mercredi 20 février 2013

Sites héraldiques anglo-saxons

Suite au commentaire d'un lecteur qui a indiqué quelques sites héraldiques de référence (canadien, américains, écossais et irlandais), il est normal de leur consacrer un petit billet, en complément à l'héraldique au Royaume-Uni. Cet échange s'inscrit parfaitement dans l'esprit de ce blog qui a aussi vocation à être un portail, une sorte de croisée des chemins de l'héraldique.


Site écossais
The Court of the Lord Lyon
C'est le site officiel de l'autorité héraldique pour l'Ecosse, traitant tous les sujets concernant l'héraldique en général et les armoiries écossaises en particulier, conservant et complétant les registres publics écossais des armoiries et des généalogies. The Lord Lyon King of Arms est également responsable du cérémonial d'état en Ecosse.

Site canadien

L'Autorité Héraldique du Canada

"L'objectif principal de l'Autorité est de rendre l'héraldique accessible à tous les Canadiens. L'Autorité favorise en outre de bonnes pratiques au Canada en ce qui concerne l'héraldique en appliquant les plus hautes normes de cet art ainsi qu'en élaborant des méthodes de recherche et d'enregistrement à la mesure de ce qui se fait dans d'autres pays.

Les tâches principales de l'Autorité sont les suivantes : concéder de nouveaux emblèmes héraldiques (armoiries, drapeaux et insignes) de même que des symboles autochtones; enregistrer les armoiries, drapeaux et insignes ayant fait l'objet d'une concession officielle; approuver les insignes, drapeaux et autres symboles militaires des Forces canadiennes; enregistrer les renseignements généalogiques dans le but d'assurer la transmission des armoiries aux descendants; fournir de l'information sur les usages héraldiques et leurs normes, sur les artistes héraldistes spécialisés dans différents domaines; organiser et participer à des cérémonies nationales et régionales de remise d'armoiries. Le gouverneur général assiste parfois à ces cérémonies, présente les nouvelles armoiries et signe le document de concession. Hormis quelques exceptions, seuls les documents remis en sa présence à des organismes portent sa signature. Les documents sont habituellement signés par les officiers de l'Autorité héraldique du Canada."

Site irlandais

The Office of the Chief Herald of Ireland
The Office of the Chief Herald of Irelande est une branche de la Bibliothèque nationale de l'Irlande. Depuis 1552, ses fonctions sont l'octroi et l'enregistrement des armes, autant des particuliers que des sociétés.

Sites américains

The Institut of Heraldry

Ce site a pour but de fournir des informations sur les droits héraldiques des États-Unis. L'origine de cet institut remonte à 1919, quand le Président Woodrow Wilson, en lien avec le ministère de la guerre, créa le bureau héraldique chargé alors de codifier les insignes militaires, notamment ceux qui étaient cousus sur les uniformes. En 1957, les services héraldiques de l'institut s'étendent à toutes les branches du gouvernement fédéral, incluant les décorations, les drapeaux, les flammes et, de manière générale, toutes les formes d'emblèmes et d'insignes officiels.

The American College of Heraldry
 

Créé en 1972, The American College of Heraldry s'est donné pour mission de faciliter l'étude et la perpétuation de l'héraldique aux Etats-Unis et à l'étranger.

1 commentaire:

  1. Merci de cette occasion: Certes, l'héraldique est un domaine très vivant au sein du Commonwealth en tant que forme d'expression de la liberté politique individuelle, dont la pertinence contemporaine amena par expl. la création de l'Autorité héraldique du Canada en 1988. Mais il n'est pas l'exclusivité des « anglo-saxons ». En Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Norvège, Suède, Russie, etc. elle garde toute sa vitalité. De même que l'usage des armoiries n'a jamais été le privilège d'une classe, leur utilisation n'est pas l'exclusivité des monarchies comme le montre encore la longue et riche tradition héraldique de la Confédération suisse (ou République helvétique), autant que celle des États-Unis.
    En France, la suppression à partir de 1792 des armoiries alors considérées par idéologie, et à tort, des « signes de féodalité » provoqua une véritable « terreur héraldique » provoquant la destruction d'un riche héritage patrimonial qui est par essence familial et censurant une liberté fondamentale celle de l'expression identitaire touchant hommes, femmes, paysans, bourgeois, etc. Rappelons que sous peine d'une lourde amende, les particuliers ont été contraints souvent sur dénonciation de faire disparaître de leurs biens personnels les écus qui s'y trouvent. Dès lors, linteaux, pierres tombales, obiit, bannières, plaques de cheminée, vaisselles, peintures, sceaux, etc. armoriés furent saccagés sinon détruits. Il est heureux de constater que le monde académique redécouvre la valeur de l'Héraldique au service de l'histoire après notamment les travaux de recherche de pionniers tels que Mathieu, Pastoureau, Pinoteau, Popoff, etc.

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