vendredi 1 août 2014

La cuisine c'est au fond à droite

Certains ne jurent que par les cuisines dites américaines, d'autres préfèrent les cuisines rustiques. À Paris, beaucoup doivent se contenter d'un petit coin qui tient parfois davantage du bivouac maison que d'une réelle cuisine où l'on peut s'adonner à l'art culinaire. Les cuisines, c'est des endroits qui parlent au ventre. Et le ventre, comme on sait, tient de l'émotionnel. C'est le centre névralgique d'une maison, le vrai point de rencontre et de regroupement. Car, dans le fond, tout ne finit-il pas toujours à table ? Quand on se promène en ville ou sur les lieux de vacances, ce qui frappe le plus, c'est de voir tout ce monde attablé...


 
On reconnaît la maîtresse de maison au trousseau de clefs qu'elle porte accroché au cordon de son tablier immaculé. De quoi s'entretient-elle avec sa cuisinière ? Sans doute lui donne-t-elle quelques dernières recommandations pour le repas du soir car il y aura-t-il des convives. À moins que la conversation ne porte pas du tout sur le sujet culinaire. Les cuisines c'est des endroits où se disent et s'ourdissent bien de choses. Elles sont un peu les coulisses de la maison.
 
 
 
En Autriche comme ailleurs, les facteurs aiment bien faire un brin de causette et, à l'occasion, prendre un petit verre que la maîtresse de maison ne manque jamais de leur proposer. C'est l'usage. Ou plutôt, ça l'était car aujourd'hui, c'est devenu proprement impensable, du moins en France. Jadis, le travail n'était pas encore rationalisé au point d'assécher les relations humaines. Certes, tout n'était pas parfait mais sommes-nous devenus plus humains ?
 
 

Ce cuisinier-là est en train de découper des steaks à l'américaine, du genre à déborder largement d'une assiette ordinaire. Et sans doute aussi bien épais. Pour des estomacs de cow-boys. Les américains sont de gros consommateurs de viande. Ils sont en tête de file de l'hypercarnisme qui frappe le monde.
 
 
Ce cuisiner-là est un maître coq, à qui on ne la fait plus. Vous pouvez toujours courir pour trouver mieux. Le marmiton est tout admiratif devant lui. C'est sûr, un jour lui aussi sera un grand chef et il fera de la bonne cuisine. De la très bonne même. Pour l'heure, il regarde faire et apprend. 

 
Qu'est-ce donc que l'on entend mijoter dans la marmite ? Une soupe aux légumes ou une poule au pot ? La maison c'est le foyer et le foyer, c'est là où il y a le feu. Cela existe encore. Autrefois, c'était courant. Aujourd'hui, on tient la chose comme une marque d'authenticité et de qualité. Et on l'affiche en grandes lettres. C'est sûr, une pizza surgelée réchauffée au four électrique ne saurait se comparer avec une pizza cuite au feu de bois. 
 
Giovanni est sans doute en train de chanter un air du pays, tout en cuisinant des escalopes milanaises. Pas de simples escalopes panées mais des vraies, en ajoutant du parmesan râpé à la chapelure. C'est le petit plus.

 

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