jeudi 2 octobre 2014

Armoiries Quenaldiennes

L'héraldique selon Cochonfucius... Il y a quelque chose de rabelaisien dans cette poésie-là et peut-être même de plus ancien. Je n'irai pas jusqu'aux jardins de Lucullus, quoique... Toujours est-il que les poèmes de Cochonfucius se lisent comme on boit du vin vieux, long en bouche car longuement mûri dans des fûts séculaires. A lire sans modération car tant va la plume à l'encre qu'à la fin elle vous emplit de vers qui enivrent. 



Armoiries quenaldiennes
En haut du bouclier, on lit : Raymond, satrape.
La pointe est de sinople, incomparable émail ;
On n’y voit point la plume, outil de son travail,
Mais un oiseau d’azur et, de sable, deux grappes.

On aurait pu y mettre, au naturel, Priape ;
Le sang de la sirène et son cœur de corail ;
Le fils du charpentier dans l’éclat d’un vitrail
Ou Félix Dupanloup dans sa papale cape ;

Mais rien de tout cela dans l’écu que forgea
L’armurier du Collège, en un temps où déjà
Était passé de mode un trop foisonnant thème.

Tu aurais pu, buvant le vin de ton tonneau,
Tracer sur cet écu, ô mon seigneur Queneau,
Dix puissance quatorze admirables poèmes.

Cochonfucius

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