelle inconséquence ! 
Tais-toi et consomme ! Foin du cœur et du cerveau ! 

Il te veut tout entière dans une case de sa grille ; 
Sois originale, fais comme les autres à ta manière 
Et soumets-toi à l'ordre de la termitière . » 

J'ai vu l'autre côté... et cette étoile qui brille 
Au fond de mon être est pour moi comme un phare 
Qui guide mon vaisseau dans la nuit et le brouillard.

ML, Les nuits de Chelsea

Toile d'Edward Robert Hughes (1851-1914) peintre préraphaélite anglais

2 commentaires:

  1. Sagesse des astronomes
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    Tu voudrais décrocher les astres de la nuit
    Pour en illuminer les profondeurs du vide.
    Mais si tu leur prenais tous leurs rayons limpides,
    Ils tomberaient en vain aux tréfonds de ce puits.

    Tu voudrais voir surgir la fin de tes ennuis,
    Portée par les beaux yeux d’un chevalier candide.
    Mais il ne peut franchir les espaces arides
    Que son triste regard discerne autour de lui.

    Tenons compte, à présent, de la réalité.
    Puisque cela n’est pas dans nos capacités,
    Renonçons, pour ce soir, à toucher aux étoiles,

    Laissons-les scintiller, là-bas, dans le lointain ;
    Ne leur demandons pas de vivre en nos jardins,
    Posons-les, si tu veux, sur une simple toile.

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    1. Oh ! c'est vraiment beau ! Merci pour cela. Ce sonnet mérite un billet à part entière. Et tant pis pour la redondance !

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