dimanche 21 septembre 2014

Pays de Poésie ou Voyage en sonnets vers Ailleurs

Si vous aimez la poésie – il faut aimer la poésie car c'est la jouvence de l'âme – alors entrez de temps à autre en Pays de Poésie et lisez un et même plusieurs sonnets de Cochonfucius (qui vous expliquera lui-même les tenants et aboutissants de ce truculent pseudonyme). Le poète transmue le plomb des mots en or de la parole. Cochonfucius est à la fois un alchimiste et un bouilleur de cru. Toute pensée commence par un poème, écrivait Alain à propos de Valéry, comme en écho à ces mots de Victor Hugo : « La poésie contient la philosophie comme l'âme contient la raison. » (Post-scriptum de ma vie, œuvre posthume, 1901). La poésie de Cochonfucius est fluide et consistante, puissante et légère. Cet homme-là aime les mots et ils le lui rendent bien. La lecture quotidienne d'un de ses sonnets, d'une ode ou d'une ballade (la table est généreuse) est comme une cure de compléments alimentaires : ça immunise et renforce le terrain. Le métabolisme est garanti. L'Ailleurs aussi.


La muse a pour blason la très simple peinture
D’une femme qui tient la Lune (un croissant fin)
Sous le regard d’un monstre (ou serait-ce un dauphin ?)
Et qu’accompagne aussi un centaure immature.

Nulle écharpe d’argent ne tient lieu de ceinture
À sa robe flottant dans la brise, sans fin,
Nul archange n’est là, nul troll, nul séraphin,
Ils s’en sont tous allés vers d’autres aventures,

Le troll veut acheter du camembert normand,
L’archange doit sauver la Belle au bois dormant,
Le séraphin flâner sur les bords de la Seine.

Parle-nous maintenant de tes enchantements :
Es-tu la fée des vers ou celle du roman ?
- Moi ? Je suis, chers buveurs, la muse clunisienne.

Cochonfucius

1 commentaire:

  1. Une source :

    http://heraldie.blogspot.fr/2013/05/la-lune-en-heraldique.html

    Merci pour l'appréciation flatteuse !

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