Signes et Symboles – l'Image des Choses – Les Choses par l'Image - Et Ailleurs aussi...

Héraldie, qui traverse sa troisième année, est un blog essentiellement consacré à l'héraldique et à la mémoire de l'École Lacordaire, dans le 15e arrondissement de Paris. Cependant, il est largement ouvert sur tous les domaines : histoire, géographie, philosophie, littérature, symbolique, logotypie, chromolithographie, vexillologie, philatélie, numismatique, sigillographie, tyrosémiophilie, tégestophilie, oenographilie... mais aussi la musique, la peinture, la sculpture et l'art en général. Ce blog a donc aussi vocation à constituer une banque d'images (environ 30 000 à ce jour) et, idéalement, un portail vers toutes ces spécialités singulières.


La lecture, résurrection de Lazare, soulève la dalle des mots. (Georges Perros 1923-1978)

dimanche 17 mars 2013

L'Art Nouveau


La civilisation occidentale a connu trois périodes de flamboyance artistique et architecturale : la première fut le gothique, née dans la seconde partie du Moyen-Âge ; la seconde fut le baroque, à la charnière des XVIe et XVIIe siècles ; la troisième, enfin, fut l'art nouveau, à la charnière des XIXe et XXe siècle. Ce dernier, né en réaction à l'industrialisation à outrance et à la laideur qu'elle répandait, s'est appuyé sur l'esthétique de la ligne courbe. L'art allait monter en volutes et aucun matériau n'échappera à cette ultime tentative d'arrondir le monde, avant la déflagration générale qui couvait déjà. Curieusement, l'Histoire a tendance à hoqueter : le gothique flamboyant s'est achevé dans la désastreuse Guerre de Cent Ans qui a ravagé le pays, le baroque rococo dans la Révolution qui plongera l'Europe dans vingt-cinq années de guerres, l'art nouveau, enfin, qui n'empêchera pas la folie meurtrière de 14-18. Pourquoi la recherche du beau et du sublime doit-elle toujours finir dans la démence ? Tandis qu'une partie de l'humanité nous invite à la douceur de vivre, l'autre nous plonge en enfer...


Il suffit de taper "art nouveau" dans le moteur de recherche et s'ouvre un véritable kaléidoscope de la chose nouvelle, un festival de couleurs, une danse des lignes, un entrelac général, la sublimation de la rondeur, l'apologie de la beauté galbée.





Parmi les illustrateurs de cette époque, c'est certainement Alphonse Mucha (1860-1939) le mieux connu, d'autant plus qu'il était le fer-de-lance de ce courant artistique. 


Mucha a réalisé de nombreuses galeries de ce genre, notamment sur les quatre saisons, chacune étant toujours personnifiée par une femme.


Une des entrées du Métropolitain parisien réalisées par l'architecte Hector Guimard (1867-1942), constructions sont modulables où triomphe de principe de l’ornement structurel de l'architecte Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc (1814-1879),considéré comme un des inspirateurs de l'Art Nouveau, en tous les cas ayant influencé Hector Guimard et d'autres artistes, comme Eugène Grasset ou Henri Sauvage.

La façade du Céramic Hôtel, au 34 avenue de Wagram, datant de 1904, réalisé par Jules Lavirotte (1864-1929) qui avait obtenu trois concours de la Ville de Paris.

Porte de l'immeuble Lavirotte (7e arrondissement) et porte du Castel Béranger (16e arrondissement) d'Hector Guimard.

Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc, Alphonse Mucha et Henri Guimard

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