lundi 20 octobre 2014

Le jour où Gandhi perdit une chaussure

Un jour, en montant dans un train, Gandhi perdit une chaussure qui tomba sur la voie ferrée. Il fut incapable de la récupérer, le train commençant à avancer. Au grand étonnement de ses compagnons de voyage, Gandhi enleva son autre chaussure et la lança près de celle qu’il venait de perdre. A un passager qui lui demanda pourquoi il avait fait cela, Gandhi répondit en souriant : « Le pauvre homme qui trouvera ma chaussure sur la voie ferrée trouvera la deuxième juste à côté et aura donc une paire de chaussures qu’il pourra utiliser. »

3 commentaires:

  1. La demoiselle Cendrillon n'ayant pas eu cette présence d'esprit, le prince charmant a fait essayer la chaussure esseulée à toutes les jeunes filles du royaume. Autres temps, autres moeurs !

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    1. Plus tard, lors de son combat pour l'indépendance de l'Inde, Gandhi se défit du reste de ses vêtements (européens), pour ne plus porter qu'un pagne... qu'il tissa lui-même, à l'aide d'un rouet. C'était là une manière de protester contre l'influence occidentale, à commencer par le port du vêtement européen. Il incita le peuple à suivre son exemple, organisant, dans des dizaines de villes, de grands bûchés pour brûler les vêtements européens. C'était devenu un acte symbolique de la libération et c'est pour cela que le rouet apparaît sur le drapeau de la Nouvelle Inde. Aujourd'hui, le vêtement occidental s'est à nouveau imposé, non seulement en Inde, mais dans le monde entier. Cet aspect de l'idéal gandhien est ainsi définitivement relégué au folklore ou réservé aux Sādhus... Comme vous dites : autres temps, autres mœurs.

      Par ailleurs, au sujet de Cendrillon, ce n'est pas à vous que j'apprendrai les tenants et aboutissants de la fameuse « chaussure perdue », eu égard à la symbolique de la chose, justement évoquée dans un récent billet. Ainsi, Cendrillon eût été bien en peine d'abandonner une seconde fois ce qu'elle avait déjà perdu... Je n'insisterai pas non plus sur l'idée qu'un « essayage » généralisé à toutes les jeunes filles du royaume peut laisser suggérer... En tous les cas, les contes de fées sont très instructifs. Ils ont des belles manières de dire les choses et ce n'en est que plus intense. Ces récits sont véritablement gigognes.

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  2. Ne dit-on pas "trouver chaussure à son pied?"

    Luciole

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