dimanche 13 mai 2012

Les blasons 2011-2012 en vidéo

22 commentaires:

  1. Héraldiens, Héraldiennes,
    vous a-t'on déjà conté cette mémorable aventure qui se passa en Héraldie lors de l'épidémie de la Parlotte? Non, bien sûr, personne encore n'a osé vous conter cela. Alors, ouvrez grands vos yeux car l'histoire de l'Héraldie au temps de la Parlotte n'apparaîtra plus jamais après cela.

    Dans l'Héraldie de cette époque les habitants vivaient dans des huttes de terre, ils chassaient, ils pêchaient et élevaient des animaux. Chaque année ils se réunissaient autour d'un grand chêne pour faire le point car malheureusement l'Héraldie était divisée entre de nombreux groupes souvent en conflit les uns avec les autres. C'est précisément là que le Démon de la Parlotte en profita pour s'installer au milieu d'eux avec comme désir secret de les anéantir. La réunion autour du grand chêne se déroula normalement, chacun fut satisfait d'y avoir participé mais de retour chez eux les Héraldiens se sentirent différents. Ils avaient été contaminés par le démon de la Parlotte.
    (A suivre)

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    1. Pour ceux qui ont lu le début de ce conte, qu'ils aillent se coucher en paix, la suite viendra quasi quotidiennement, lorsqu'on commence à conter l'histoire de l'Héraldie, rien ne peut s'opposer à son achèvement.
      A demain donc

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  2. Pendant une année entière, le Démon de la Parlotte exécuta son projet silencieux et sombre: progressivement les Héraldiens se divisaient en groupe de plus en plus marqués par les symptômes de la Parlotte. Les plus touchés par étaient: Licia, Marine, Si-On et Alexandre: leur blason traduisait une altération profonde de leur personnalité:
    Licia: Equipolé, au premier d'azur au livre ouvert d'argent marqué sur les pages dextre et sénestre du symbole de la Balance de sable, au deuxième de gueules au symbole de Vénus d'argent, au troisième de pourpre au parchemin déroulé d'or, une plume de sable brochant dessus, au quatrième de pourpre à la pénitente d'argent, au cinquième d'argent à la rose pétalée de gueules, boutonnée d'or et feuillée de sinople, au sixième d'orangé à la croix potencée d'azur, un trèfle de sinople posé sur le canton dextre du chef et un lys d'or posé sur le canton sénestre de la pointe, au septième d'or à la rose de gueules posée en bande, tigée et feuillée de sinople, au huitième d'azur au symbole de la paix d'argent, au neuvième de sinople à la clef de sol de sable.
    Marine:
    Equipolé ondé, au premier d'azur à l'ancre de marine d'argent, au deuxième de sinople au pictogramme de karaté de sable, au troisième de gueules au livre ouvert d'argent, au quatrième de sable à la console d'orangé, au cinquième de pourpre à la rencontre de lion de gueules, au sixième d'azur aux Gémeaux de sable, au septième de sinople à l'aigle éployée d'azur, au huitième d'orangé à la balle au pied cousue de sable et d'argent, au neuvième de sable au Ying Yang de gueules et d'azur.
    Alexandre:
    Equipolé, au premier de gueules au piano d'argent, au deuxième d'azur au griffon rampant de gueules, au troisième d'argent au léopard passant de gueules, au quatrième d'azur à la licorne rampante de sinople, au cinquième de sinople au lion passant de gueules, au sixième d'azur au dragon rampant de sinople, au septième d'argent à la racine carrée de x de sable, au huitième d'azur au cheval ailé rampant d'argent, au neuvième de gueules au Phénix d'azur.
    Si-On:
    Equipolé au premier et au neuvième de tanné à l'arbre arraché de sinople, au deuxième de gueules à l'avion d'orangé posé en barre, au troisième et au septième de sinople au compas et à l'équerre entrelacés de tanné, au quatrième d'argent à l'abeille d'or et de sable ailée d'argent, au cinquième de pourpre à la croix latine de tanné, au sixième d'argent aux raquettes de tennis d'or posées en sautoir et surmontées d'une balle du même, au huitième d'azur à la clef de sol de sable.
    Que pouvait-on faire avec de tels Héraldiens? Certes leur personnalité était riche mais complètement éclatée, ils ne savaient plus vraiment qui ils étaient ni ce qu'ils voulaient, aucune identification n'était possible à partir de leur blason tant les couleurs et les armes étaient variées. Ces Héraldiens tentaient de lutter contre le Démon de la Parlotte qui les éclatait: ils priaient, pratiquaient le Karaté, élevaient des abeilles, jouaient du piano... comme on peut l'observer sur leur blason, mais à force de se disperser ainsi dans toute une panoplie d'activités, ils se mettaient à parler de tout et de rien, il est certain que si personne n'intervenait d'urgence ils finiraient par éclater totalement. Marine, Licia, Alexandre et Si-On furent donc confiés au Maître de l'Héraldie: Marc.
    Coupé mi-parti en pointe, le chef d'argent à l'olivier d'or, la senestre de la pointe parti d'argent et de gueules à la croix arquée de l'un dans l'autre, la dextre de la pointe équipolée d'azur, de sable, de gueules, de sinople, d'argent, d'orangé, d'or, de tanné et de pourpre, une rencontre de taureau d'argent encorné d'or brochant sur l'abîme.

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  3. A son arrivée, le Maître fut choqué d'un tel désordre: plus personne ne cultivait les terres, plus personne ne gardait les maisons, plus personne ne faisait rien en fait, plus aucun projet ne se concrétisait, tout n'était que Parlotte. Sans tergiverser le Maître fit appel à l' argent de son blason, symbole de la sagesse, il fit appel à l'or de son blason, symbole de l'intelligence, il fit appel à tous les émaux et métaux réunis à la pointe dextre de son blason tant il sentait qu'il aurait besoin de toutes les vertus et qualités liées ensemble lors de ce combat contre le Démon de la Parlotte qui ravageait l'Héraldie. Puis se tournant vers les Héraldiens qui bavardaient, parlaient, ne s'écoutaient pas, se répondaient sans avoir entendu de quoi il s'agissait, certains même chantaient, tous en tout cas s'opposaient les uns aux autres pour des raisons futiles, ils n'étaient jamais d'accord sur rien, les discussions n'en finissaient plus... Le Maître donc leur déclara que seule la Parole pourrait les guérir de la Parlotte, qu'il était là parmi eux pour cela, pour leur enseigner l'art de parler. Sans discourir plus longtemps, il leur fit écrire sur leur tablette quelques pensées sur la Parlotte et la Parole afin de leur faire prendre conscience de la différence entre un dicours efficace et constructif et une parodie de discours sans intérêt où les paroles s'envolent au fur et à mesure qu'elles sont énoncées.
    « Les bavards sont les plus discrets des hommes: ils parlent pour ne rien dire »
    Voltaire
    Un murmure se fit entendre parmi les Héraldiens, d'où venait ce Maître? Comment osait-il? Et puis qu'est-ce qu'il voulait dire d'ailleurs? Le Maître continua néanmoins.
    « Contredire et bavarder sans répit, c'est se montrer naturellement incapable d'apprendre ce qu'il faut »
    Démocrite
    Là, certains Héraldiens commencèrent à se reconnaître, on entendait des: «  Mais, mais...il nous parle de nous! » Sans se laisser impressionner le Maître continua encore.
    « Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »
    Nicolas Boileau
    « Car le mot, qu'on le sache, est un être vivant »
    Victor Hugo
    En entendant cela, quelques Héraldiens se mirent à rire nerveusement. Le Maître continua.

    "Apprendre à penser, à réfléchir, à être précis, à peser les termes de son discours, à échanger les concepts, à écouter l'autre, c'est être capable de dialoguer, c'est le seul moyen d'endiguer la violence effrayante qui monte autour de nous."
    "La parole est le rempart contre la bestialité. Quand on ne sait pas, quand on ne peut pas s'exprimer, quand on ne manie que de vagues approximations, comme beaucoup de jeunes de nos jours, quand la parole n'est pas suffisante pour être entendue, pas assez élaborée parce que la pensée est confuse et embrouillée, il ne reste que les poings, les coups, la violence fruste, stupide, aveugle. Et c'est ce qui menace d'engloutir notre idéal occidental et humaniste."
    Jacqueline de Romily
     
    Là, les Héraldiens commencèrent à s'inquiéter, devenaient-ils des bêtes? Fallait-il croire ce Maître? ils recommencèrent à parler entre eux mais ils étaient touchés par ce Maître qui s'intéressait à leur sort et qui ne les abandonnait pas. Ils décidèrent donc de le remercier en organisant un grand banquet. Quel banquet! Cher lecteur! Il faut l'avoir vu pour le croire.

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  4. J'aime beaucoup le début de ce conte.Mais pourquoi Alexandre,Si-On,Licia,et moi nous sommes les plus touchés par le démon de la Parlotte?Nous ne sommes pas les plus parleurs.Pourquoi???

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  5. Toute la classe est touchée par le Démon de la Parlotte, j'ai commencé par vous mais les autres aussi seront évoqués dans le conte. Si j'ai écrit que vous étiez les plus touchés c'est parce qu'en regardant vos blasons, j'ai du mal à comprendre la signification essentielle. En Héraldie, le virus de la parlotte altère les blasons, comme les vôtres sont "éclatés", j'en conclus que le virus de la Parlotte a fait beaucoup de dégâts sur les Héraldiens que vous êtes, mais attention le conte est une fiction, ce n'est pas la réalité, l'Héraldienne que tu es dans le conte a sûrement quelques point communs avec toi puisqu'il s'agit de ton blason, mais tu es Marine avant tout, Marine l'Héraldienne n'est qu'une représentation partielle de toi. A toi de te situer par rapport à ton blason.

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  6. Ce fut une tablée extraordinaire: des sucreries toutes plus extraordinaires les unes que les autres... les boissons coulaient à flot, tous les héraldiens pouvaient se rassasier sans compter. On pouvait distinguer en signe de reconnaissance envers leur Maître un superbe gâteau en forme de blason, il représentait bien sûr, celui du Maître qui, surpris ne savait comment réagir devant une telle situation, il n'était pas venu auprès de ces Héraldiens pour cela! il prit néanmoins le parti d'entrer dans le mouvement de cette fête. Satisfaits, les Héraldiens commencèrent alors la cérémonie des cadeaux. Le Maître reçut ce jour-là un nombre incalculable de cadeaux: des portraits, des confitures, des sceaux, des plumiers, des voyages, et même des bons pour avoir encore des cadeaux... plus le Maître ouvrait ses cadeaux et plus il en arrivait d'autres. Entendant un tel remue-ménage, le grand Sage d'Héraldie dont le blason est le suivant:
    Ecartelé , au premier d'azur à la main de justice d'or, au deuxième de gueules à la tête de Maure de sable animée et tortillée d'argent, au troisième de gueules à la colonne d'argent, au quatrième d'azur à l'aigle éployée d'or.
    vint rendre une petite visite au Maître:
    « Entre mon cher, entre je t'en prie. Comme tu peux le constater nous faisons une petite fête.
    -Ah! très bien! Eh bien pourquoi pas après tout! Je te laisse donc, tout à l'air de se passer à merveille. »
    C'est là qu'on vit que le Maître était fort ému de cette situation inattendue:
    « Tu ne veux pas rester avec nous?
    -Allons, allons Maître, ils ne vont pas te manger, si ce devait être le cas ils l'auraient déjà fait. »
    Le grand Sage sortit. Devant une telle logique le Maître resta muet et continua alors à ouvrir ses cadeaux qui arrivaient toujours et encore.
    Les Héraldiens l'observaient tout en bavardant:
    « Il est content j'en suis sûr disait l'un,
    -Moi j'ai vu une larme dans son oeil, ajoutait un autre
    -Tu entends? sa voix tremble... »
    Et la fête dura ainsi toute la nuit, au petit matin on entendait encore quelques Héraldiens qui bavardaient:
    « -Quelle belle fête!
    -Oui, c'est une réussite.
    -Que va-ton faire maintenant?
    -Dormons, je suis épuisé, d'ailleurs, regarde, le Maître dort, tu te rends compte! Il avait encore trois cadeaux à ouvrir!
    -Il le fera demain.
    -bla bla bla
    -et bla bla bla... »
    Ces derniers Héraldiens, fort résistants, il faut le reconnaître finirent aussi par s'endormir. Heureusement pour eux car le lendemain une rude journée les attendait.

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  7. En effet, à son réveil, la Maître avait pris conscience d'une réalité qui lui paraissait maintenant comme évidente: les Héraldiens n'obéissaient qu'à leur Coeur, ils n'avaient aucun sens des Responsabilités, la Raison semblaient les avoir abandonnés. La Parlotte était en train d'utiliser leur Coeur pour les destructurer de plus en plus, un jour sans doute leur comportement irrationnel deviendrait si intolérable qu'ils seraient exclus d'Héraldie, ils en souffriraient tant qu'ils seraient très probablement réduits au silence, n'étant plus compris par personne. Certes chacun serait satisfait de ne plus les entendre parler mais ce serait le signe de l'achèvement du travail de la Parlotte: ces Héraldiens ne seraient plus que des êtres souffrants et isolés dans leur souffrance. Il fallait donc élaborer d'urgence un système contre la Parlotte, il fallait la rencontrer sur le terrain où elle travaillait actuellement: le Coeur des Héraldiens. Le Maître réveilla alors tous les Héraldiens même ceux qui avaient si peu dormi. Il leur ordonna de ranger les restes de la fête. Un très jeune Héraldien, nommé Baptiste:
    Parti d'azur et de sinople à la rencontre masquée de renard au naturel brochant sur le tout.
    prit immédiatement un balai et se mit à nettoyer le sol. Il voulait bien faire, tel est le grand choix de la vie: comment bien faire et qu'est-ce que bien faire? Tout en observant le jeune Baptiste, le Maître imagina alors son plan: il fallait dynamiser le Coeur des Héraldiens et l'orienter vers le Bien en Héraldie, La Parlotte les destructurait en les désorientant, ils devaient trouver un objectif à atteindre, la recherche du Bien en Héraldie marcherait sûrement car tous ces Héraldiens adoraient leur Héradie, ils ne souhaitaient que son bien. Ayant un but, la Raison leur reviendrait très probablement pour atteindre leur objectif.
    Mais il y avait beaucoup à faire: malgré l'ordre du Maître, les Héraldiens ne rangeaient rien, certains continuaient à chanter, d'autres dansaient, d'autres encore bavardaient tout en continuant à boire et à manger. Ils agissaient comme s'il n'avaient pas entendu la voix du Maître. La situation était critique, peut-être que les Héraldiens avaient déjà perdu le contact avec le monde extérieur. Heureusement que le Maître comme l'indique son blason, était têtu et obstiné comme un taureau, cela lui permettait de sublimer sa force vitale en force spirituelle. Il s'assit donc sur un tronc d'arbre, croisa les bras et annonça d'une voix grave et résolue: «  Chers Héraldiens, tant que vous n'aurez pas réfléchi à la personne que vous êtes et tant que vous ne vous serez pas organisé pour lutter personnellement contre cette propension à bavarder sans cesse et souvent pour ne rien dire, je ne bougerai pas. » Il se tu et alluma une cigarette. On entendit alors un murmure de réprobation parmi les Héraldiens: Etait-ce ainsi qu'ils étaient remerciés de cette belle fête et de tous ces cadeaux! Quelle ingratitude! Mais il n'y avait rien à faire, le Maître était déterminé, plus rien ne pouvait le faire changer d'avis. L'obstination du taureau de son blason diffusait petit à petit une pensée parmi les Héraldiens, une pensée qui se transforma en désir d'agir, et on les vit progressivement se regrouper et s'entretenir entre eux sur un sujet précis cette fois-ci: qui étaient-ils? Pourquoi bavardaient-ils sans cesse? Que voulaient-ils devenir? Des groupes se formèrent alors par affinité. Ce qui fut remarquable ce jour-là c'est que l'on pu constater que les groupes par affinité étaient les mêmes que les groupes atteints par les mêmes symptômes du Démon de la Parlotte. Le système fonctionnait donc les Héraldiens se rassemblaient autant au nom de ce qui les destructurait: la passion de la Parlotte qu'au nom de ce qui les structurait: ce qu'ils aimaient faire. Leur Coeur était maintenant ambivalent, il fallait faire triompher le pôle anti-Parlotte.

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  8. "La Raison semblait"
    "on put"
    "il se tut"
    Serait-il possible de corriger ces fautes dans le texte précédent? Le Minus m'a encore eue!

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  9. Parmi les groupes qui se constituaient on distinguait très nettement deux Héraldiens: Amaury et Milo qui se tenaient face à face, se regardant tantôt avec mépris tantôt avec rage. Tout dans leur comportement, indiquait qu'ils allaient se battre.
    Amaury (Tiercé en pairle, au premier de sinople à la main d'azur portant une plume d'or brochant sur un livre ouvert d'argent, au deuxième d'argent au serpent d'Esculape de sinople enroulé autour d'un bâton de tanné, au troisième d'azur à la main de justice de gueules, un léopard passant d'orangé armé de gueules, la tête et la touffe de queue du même brochant sur la partition, un clou de la passion d'argent pointé de gueules brochant sur le parti)
    Milo (De gueules aux deux lions léopardés passants d'orangé et armés de sable posés l'un sous l'autre, le premeier tourné vers dextre, le second vers sénestre.)
    Ce qui les motivait était le désir d'être Roi d'Héraldie, l'un comme l'autre pensait qu'il était le plus apte à exercer cette fonction et que c'était rendre sercice à l'Héraldie que de la débarasser du plus incompétent. Comme aucun des deux ne voulait céder, les Héraldiens organisèrent un duel: les deux adversaires saisirent chacun un bâton et s'armèrent de leur blason. Amaury s'avança, la tête protégée par son blason, Milo le frappait et l'injuriait en même temps, sachez bien chers lecteurs que c'était la Parlotte qui incitait Milo à injurier Amaury, normalement dans un duel en bonne et due forme aucun des combattants ne parle. Ce qui devait arriver arriva alors, Amaury perdit patience et administra un vigoureux coup de bâton sur le bras gauche de Milo, si bien qu'il le lui brisa. Tous deux se frappent alors avec une telle ardeur qu'il est impossible d'assister à un combat plus violent. Ils tournent l'un autour de l'autre, aucun des deux ne prend de repos, mais soudain Milo fait un croc-en-jambe à Amaury, le pousse avec violence et le jette à terre. Amaury, plaqué au sol par Milo lui brise les dent par un coup de tête dans la mâchoire et lui crache au visage et dans les yeux. Furieux, Amaury l'accable de coups et lui arrache la peau tant et si bien qu'il perd son bâton, alors il se met à infliger au pauvre Milo une grande douleur: il lui envoie de la poussière dans les yeux. Milo cherche alors à tâtons à l'atteindre aussi aux yeux mais il lui arrive alors un grand malheur: son doigt entre par inadvertance dans la bouche d'Amaury celui-ci en profite pour le saisir avec ses dents, il lui tranche la chair jusqu'à l'os, pendant que la douleur lui fait jeter un cri, Amaury en profite pour lui bloquer la main derrière le dos, il le serre tellement que l'autre doit fléchir les genoux et Amaury le plaque au sol sans lui épargner les coups. La situation était renversée. Après avoir battu, frappé et laissé pour mort Milo, Amaury se relève, il est proclamé vainqueur.
    Ce duel d'une extrême violence laissa les Héraldiens terrifiés, comment avaient-ils pu en arriver là? Le maître n'était pas intervenu, il savait que le véritable combat était maintenant celui de la Parlotte contre le désir du Bien. Il se retira donc, et laissa les Héraldiens construire leur avenir.

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  10. Devant un tel désastre: Amaury et Milo étaient gravement blessés, Nicolas, le plus bavard sans doute de tous les Héraldiens, prit l'initiative de convoquer d'urgence le grand chirurgien d'Héraldie: Rayan ainsi que sa non moins célèbre infirmière: Sofia.
    Nicolas en effet prenait souvent la parole sans que personne ne lui demande rien, il adorait les jeux de mots, son esprit était si détaché de son corps que parfois lorsqu'il était assis, il tombait de sa chaise sans aucune raison, sauf une: il avait sans doute oublié qu'il avait un corps. Par contre son esprit était toujours bien présent et en activité permanente, la Parlotte bien sûr profitait de cette dualité pour le destructurer, elle l'incitait à parler sans qu'il ne puisse tenir compte de son environnement et ainsi plus personne ne le comprenait. Son blason était la parfaite illustration de sa personnalité complexe: exemplaire et diabolique à la fois, aérien jusqu'au plus haut point et terrien jusqu'aux plus basses profondeurs:
    Ecartelé, au premier de sable et d'argent au Phénix d'or becqué de gueules issant d'un feu du même; au deuxième d'azur au livre ouvert d'argent surmonté à dextre d'une roue dentée de sable et à sénestre d'une fleur de lys d'or; au troisième de sinople au diablotin de gueules au regard d'azur brandissant une triple fourche d'argent et au quatrième échiqueté de sable et d'argent à la Vouivre rampante de sinople armée de gueules.
    Mais cette-fois-ci sa parole fut efficace, appeler Rayan et Sofia était bien l'attitude qu'il fallait adopter présentement. Le nouveau Roi Amaury, le perçut bien et en signe de reconnaissance nomma Nicolas: Grand Orateur d'Héraldie. Personne en effet n'avait plus d'énergie que lui ni plus de capacité à exprimer les choses. Contre la Parlotte, cette capacité pouvait être redoutable. Nicolas accepta ce titre et remercia Amaury par ces quelques décasyllabes signifiant bien sa reconnaissance et sa fidèlité:
    Je me sens comme un Condor impérial
    Si noble, triomphant, joyeux, superbe
    Plus rien ne pourra m'arrêter jamais.


    Rayan et Sofia arrivèrent enfin.
    Rayan:
    Parti d'azur au cheval ailé rampant d'or au cheval ailé rampant d'azur au bâton d'Esculape d'argent enroulé de deux serpents de sinople en chef, au coeur de gueules en pointe.
    Sofia:
    Ecartelé, au premier de sinople au bâton d'Esculape d'argent, au deuxième d'azur au piano de sable nuancé d'argent, au troisième d'azur au livre ouvert d'argent, une main du même tenant une plume d'or brochant sur le livre et au quatrième de gueules au symbole astrologique du Sagittaire de sable.
    Rien ne pouvait arrêter ces deux-là lorsqu'ils entreprenaient de sauver des vies. Le Coeur du blason de Rayan symbolisait sa passion pour la vie, l'azur et l'or prouvaient bien sa persévérance et son intelligence lorsqu'il opérait quelqu'un, sans compter sa rapidité que l'on peut discerner grâce à la présence des chevaux ailés. Quant à Sofia, sa réputation d'infirmière hors pair n'était pas une illusion, elle communiquait avec les étoiles comme on peut le voir par la représentation du symbole astrologique du Sagittaire, mais en même temps elle tenait parfaitement les registres de Rayan d'où la présence du livre d'argent sur son blason, elle était très adroite de ses deux mains car lorsqu'elle jouait du piano tout le monde se taisait, ce qui est une performance dans cette Héraldie contaminée par la Parlotte.
    Rayan et Sofia ne furent pas longs à soigner la mâchoire et le bras gauche de Milo, ils pansèrent les blessures des deux combattants et un collyre adéquat fit disparaître les rougeurs de leurs yeux. Après cela, non sans avoir salué leur nouveau Roi, ils se remirent malheureusement à bavarder.

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  11. Milo avait besoin d'au moins une semaine de repos mais Amaury qui avait retrouvé ses forces se tourna vers son peuple et les observa un moment: ils bavardaient tous, alors après avoir consulté l'avis de son Grand Orateur Nicolas, il leur annonça qu'il était grand temps que chaque groupe trouve, en fonction de ce qu'il était, une solution pour se débarrasser de la Parlotte. Comme vous le savez les Héraldiens étaient maintenant groupés par affinité et symptômes de Parlotte. On distinguait nettement le groupe des sportifs: Aly, David et Emma.
    Aly
    (Ecartelé, au premier de sable à la chaussure de balle au pied d'or, au deuxième d'argent au logo du Real de Madrid sur une bande d'azur et surmonté d'une couronne royale d'or coiffée d'azur et perlée d'argent, au troisième de gueules à la balle au pied cousue de sable et d'argent, au quatrième d'azur au gardien de but de sable devant un but de balle au pied d'argent posé sur une terrasse de sinople fascé en pointe)
    Emma
    (Ecartelé, au premier et au quatrième de sinople à la raquette de tennis d'argent frappant une balle d'or, au deuxième et au troisième d'azur au livre ouvert de gueules)
    David
    (Tiercé en pairle, au premier parti d'azur et de sinople au Ying Yang de l'un dans l'autre, au deuxième d'argent à la raquette de tennis de table de gueules frappant une d'argent, au troisième de gueules au canoë d'argent actionné par deux rameurs du même)
    Ces trois Héraldiens furent les premiers à entendre l'ordre de leur nouveau Roi Amaury, ils se regardèrent, sautèrent dans le canoë de David et ramèrent jusqu'à une île déserte. Là, ils décidèrent d'organiser leur temps. Leur théorie était la suivante: il fallait pratiquer un sport, ainsi on ne parlait plus et finalement ils pensaient que leur corps se désaccoutumerait de la Parlotte. Emma écrivit sur ses beaux livres de gueules, leur emploi du temps: le matin: entraînement de foot, l'après midi entraînement de tennis, puis de tennis de table, le soir promenade en canoë. Ils devinrent excellents en foot, tennis et tennis de table, ils découvrirent de nombreux rivages en canoë mais malheureusement, la pratique intensive du sport n'eut pas raison du Démon de la Parlotte, ils étaient toujours aussi bavards: ils commentaient à n'en plus finir les matchs de foot, lorsqu'ils faisaient du canoë ils refaisaient le monde mais leurs paroles s'envolaient au fur et à mesure qu'ils les énonçaient, quand deux d'entre eux jouaient au tennis ou au tennis de table, le troisième leur parlait sans cesse, leur donnait des conseils et ne pouvait s'empêcher de raconter des anecdotes à propos des sports de raquette. Ils furent donc obligés de reconnaître que leur méthode n'était pas efficace contre la Parlotte, ils revinrent alors en Héraldie, s'agenouillèrent devant leur Roi et lui avouèrent leur triste constat: le sport ne pouvait rien contre le Démon de la Parlotte.

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  12. Un autre groupe se présenta devant le Roi et le Grand Orateur, c'était le groupe des voyageuses: Fanny, Diana, Nogokongnon.
    Fanny
    (Tiercé en pairle, au premier de gueules à la rose de pourpre boutonnée d'or et feuillée de sinople, au deuxième d'or au pigeon d'argent et au troisième d'azur au cheval cabré d'or)
    Diana
    (Tiercé en pairle, au premier d'azur à la croix latine d'argent, au deuxième de tanné à la rencontre de lion rugissant d'orangé, au troisième d'orangé au cheval cabré de tanné et harnaché d'or)
    Nogokongnon
    (Tiercé en barre d'or et de sinople, un globe terrestre quadrillé aux océans d'azur et aux continents d'orangé à l'arrière d'un aéroplane bimoteur d'argent volant vers dextre.)
    Elles arrivèrent au grand galop sur leurs chevaux cabrés. Tout en bavardant, Fanny avait raconté à ses camarades que la très rare fleur d'Héraldie que l'on peut voir sur son blason, avait le pouvoir de guérir de la Parlotte. Elles venaient donc demander au Roi et au Grand Orateur, l'autorisation de partir à la recherche de cette fleur qui devait les sauver. Amaury et Nicolas qui savaient que le peuple d'Héraldie n'avait plus rien à perdre et tout à gagner, leur accordèrent cette responsabilté. Sans attendre et en remerciant leur Roi, elles partirent, toujours au grand galop sur leurs chevaux cabrés. Mais, chers lecteurs! cette aventure se solda par un cuisant échec: c'est la Parlotte qui avait influencé Fanny de telle sorte que cette dernière avait totalement imaginé l'existence de cette fleur d'Héraldie. Elle n'existait nulle part. Fanny et Diana se perdirent et s'épuisèrent dans cette quête imaginaire, heureusement Nogokongnon put revenir à temps en Héraldie. Là, elle construisit un aéroplane bimoteur de fortune et partit à la recherche de ses amies. Son appareil fut monté sur une dune et elle décolla, elle atteignait tout juste les 60 km à l'heure et bien des fois elle faillit heurter des falaises, elle dut également essuyer de multiples rafales de vent mais pourtant, bien des années après, elles revinrent toutes les trois, sans la fameuse fleur d'Héraldie néanmoins. Une fois encore la Parlotte triomphait.
    Ariane et Anne-Sybille bavardaient sans cesse, elles refaisaient le monde au nom de leur grand principe: la Paix. Elles demandèrent donc au Roi Amaury d'exercer leurs talents pour vaincre de Démon de la Parlotte.
    Ariane
    (Tiercé en pairle d'azur à la croix latine d'or chargée d'un oeil d'argent à la pupille de sinople et à l'iris de sable, au deuxième de gueules au symbole de Paix de tanné et au troisième de sinople au compas et à l'équerre entrelacés d'argent.)
    Anne-sybille
    (Ecartelé, au premier d'orangé à la croix d'Alcantara de sinople, au deuxième de sable au symbole de la Paix d'argent, au troisième de sable à la clef de sol d'argent et au quatrième d'oangé à la croix de pharmacie de sinople.)
    Le Roi Amaury leur fit confiance et les laissa oeuvrer pour la Paix. Alors tout en bavardant, bien sûr, elles jardinèrent et plantèrent partout des arbres qu'elles appelaient les arbres de la liberté et de la joie. Elles étudiaient la médecine auprès de Rayan et Sofia, et mettaient au point toutes sortes de médicaments

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  13. Deux Héraldiennes: Ariane et Anne-Sybille bavardaient sans cesse, elles refaisaient le monde au nom de leur grand principe: la Paix. Elles demandèrent donc au Roi Amaury d'exercer leurs talents pour vaincre de Démon de la Parlotte.
    Ariane
    (Tiercé en pairle d'azur à la croix latine d'or chargée d'un oeil d'argent à la pupille de sinople et à l'iris de sable, au deuxième de gueules au symbole de Paix de tanné et au troisième de sinople au compas et à l'équerre entrelacés d'argent.)
    Anne-sybille
    (Ecartelé, au premier d'orangé à la croix d'Alcantara de sinople, au deuxième de sable au symbole de la Paix d'argent, au troisième de sable à la clef de sol d'argent et au quatrième d'oangé à la croix de pharmacie de sinople.)
    Le Roi Amaury leur fit confiance et les laissa oeuvrer pour la Paix. Alors tout en bavardant, bien sûr, elles jardinèrent et plantèrent partout des arbres qu'elles appelaient les arbres de la liberté et de la joie. Elles étudiaient la médecine auprès de Rayan et Sofia, et mettaient au point toutes sortes de médicaments contre les maladies qui menaçaient les Héraldiens. Enfin elles chantaient à tue-tête et dessinaient des figures géométriques au moyen de compas et d'équerres afin d'apaiser et distraire les Héraldiens, ce qui d'ailleurs était assez efficace car les Héraldiens était friands de géométrie et adoraient chanter. Mais un jour elles ne furent pas d'accord sur le choix d'une croix: symbole de l'harmonie suprême puisque la croix unit l'horizontalité et la verticalité, elle joint le plan humain et le plan divin, le monde terrestre de la matière et le monde céleste de l'esprit, elle unit les quatre point cardinaux en son centre. Anne-Sybille voulait concrétiser tout cela par une croix d'Alcantara, Ariane quant à elle, tenait à la croix latine. Ce fut le début d'un terrible conflit chez les Héraldiens, il y avait ceux qui étaient pour la croix d'Alcantara et ceux qui étaient pour la croix latine, personne ne voulait céder, chacun vantait les avantages de sa croix, les discussions n'en finissaient plus, les Héraldiens étaient prêts à se battre pour défendre leur croix, il ne pensaient plus qu'à la défendre d'ailleurs. La famine s'installait en Héraldie alors pour éviter que les Héraldiens ne s'entre-tuent au nom de la croix de Paix, le Roi Amaury et son Grand Orateur Nicolas ordonnèrent qu'une seule croix serait autorisée en Héraldie: la croix grecque de sinople, représentative de la volonté d'utiliser les ressources du règne végétal pour la préparation des remèdes. Ariane et Anne-Sybille furent d'accord sur ce point car comme l'indique leur blason où le sinople est une couleur dominante, elles étaient très proches de la nature. Le désir de Paix n'avait donc pas vaincu le Démon de la Parlotte qui continua de plus belle à inciter les Héraldiens à parler toujours et encore. La situation devenait critique.

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  14. Alors Le Roi Amaury et le Grand Orateur Nicolas firent appel à l'armée Héraldienne:
    Jean-Eudes, le chef de l'armée:
    (Ecartelé, au premier de sinople au Cerbère rampant de sable, au deuxième d'or à la foudre de Zeus d'azur, au troisième d'azur au trident de Poséidon d'or posé en bande, une Méduse de sinople brochant sur le tout.)
    Zhonghao
    (Ecartelé, au premier d'or au chaval marin rampant d'azur, au deuxième de sinople au Pégase passant d'argent, au troisième d'argent au chêne arraché de sinople et au quatrième de sable au trident d'or posé en bande.)
    Hugo
    (Ecartelé, au premier de pourpre à la Vouivre rampante écaillée de sinople, lampassée de gueules, le ventre d'orangé liseré d'or, les pattes et le revers des ailes de tanné aussi liseré d'or, au deuxième d'argent au coeur de gueules enrubanné de sable, au troisième d'azur Phénix issant d'un feu d'or becqué du même et lampassée de gueules, la tête de gueules aussi, le ventre d'orangé et les ailes de gueules, la tête de gueules aussi, le ventre d'orangé et les ailes de gueules et d'or, au quatrième de tanné au serpent entrelacé en noeud de sinople.)
    Gustave
    (Tiercé en pairle, au premier de sinople au compas d'argent entrlaçant une équerre d'or, une racine carrée de X de sable posée en pointe, au deuxième d'azur au Tonnerre de Zeus au poing de carnation brandissant deux foudres d'or, au troisième d'or au griffon rampant de gueules.)
    Lisa
    (Ecarlelé, au premier et au quatrième de sinople au Pégase passant de gueules ailé d'or, la crinière et la queue de tanné, au deuxième et au troisième de gueules au cheval marin rampant de sinople à la crinière et à la queue d'azur.)

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  15. Rien n'était plus beau, plus brillant, plus leste que cette armée Héraldienne, ils allaient toujours jusqu'au bout de leurs missions, rien ne les effrayaient et leur devise était:
    « Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là »
    En les regardant défiler on distinguait nettement leur chef Jean-Eudes chevauchant un Cerbère de sable, coiffé du casque d'Hadès de sable également, son masque de Méduse de sinople le rendait effrayant, il était armé d'un trident de Poséidon d'or et de la foudre de Zeus d'azur, il était suivi de ses fidèles guerriers: Zhonghao et Gustave le premier chevauchant un Pégase d'argent et armé d'un trident de Poséidon d'or, le second chevauchant un griffon de gueules et armé d'un tonnerre de Zeus d'or. Hugo et Lisa fermaient ce défilé, Hugo chevauchait une Vouivre, son coeur était enrubanné de sable tant il avait connu de combats, il ne redoutait plus rien, son courage résistait à toutes les épreuves, on le savait cruel, discret et fourbe comme un serpent. Lisa chevauchait un Pégase, elle était réputée pour son art de la dissimulation, elle maniait en effet presque toutes les couleurs de l'Héraldie: de sinople, de gueules, de tanné, d'or, d'azur, personne ne savait comment elle était réellement et elle était aussi adroite sur terre que sur mer. Tous ces guerriers avançaient donc en chantant et en bavardant, ils s'étaient persuadés qu'ils allaient à la victoire. Rien ne pouvait les arrêter, ni le soleil, ni la pluie, ni la soif, ni la faim, surtout pas la peur. Ils avaient déjà supporté sans broncher les pires épreuves et ils étaient prêts à faire le sacrifice de leur vie pour sauver l'Héraldie de la Parlotte. Le problème est qu'il fallait trouver son repaire. Jean-Eudes ordonna alors à ses soldats de se taire, la Parlotte écoutant ce silence ne résisterait pas et s'approcherait sûrement. Les soldats eurent bien du mal à se taire, mais Jean-Eudes les encourageait en leur promettant qu'une heure de silence suffirait sûrement. Alors l'incroyable se produisit, les Héraldiens se turent. Ils se tordaient dans tous les sens, mettaient leur main sur leur bouche pour se retenir, certains mâchaient du chewing-gum pour s'empêcher de parler. Le Démon de la Parlotte parut alors, se demandant ce qu'il se passait. Quel spectacle alors! Les soldats hésitèrent à mener l'assaut tant il furent stupéfaits par l'aspect de ce Démon de la Parlotte: il n'était que bourdonnements, sa silhouette n'était pas clairement définie, certes il avait un regard mais il ne signifiait rien de précis: tantôt ironique tantôt menaçant mais sans aucune raison. Le chef Jean-Eudes donna le signal de l'attaque, les soldats chargèrent lançant leur foudre, et brandissant leur trident, mais rien ne semblait toucher la Parlotte, lorsqu'elle était atteinte par un trident elle se scindait en deux et se reconstituait immédiatement après, s'il la transperçait, aucune blessure ne semblait en résulter, la foudre ne détériorait rien de sa constitution, pouvait-on parler de constitution d'ailleurs? Ses contours étaient mal définis, comme si la Parlotte n'était pas vraiment structurée. Les soldats comprirent que leurs armes n'avaient aucun effet sur elle, le combat se situait dans une autre dimension. Ils se retirèrent donc et déposèrent leurs armes aux pieds du Roi et du Grand Orateur.

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  16. Il fallut donc faire appel aux grands idéalistes d'Héraldie: les 3 Sara(h) d'une part et les partisans de la doctrine du Ying et du Yang: Angelo, Paul, et André d'autre part.
    Sara
    (Ecartelé, au premier et au quatrième d'or aux sirènes affrontées de carnation, matinées de sinople, coiffées d'orangé, soufflant dans une conque d'argent et accostées, la première d'une coquille de Saint-jacques d'argent aussi , la seconde, d'une étoile de mer du même, le tout posé sur une fasce en pointe ondée d'azur, au deuxième et au quatrième de pourpre à la croix fleur delisée de sinople, un claddagh Ring montrant deux mains de carnation et emmanchée d'argent tenant un coeur de gueules surmonté d'une couronne d'or coiffée d'azur brochant sur la partition.)
    Sarah V
    Ecartelé en sautoir, le premier d'argent au piano à queue de sable nuancé d'argent, le deuxième d'azur à la grappe de raisin feuillée de sinople, le troisième d'argent au signe astrologique du poisson de sable, le quatrième de sinople au rameau d'eucalyptus d'azur, une main de justice brochant sur le tout
    Sarah B
    Ecartelé, au premier et au quatrième d'argent à la pume de presse posée en barre, au deuxième et au troisième de gueules à la colombe de la Paix d'argent, une foi en forme de coeur brochant sur le tout.
    Les 3 Sara(h) pratiquaient toutes la Chiromancie, elles avaient chacune leur méthode comme on peut le distinguer sur leur blason: Sara avait orienté ses méthodes selon la tradition irlandaise basée sur le sentiment de l'amitié, d'où le claddagh Ring de son blason, Sarah V se référait au code de la justice d'où la main de justice brochant sur le tout, de son blason, Sarah B s'était orientée vers la Foi, les mains de son blason représentent une Foi en forme de coeur. Toutes les trois interrogèrent leurs mains et certains signes terrestres. Inutile de vous préciser je crois, que leurs bavardages étaient très intenses au cours de ces séances.
    André
    Coupé d'argent aux phénix affrontés d'or et de sable et de gueules au Ying Yang d'argent et de sable.
    Angelo
    Parti d'azur à la clef de sol de sable en chef et à la croix triple clavelée et frettée de gueules et de sinople en pointe, d'or au Ying Yang d'argent et de sable en chef et au symbole du Scorpion de sable en pointe, une Philosophia Perennis d'argent brochant sur le parti.
    Paul
    Ecartelé, au premier de sinople au lion rampant d'argent, au deuxième d'azur au Ying Yang d'argent et de sable, au troisième d'azur au parchemin déroulé de sinople accosté d'un écu d'argnet aux trois fleurs de lys d'or posées deux et un, au quatrième de sinople au violon et à l'archet de tanné surmontés d'une partition de sable, une aigle éployée d'or au regard de sable brochant sur le tout.

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  17. Les partisans du Ying et du Yang se réunirent également, ils voulaient rétablir l'équilibre, ils pensaient, tout haut et en bavardant, que la Parlotte ne résisterait pas au rétablissement de l'équilibre puisqu'elle était d'une matière instable. Alors ils commencèrent par réunir le féminin et le masculin, n'y parvenant pas ils fusionnèrent le chaud et le froid mais commme il n'en résultait rien, ils tentèrent de créer un clair-obscur cela ne donna rien, alors rouge de colère André se mit en place pour associer le positif et le négatif, mais heureusement grâce à l'influence de sa Philosophia Perennis, Angelo pressentit un désastre si André exécutait son projet, il l'en dissuada en lui expliquant que la réunion du positif et du négatif risquait de les conduire au néant, Paul se mit alors à jouer de son violon de tanné pour les apaiser tous les trois.
    Après avoir longuement interrogé leurs mains les trois Sara(h) vinrent annoncer au Roi qu'il n'y avait qu'une solution qui leur semblait possible: rejoindre la Grande Prêtresse au fond de l'océan: Anne
    D'or à la fasce en pointe ondée d'azur chargée à dextre d'un cancer de gueules, une sirène au naturel, marinée de sinople, coiffée d'orangé, tenant dans sa main dextre une partition d'argent et dans sa main sénestre un diapason du même brochant sur le tout.
    Devise: Même en marchant de travers, le cancer atteint toujours la mer
    Seule Sara, pouvait exécuter cette tâche grâce aux sirènes de son blason, tout le monde la regardait, elle se retourna pour voir s'il n'y avait personne derrière elle, mais c'était bien elle que tous les Héraldiens fixaient en bavardant. Alors, à petits pas elle se dirigea vers l'océan et plongea. En attendant son retour, les Héraldiens allumèrent un grand feu, ils s'assirent tous autour, et bavardèrent. Ils imaginaient tous ce qui allait se passer, c'était des discours à n'en plus finir, rien ne semblait plus pouvoir les sauver de la Parlotte, peut-être que Sara ne reviendrait jamais!
    Mais soudain on entendit le son mélodieux de deux conques d'argent, c'était Sara qui revenait, certes elle marchait de travers mais elle parvint néanmoins à s'asseoir avec les autres Héraldiens. Alors elle leur déclara que la vie était très compliquée, qu'il fallait prendre des risques, suivre certains chemins et en abandonner d'autres, elle leur dit que ce n'était pas les explications qui faisaient avancer mais notre volonté d'aller plus loin, elle précisa également que seuls les coeurs vraiment vides pouvaient se remplir de choses nouvelles, il leur fallait donc prendre ce risque pour se débarasser de la Parlotte prendre le risque d'être vide. Il y avait une méthode pour cela: fixer intensément la Méduse de Jean-Eudes afin d'être pétrifié comme la Philosphia perennis d'Angelo. Elle ne savait pas s'ils s'en remettraient, cela dépendait de leur désir de vivre. Les Héraldiens acceptèrent, ils fixèrent la Méduse et ce fut fini, le silence absolu, plus aucun mouvement ne fut perceptible, la Parlotte parut à nouveau, mais rien ne se passa, les Héraldiens étaient pétrifiés bien assis autour du feu qui achevait de se consumer.

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  18. La Parlotte resta dans les parages pendant trois lunes, à l'affût d'un mouvement, d'un regard, mais elle n'était pas patiente, et on raconte qu'elle disparut avant le lever de la quatrième lune, peut-être était-elle partie sévir dans une autre contrée? Anne surgit alors de l'eau et se mit à chanter l'air qui était écrit sur sa partition d'argent, on entendit quelques instants après le son des pianos à queue d'Alexandre, Sofia et Sarah V, puis les voix de Licia, Anne-Sybille, Angelo et Si-on qui chantaient et enfin le son du violon de tanné de Paul. Cet orchestre acheva d'éveiller tous les Héraldiens. Leur désir de vivre, leur désir de faire le Bien en Héraldie avait pris la place du Démon de la Parlotte dans leur Coeur, ils savaient maintenant qu'ils étaient responsables de L'Univers parce qu'ils étaient cet Univers.

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  19. J'aime beaucoup l'histoire,même si ce n'est pas comme ça que je l'aurais imaginée!
    Signée: Licia

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