dimanche 26 octobre 2014

Quartier Latin

J’aimais aller m’asseoir dans le Jardin des Plantes
Où sont des animaux pleins de sérénité ;
Les statues me semblaient des muses nonchalantes
Et j’aimais imiter leur immobilité.

L’Univers, nous montrant si diverse la vie,
Nous incite à chercher, et à songer toujours,
À combler nos désirs, à suivre nos envies,
À parler entre nous la langue de l’amour.

Tant d’univers pliés dans nos petites têtes !
Sobres ou foisonnants, vibrants d’activité,
Les uns retentissant des rumeurs de la fête,
Les autres endormis dans leur passivité.

Cochonfucius, avril 2014



Photos M.Sinniger, Jardin des Plantes, Paris, août 2011

1 commentaire:

  1. En hommage à Jean Lahor (1840-1909) :

    (...)

    Et le sage aime aussi les bêtes nonchalantes
    Qui dorment près de lui dans l’immobilité.

    Le soir, quand il succombe au lourd poids de la vie,
    Qu’il est las de penser et de rêver toujours,
    Il va parmi les bois, et sa tristesse envie
    Les fleurs qui vont s’ouvrir à de calmes amours.

    (...)

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