lundi 3 novembre 2014

Quelques trolls


Troll d’argent, tu connais des blagues polissonnes ;
À table tu les dis, ton regard restant pur.
Troll de gueules, ta face évoque le fruit mûr
Du pampre qui ma treille en septembre festonne.

Loin des humains, ta danse, excellent troll d’azur,
Apporte un air joyeux dans les bois en automne ;
Troll de sinople, on sait ton plaisir monotone,
Absorber de la bière en contemplant un mur.

Troll d’or (et je t’admire à cause de cela)
Tu narres des récits au somptueux éclat ;
Troll de sable, en quittant ta maison délabrée,

Tu gagnes la taverne en mes vers célébrée.
Troll d’hermine, élégant comme l’est un prélat,
Tu es de tes pareils celui qui plus m’agrée.

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