lundi 20 octobre 2014

Mémoire de la 7e C : les Éditions du Clin d’œil

Les Éditions du Clin d’œil, crées en 2006 pour un usage interne et rebaptisées plus tard « Éditions du Temps qui vient et qui passe » avaient produit une vingtaine de titres réunissant des écrits collectifs, des romans d'élèves, des contes héraldiques, des créations géométriques et des almanachs.
Une classe est une pépinière où couvent bien des graines, notamment celles des écrivains de demain. C'est un lieu de prémices, d'émergences et de promesses d'avenir. Accompagner ces premières années de la relève des générations et de la formation des esprits est un ressourcement permanent.
Quand l'enfant devient lecteur, c'est-à-dire s'il pratique spontanément la lecture, au-delà du strict cadre scolaire, il franchit une étape fondamentale et capitale qui l'introduit de fait dans une forme d'autonomie déterminante : celle de pouvoir accéder par lui-même à l'information et à la connaissance. Et quand, de surcroît, il pratique spontanément l'écriture de textes, avec une maîtrise de la structure du récit, de la syntaxe, du dialogue, du champ lexical et du code orthographique, alors on peut dire qu'il réalise une sorte d'idéal vers lequel on aimerait porter l'ensemble des élèves.

Une fée vous demande de faire un vœu particulier, celui de rendre magique un objet de votre choix. Racontez...
 
S'affranchir de la pesanteur de l'existence ordinaire, des lois de la nature, enfin, d'une réalité limitée et contraignante, tel a toujours été le rêve de l'homme. Pour améliorer sa condition, il s'est montré inventif mais pour y échapper, il a imaginé la magie. Or, celle-ci connaît aujourd'hui un regain d'intérêt sans précédant, au regard de l'importance phénoménale des films, des jeux et des livres qui paraissent dans le domaine du fantastique. C'est d'autant plus paradoxal que nos techniques actuelles, banalisées par l'usage commun, tiendraient de la pure magie pour les hommes du passé. S'adresser à une personne se trouvant à l'autre bout de la planète, par-delà les océans, juste en parlant dans une petite boîte qui tient dans la poche... Envoyer une photographie à des milliers de kilomètres par le moyen d'un petit clic et d'un fin câble, ou mieux, par les airs... De la magie !

Oui, mais... la magie appartient surtout au rêve, celui d'un monde ouvert à nos envies immédiates, à nos désirs les plus profonds, mais sans doute aussi d'un monde sans effort, soumis à nos caprices, voire à nos délires. Mais quand on constate l'usage futile et parfois funeste que beaucoup font de la technique, tous domaines confondus, on imagine le désastre si la magie était à la portée de tous.

Fort heureusement, les fées sont des êtres sages qui agissent avec lucidité et discernement. Et nous serions bien embarrassés si l'une d'entre elles nous offrait le choix d'un objet magique. Cela nous confronterait en réalité à une question essentielle et cruciale : quelle est pour moi la chose au monde la plus importante, sur laquelle et par laquelle j'aurais le pouvoir d'agir pleinement et librement ?

Ce que les fées des histoires de ce recueil oublient de dire, c'est que tout pouvoir comporte sa rançon, son revers en quelque sorte, et qu'un plus s'accompagne toujours d'un moins. Car sans cette loi d'équilibre, l'univers ne serait que chaos, c'est-à-dire absurde par nature et toute recherche de sens finalement vaine.


J'ai toujours conseillé aux élèves de garder précieusement leurs dessins d'enfance car un jour, tandis que l'eau aura coulé sous les ponts, ils goûteront au plaisir de s'y redécouvrir. Il est bien de se ménager ce genre de petits retours aux sources pour l'avenir. Cette mémoire, qui dépasse le simple souvenir qui ne servirait qu'à agrémenter quelque plage d'ennui ou une suspension passagère du train effréné de l'existence, participe de la genèse d'une personne. Ces tranches de vie se retrouvent certes noyées dans un océan d'événements, mais l'expérience nous apprend que nul, jamais, ne guérit de son enfance car c'est la période fondatrice. On y revient toujours. C'est là que se configurent bien des choses et que se construit la représentation de soi, de l'autre et du monde.

Longtemps considérée comme un genre mineur, la bande dessinée a aujourd'hui gagné ses lettres de noblesse et tient une place de choix dans l'univers du livre. Mais c'est une chose que d'en lire une et une autre que de la réaliser. Une page qui prend à peine une minute de lecture a demandé au dessinateur des heures d'un travail parfois acharné. Créer un personnage et le mettre en mouvement n'est pas simple. Cela demande beaucoup de rigueur et de patience, des qualités que l'élève est amené à développer et qui lui profiteront dans tous les domaines. A priori, aucun enfant ne dessine mal si on considère son trait comme sa manière particulière de s'exprimer à un moment donné et dans un contexte précis. Cependant, son dessin sera plus ou moins abouti selon qu'il aura plus ou moins fait montre des qualités citées plus haut.
Le fait d'avoir imposé un thème commun s'explique par l'idée d'aborder l'activité de manière technique, de sorte aussi à pouvoir mieux se concentrer sur le dessin lui-même. Les enfants ont ainsi été placés dans la situation du dessinateur qui exécute les indications du scénariste. Ce travail a donné envie à certains de créer leur propre petite histoire.

Un élève avait proposé «Mauvais temps» comme titre, à la place de «Il pleut». J'ai alors expliqué à la classe que la pluie, dont on sait maintenant les bienfaits, ne méritait plus ce qualificatif négatif. A une époque où elle fait cruellement défaut dans beaucoup de régions de France et du monde, où le problème de l'eau se pose et se posera de manière très sensible, voire très inquiétante un peu partout, il devient urgent de changer le regard sur certaines choses. On peut aimer le soleil et trouver du charme à la pluie. Le bel arc-en-ciel ne naît-il pas de ce mariage-là ?!

Marc Sinniger, mai 2006



Mais qui menace la ville de Paris ? Seuls les Détect+ pourront répondre à cette question. Mais cela commence très mal : la meilleure de l'équipe disparaît. Serait-ce un enlèvement ? Ou alors, est-elle partie enquêter toute seule, sans ses amis ? Mystère et boule de gomme !

Deux randonneurs ont dressé leur tente à la lisière d'une forêt touffue. Toute la nuit, des hurlements ont accompagné leur sommeil. Dès le matin, munis d'une corde, ils se retrouvent devant le vieux château féodal. Ils vont essayer de percer ce mystère. Cependant, malgré leur courage, ils ne sont pas trop rassurés. Néanmoins, ils lancent leur corde par-dessus les remparts et commencent à grimper avec beaucoup de précaution. Que vont-ils découvrir ?
Ce recueil se présentait comme un almanach qui complète l'agenda ou le cahier de texte. Les pages de calendrier indiquaient les samedis libérés ainsi que les périodes de vacances scolaires. Elles pouvaient aussi servir à noter les devoirs donnés à l'avance et à marquer des dates particulières. Le tout fut agrémenté d'éphémérides (lunaisons, zodiaque, changements d'heure...) et enrichi d'un florilège de proverbes, de maximes, de poèmes, de pensées, d'aphorismes et de textes variés. Cette année-là s'ajoutait l'indication de certaines journées, nationales, européennes ou mondiales, en rapport direct ou indirect avec le monde de l'éducation.

Verba volant, scripta manent (Les paroles s'envolent, les écrits restent) comme dit le vieux proverbe latin. C'est en effet grâce aux écrits et à leur transmission que nous accédons, aujourd'hui, à la vaste pensée humaine de tous les temps. Le présent recueil propose ainsi un choix de textes alliant la diversité et la convergence. Certains sont classiques et connus, d'autres sont à découvrir. Il n'est pourtant pas question de se contenter de pensées toutes faites mais de se donner des supports qui inspirent et nourrissent la réflexion et les échanges sur les thèmes fondamentaux. 

Cette initiation s'inscrit dans un souci de maturation des esprits par l'éveil à la pensée réflexive qui vise à contribuer au développement de l'autonomie intellectuelle de l'enfant, au "penser par soi-même", à la réflexion personnelle sur le monde, autrui et soi-même. Il s'agit, en quelque sorte, d'opposer au conditionnement et au conformisme du prêt-à-penser l'attitude libre et éveillée du prêt à penser (et donc de l'esprit critique).

On n'est jamais assez ambitieux pour les enfants, surtout quand il s'agit de les aider à construire leur personnalité et à s'incarner, c'est-à-dire à habiter leur personne. L'originalité, c'est d'être pleinement soi-même. Ces fondement de la réussite sont aussi ceux de la liberté qui procède d'abord du sens acquis des droits et des devoirs. Mais cela n'est pas offert. Il existe cependant une clef : la présence d'esprit. Être pour savoir ; savoir pour s'avoir.

Note :
L'illustration de couverture ainsi que celles d'en-tête des pages mensuelles mettent en scène les fameux lutins Perlin et Pinpin, dessinés par Maurice CUVILLIER (1897–1957), créateur, également, des célèbres personnages de Sylvain et Sylvette. Le dessin du quatrième de couverture s'inspire du livre de Roger Brunel « Attention ,école ! », paru chez Glénat en 1992.




Des bruits étranges résonnent à l’École Lacordaire. Flora et son amie Angélique décident de mener une enquête. Réussiront-elles à trouver une réponse ?
 

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