dimanche 2 décembre 2012

La Pensée du jour : Glenmor

Glenmor, de son vrai nom Émile Le Scanff ("Milig ar Skañv", en breton), est un auteur-compositeur-interprète, écrivain et poète de langues française et bretonne engagé dans la défense de l'identité bretonne né le 25 juin 1931 à Maël-Carhaix et mort le 18 juin 1996 à Quimperlé. Barde moderne, grand éveilleur des consciences de sa génération et celles qui suivent, il est à l'origine du renouveau de la culture bretonne.


La pesanteur nous vieillit, mais la vieillesse n'est pas un poids.

Le plaisir est une forme agréable de la souffrance. Il faut s'en méfier.

Pour un enfant un père est toujours vieux, une mère est toujours belle.

L'envie de partir demeure la seule preuve de notre puissance.

Ce que le monde nous donne nous appauvrit. Notre apport de chaque instant nous enrichit dans la mesure de notre détachement.

Aimer assez la vie pour ne pas avoir peur de la perdre.

Je suis maître du temps. Du moins, il n'a que l'importance qu'il me plaît de lui accorder.

L'essentiel est un minimum. Il ne faut pas s'en contenter.

On peut avoir vécu longtemps. On n'a jamais assez vécu. Ce sont ceux qui n'ont jamais vécu qui sont las de vivre.

L'oubli permet le renouveau, mais il ne faut pas oublier de se renouveler.

Toutes les directions sont bonnes, il suffit d'en prendre une. Le péché consiste à ne pas bouger.

Un problème résolu n'attire personne. Une bonne solution est toujours fausse.

Nous aimons jouer. L'essentiel est d'accepter le risque de perdre avec l'espoir de tout gagner.

L'homme s'intéresse à tout sauf à lui-même. C'est là la meilleure manière d'être égoïste.

J'ai pitié des solitaires. Ce qui ne veut pas dire que la solitude me déplaît.

Tes malheurs ne m'intéressent que dans la mesure où je puis te les faire oublier.

Tout est éphémère. C'est pour cela qu'il faut tout aimer.

Repose ta tête sur mon épaule, l'oreiller ne suffit pas.

Bien sûr, mon enfant, ton chagrin est le plus grand.

N'en veux pas à ceux qui te méprisent. Ils ne désirent rien tant que t'aimer.

Si tu tombes, relève-toi. Si je te relève tu m'en voudras.

On apprend mieux à l'ombre d'une petite église qu'au cours d'un voyage autour du monde.

Les situations nous obligent au choix mais ne déterminent pas celui-ci.

L'homme n'est esclave que de lui-même. Mais il se plaît à accuser tout le monde de dictature.

Va chez les hommes avec le désir certain de les aimer et tu reviendras à Dieu plein d'amour.

L'homme désire se donner. C'est l'occasion qu'il ne trouve pas. Viens lui en aide.

Dieu dit : tu te jugeras toi-même quand tu seras devant moi.

Dieu est unique, mais il a mille visages.

Les preuves de son existences sont toutes fausses. Dieu ne se prouve pas, on l'aime.

L'éternité n'est peut-être qu'un baiser sur les lèvres d'un Dieu.

Dieu est la seule abstraction permise. Tu peux le confondre avec l'Idée que tu t'en fais.

L'éternité est une quantité intensive et non une durée quantitative. Notre éternité n'a que faire de l'immortalité.

La véritable culture va du père au fils, de la famille au village, du village au clan. Celle qui vient d'ailleurs n'intéresse que les marchands et diable ! ils sont nombreux et malfaisants.

Il n'y a que ceux qui souffrent d'eau qui vont au désert. Les autres aiment le vin.

On aime par envie, on épouse par pitié. Le drame vient du fait que l'on finit par aimer en toute pitié, quand on épouse par envie.

Ne vole jamais le lit dans lequel tu ne dors qu'une fois. Les draps te serviraient de linceul.

D'instinct l'homme ne conjugue que le verbe trahir.

Beaucoup demeurent solidaires des autres par désœuvrement. Chacun voudrait une société pour lui.

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