dimanche 4 novembre 2012

Livres de références sur l'héraldique (9)

Michel Froger
L'Héraldique : histoire, blasonnement et règles
&
L'Héraldique, le blason pour tous


Michel Froger est un spécialiste de l'héraldique municipale. Il est responsable des collections héraldiques du château féodal de Sigournais, en Vendée (voir vidéo). Cet ouvrage est le fruit de nombreuses années de recherches. Il a déjà publié aux Éditions Ouest-France Armoiries de Bretagne (2011) et Armoiries de Lorraine (2012).


Présentation
Vestiges de la féodalité ! Hiéroglyphes du Moyen Âge ! Que n'a-t-on pas dit sur l'héraldique... qui cependant, depuis neuf siècles, n'a rien perdu de son pouvoir d'identification.

Riche de plus de 1 000 dessins en couleurs, cet ouvrage permet au grand public de découvrir les origines, les éléments constitutifs, les règles de composition, la richesse graphique et le savoureux langage de l'art du blason.

On constate que ce riche patrimoine, légué par les siècles, imprègne toujours notre quotidien, comme en témoignent les planches consacrées aux provinces et aux chefs-lieux des départements français.

1 - Neuf siècles d'héraldique (approche historique)
2 - De l'écu au blason (formes des boucliers-différents types de blasons)
3 - De la couleur en héraldique (couleurs et fourrures) - 40 écus en couleurs
4 - Les partitions de l'écu (110 écus en couleurs)
5 - Les pièces héraldiques de base (500 écus couleurs dont 112 pour la croix !)
6 - Les figures naturelles et artificielles (meubles - bestiaire - figures chimériques - l'homme) 200 écus couleurs
7 - Les règles (pour la lecture et la création)
8 - Les ornements extérieurs
9- Le blason d'hier à aujourd'hui : le blason dans la vie quotidienne - les armoiries des provinces de France - les armoiries des chefs-lieux de département (130 écus couleurs)

Soit au total plus de 1000 écus en couleurs.

Extrait 
Neuf siècles d'héraldique - Histoire et évolution

    Les groupes humains, clans, tribus, cités se sont toujours regroupés autour d'un emblème collectif : les cités grecques frappaient monnaie portant leurs propres symboles ; à Rome, chaque gens usait d'un emblème héréditaire et les légions n'avançaient que précédées de l'aigle impériale et de leur propre bannière.

   Les armées médiévales, quant à elles, se regroupaient autour de bannières d'étoffe, la plupart du temps monochromes, et les combattants se protégeaient au moyen d'un imposant bouclier. Il était tentant d'utiliser la surface de ce bouclier pour y peindre des figures géométriques vivement colorées ou des animaux plus ou moins féroces, pour impressionner l'ennemi.
    L'indescriptible mêlée des premières croisades incita les chefs des «nations» participantes à s'organiser. En 1188, pour rassembler plus facilement leurs combattants, Philippe Auguste, Henri II d'Angleterre et le comte de Flandre signèrent un pacte des couleurs : le Français prit le rouge, l'Anglais choisit le blanc et le Flamand opta pour le vert.
    Mais l'évolution de l'art de la guerre entraîne une importante modification de l'armement des chevaliers. Désormais revêtu d'une cotte de mailles avec capuchon - le haubert -, lui-même recouvert d'une chemise de toile, le chevalier est devenu difficilement identifiable... à moins d'utiliser cette chemise comme support pour des signes de reconnaissance qui deviendront avec le temps des emblèmes personnels pérennes. Peu à peu, toute la classe guerrière nobiliaire fait usage d'armoiries.
    Parallèlement, à une époque où l'écriture n'est guère répandue, seul l'usage de sceaux permet d'authentifier les documents écrits. Des emblèmes personnels font alors leur apparition sur les sceaux des particuliers ainsi que sur ceux des villes : la première cité à s'en doter fut Cambrai en 1185.
    Les innovations améliorant la protection du combattant renforcent aussi son anonymat. Le casque à nasal est remplacé par un heaume couvrant entièrement la tête, ne laissant pour la vue qu'une petite fente horizontale. À la fin du XIIIe siècle, le heaume se transforme en bassinet dont le ventail abaissé masque alors totalement le visage : les armoiries n'en deviennent que plus indispensables. D'où l'émergence de personnages connaissant parfaitement les armoiries et aptes à les reconnaître rapidement, que ce soit à la guerre ou lors des joutes chevaleresques : les hérauts d'armes, poursuivants d'armes ou rois d'armes.
    Sur les champs de bataille, les hérauts, dépourvus d'armement, vêtus d'une tunique brodée - le tabard - aux armes de leurs seigneurs respectifs, assurent des missions diplomatiques entre belligérants, rédigent des testaments... et dénombrent les victimes après la bataille.
    Entre deux guerres féodales, le tournoi est la principale activité du chevalier : excellent moyen de s'entraîner et opportunité de briller en société. Pour cela, il faut être vu et reconnu par les spectateurs, d'où la création d'invraisemblables échafaudages au sommet du heaume - les cimiers - reprenant les figures des écus ou, inversement, servant de thème aux écus.
(...)
 
128 pages - Ouest-France 2012 - Collection HISTOIRE - ISBN-10 : 2737357926


Avec son langage particulier, ses conventions et ses règles, le vieil art héraldique, par son pouvoir d'identification, son caractère pérenne et sa merveilleuse diversité, n'a rien perdu de son utilité et de son attrait. C'est le but de ce modeste ouvrage que de présenter, après un bref survol historique, la méthode, le vocabulaire et les règles d'usage qui permettent à tout un chacun de se créer un " blason " héraldiquement correct.

32 pages - Ouest-France 2011 - HISTOIRE-PRECIS - ISBN : 2737354412

Les blasons du château de Sigournais

1 commentaire:

  1. Quelques suggestions pour le débutant à l'amateur averti par des auteurs reconnus (à l'international) sur le domaine:
    Pierre JOUBERT, Nouveau guide de l’héraldique, éditions Ouest France
    Michel PASTOUREAU, Figures de l’héraldique, n.284, collection "Découvertes", éditions Gallimard
    Michel PASTOUREAU, Traité d’héraldique, éditions Picard
    Ottfried NEUBECKER, Le grand livre de l’héraldique, éditions Bordas
    D.L. GALBREATH & L. JEQUIER, Manuel du blason, éditions SPES, Lausanne 1977
    Rémy MATHIEU, Le système héraldique français, éditions Janin, Paris 1946
    Théodore VEYRIN-FORRER, Précis d’héraldique, éditions Larousse, 2000
    Emmanuel de BOOS, Dictionnaire du blason, Le Leopard d’or, Paris 2001
    etc...

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