mercredi 19 novembre 2014

Festin de carnivore


   Ce grand bœuf nourri de carottes,
   Je me le mange, à l’échalote.
   Comme un oiseau tombé du nid,
   Dans mon assiette il a fini.
   Son nom, je crois, fut Charolais,
   Un bœuf à viande, un vrai de vrai !

Il dort, embaumé de vin rouge,
Dedans ma panse où rien ne bouge.
Honneur à toi, bœuf du bocage,
Toi qui parfumas mon potage,
Goûte la saveur des oignons
Et sois fier d’être bourguignon.

Cochonfucius

Illustration d'en-tête : Le banquet, par Anton von Werner (1843-1915)

2 commentaires:

  1. Ce poème me met de bonne humeur. J'ai dû rire en le lisant. Il me fait penser à feu mon oncle, grand rabelaisien devant l'Eternel, qui se serait fait un plaisir de lire cette composition.

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