vendredi 11 avril 2014

La lecture c’est comme l’alimentation...

... ce que tu ingurgites conditionne tout le reste.

Naviguer sur l'océan de la Toile est une aventure pleine de surprises. Aux côtés ou au-delà des grands sites qu'on longe ou que l'on traverse tels des continents, on découvre parfois des îles ou des îlots qui ne figurent sur aucune carte et qui semblent comme perdus au milieu des géants, mais qui inspirent l'envie de faire une petite escale. Pour se poser. Retrouver une frugalité purifiante après le régime plantureux des recherches de fond qui vous emportent d'un site vers un autre, au point, souvent, de vous dérouter de votre idée initiale.

Je clique sur des liens, j'explore, je parcours des pages et des pages qui défilent, se bousculent, se chevauchent, s'empilent... J'enregistre, je marque des pages, je crée des dossiers et des sous-dossiers... Je suis perdue ! C'est alors que j'aborde le blog de Maj Majest. Une image, une phrase ou deux. C'est serein. C'est spacieux. Nous sommes dans l'autre temps, celui de l'intérieur des choses. Vertical. Où le silence se donne à voir. Où les mots s'offrent dans leur simplicité vraie. Ils sont presque nus, mais ils vêtent l'esprit. Les aphorismes sont des pensées condensées. Si on les laisse infuser en soi, elles pénètrent l'âme et libèrent toute leur saveur et tout leur arôme. Comme le bon café ou le bon thé. Toutes ces petites phrases qui circulent de livre en blog et de bouche à oreille deviennent ainsi un fluide nourricier et liant, une quintessence de la vaste pensée humaine, véritable viatique pour les jours d'ombre que notre monde en dérive multiplie et étend. J'aime le blog de Maj Majest pour son hospitalité souriante et son dépouillement bienfaisant. Ses petites touches comme des souffles de chaleur humaine. Il y a du coeur là-dedans. Ce qui manque le plus aujourd'hui.

C’est par l’étude que nous sommes 
Contemporains de tous les hommes,
Et citoyens de tous les lieux. 
Antoine Houdar de La Motte, Ode, XV, à l’Académie Française
Le blog de Maj Majest

Aeoliah - The Light of Tao, 1984

1 commentaire:

  1. Bonjour Marie-Louise, j'espère que vous passez toujours, et prenez toujours autant de plaisir à me lire...
    Avec tout mon amour,
    Maj

    RépondreSupprimer