mardi 1 janvier 2013


Les bons vœux n'ont jamais empêché les malheurs. Ah ! s'ils possédaient la puissance d'une formule magique, ils prendraient alors tout leur sens ! Mais, à y bien réfléchir, nous n'en sommes peut-être pas si éloignés que cela... Un mot, une pensée ont une force incroyable ; ils peuvent détruire ou élever, assombrir ou éclairer, enchaîner ou libérer. Un proverbe suisse dit que les mots sont comme les abeilles : ils ont le miel et l'aiguillon. A leur propos encore, Aldous Huxley écrit qu'ils peuvent ressembler aux rayons X ; si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi.

Simple courtoisie ou souhaits sincères, les bons vœux sont une belle tradition pour nous marquer, sinon notre affection, du moins notre attention mutuelles, une certaine considération. C'est un trait de civilité et donc de civilisation. C'est aussi une manière positive d'entrer dans une nouvelle année dont on sait qu'elle ne glissera pas nécessairement sur un long fleuve tranquille.

Alors, bonne année à tous, forte de santé gardée ou retrouvée, de réussites professionnelles ou scolaires, d'heureuses conclusions ou de perspectives prometteuses. Haut les cœurs !


Le calendrier implacable
égraine nos jours
et nos nuits de sable
qui s'écoulent sans retour.

Nos vies sont frêles esquifs
sur l'océan du temps
et l'avenir devenu rétif
nous renvoie à maintenant.

Ô maintenant de nous
fulgurance du présent
où l'histoire qui se dénoue
nous révèle simples passants.

Déjà le voile se lève
et dénude le réel abjuré
où expire les vains rêves
d'un virtuel saturé.

Puisse l'année nouvelle
renouer avec le bon sens
et nous offrir la délivrance
des forces qui nivellent. 

MS 

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