Signes et Symboles – l'Image des Choses – Les Choses par l'Image - Et Ailleurs aussi...

Héraldie, qui traverse sa quatrième année, est un blog essentiellement consacré à l'héraldique. Cependant, il est largement ouvert sur tous les domaines : histoire, géographie, philosophie, littérature, poésie, symbolique, logotypie, chromolithographie, vexillologie, philatélie, numismatique, sigillographie, tyrosémiophilie, tégestophilie, oenographilie... mais aussi la musique, la peinture, la sculpture et l'art en général. Ce blog a donc aussi vocation à constituer une banque d'images (environ 35 000 à ce jour) et, idéalement, un portail vers toutes ces spécialités singulières.

samedi 23 mai 2015

Réunion

Toile de Grégory Frank Harris

Le temps très capricieux parfois nous autorise  
À nous réunir dans le jardin où nous aimons  
Tant rire et converser, tranquillement assises  
Autour d'une table ronde ; ce lieu est le poumon  

De notre commune respiration poétique ;  
C'est là que l'inspiration coule à profusion  
Et que nos récents entretiens philosophiques,  
Menés ailleurs, en un étrange lieu de fusion,  

Trouvent à se décliner en vers scellés de rimes ;  
Ici, la raison s'apaise dans le cœur qui prime ;  
L'amour et la liberté y ont les pleins droits.  

Il m'est doux d'y penser quand je m'en sens lointaine ;  
Car où trouverais-je eau plus vive qu'en cette fontaine  
Où mon âme recluse ne souffre jamais du froid ?  

ML, La douceur angevine

Mahavishnu Orchestra - Meeting of the Spirits

video
En mémoire de Stonehenge, février & avril 2015

Jardin

 Toile de Daniel F. Gerhartz 

Là, sur le chemin, du sable de toute finesse,  
Poussière de montagne que l'eau, peu à peu,  
Ira poser dans la mer qui est large hôtesse, 
Dont pourtant on redoute le caractère houleux.  

Ici, un petit caillou serti dans l'argile ;  
Ailleurs, un tapis de mousse où pointe la pigne ;  
Dans les branches d'un pin, l'écureuil, vif et agile ;  
Au loin, la courbe d'une colline coiffée de vignes.  

Je laisse libre mon regard, rien ne lui propose ;  
C'est la nature elle-même qui en lui se dépose ;  
Je flotte plus que je ne marche ; j'aime ainsi aller.  

Ces petits riens qui font les grands touts, je les aime ;  
L'attention simple, c'est de l'amour que l'on sème.  
La terre est un jardin, en moi sont ses allées.  

ML, La douceur angevine

Aubes crépusculaires

 Toile d'Elena Dudina 

Ah ! Tu te réveilles enfin sur ce jour nouveau  
Que, comme tous les autres, tu empliras de vide ;  
Mais déjà t'attendent les lourdes heures de travaux  
Peu gratifiants que t'impose ton patron avide ;  

Te voilà encore courant à droite et à gauche,  
Expédiant l'ordinaire, rêvant de lendemains  
Qui t'arracheraient enfin de cette vie si moche  
Que tu tisses toi-même, chaque jour, de tes propres mains.  

Mais peu à peu, ta superbe fléchit face aux vents  
Torves qui s'obstinent à souffler en sens contraire ;  
Où est donc cette vache à lait que tu voulais traire ?  

Tu te retrouves derrière, toi qui voulait l'avant ;  
Quand viendra l'heure de déposer enfin les armes,  
Personne ne sera là pour éponger tes larmes.  

Le spectre à trois faces 
De jour comme de nuit

Eaux troubles

 Toile de Yuehui Tang

Tu me trouveras dans les contrées marécageuses  
De ta psyché liquide, où ton émotionnel  
S'abreuve aux eaux troubles de tes pulsions douteuses,  
Voilant ta conscience et ton mental rationnel.  

Tu crois garder pour toi seule tes pensées secrètes  
Ou bien sceller tes inavouables desseins ;  
Pensant que le monde est fait à ta mesurette  
Et te donnant ainsi largement le blanc-seing.  

De fait, tu rejoues sans cesse la même opérette  
Où tu représentes tes amours de supérette  
Qui se meurent au moment de payer l'addition.  

À tes sentiments tu n'es loyale et fidèle  
Qu'à condition d'avoir du marché la part belle.  
Mais moi je te vois marcher vers ta reddition. 

Le spectre à trois faces 
Dans les arcanes du trouble

Dance

Art by J. Neugebauer

I dance with the moon
And the stars, I dance my life,
I dance happiness.

Love and motherhood are the
Music, the smile of my days.

Esther Ling

Les coquelicots

 Toile de Claude Monet (1840-1926), Les coquelicots, 1873 

J'aime les coquelicots. 
Ils poussent, naturellement froissés, sur les terres remuées, oubliées par les fines mains. 
Avec leur fragile ardeur, ils sortent seuls dans le monde, mais près des autres voyageurs clandestins du vent. 
Jamais ils ne saignent, ils ne montrent de faiblesse que les pleurs involontaires de leurs tiges. 
Ils sont faits de contraires, se balançant sur des envers. 
Frêles et incertains, volatiles et souffrants au toucher, ils renferment des cœurs aux racines entremêlées du bleu sombre de la nuit. 
Vivant dans cette âme acrobatique, des graines fugitives s'échappent parfois des voiles délicats et s'insinuent dans les champs, intoxicant les moindres fissures, tel du poison dans les veines. 
Ce sont des fleurs "indésirables", comme ils disent. 
On en parle si peu. 
Leur nom est étouffé par la prestigieuse Rose ou l'étonnant Muguet. 
Et pourtant, les voilà. 
Seuls les curieux impressionnistes ont su voir leur intrigant visage et le graver dans la fragilité d'une toile.

vendredi 22 mai 2015

La Roue des Anges 7 : les Puissances

Toile de Mary Maxam, St.Gertrude's Angel

Les Puissances 
Serafim (Les Brûlants)    

Ce Chœur régit la sphère de Guéburah (planète Mars). L'Archange régent est Camaël.   

Les anges de cette Hiérarchie aident les hommes à gouverner leur vie en s'affranchissant des conditionnements extérieurs. Ils aident également à trouver le courage dans les épreuves et la justice dans les actes. Ce sont les garants des Lois Cosmiques. Ils sont porteurs de la conscience de toute l'humanité, les gardiens de notre histoire collective. Les Anges de la naissance et de la mort sont aussi dans cette catégorie. Ils sont capables de s'imprégner et de conserver l'énergie du plan Divin, tout comme les arbres attirent l'énergie du soleil. Les Puissances peuvent offrir à tous une vision du réseau spirituel mondial. 

L'Angleterre pittoresque 2


Deuxième volet d'une série sur l'Angleterre pittoresque illustrée par des chromolithographies de 1936 : Axminster, Barnby Moor, Bassenthwaite Lake, Bettws-y-Coed, Chester, Chiddingfold, Chigwell, Corfe Castle, Glastonbury, Gloucester, Grantham, High Wycombe, Huntington, Limehouse London, Liphook, Mousehole, Norton St. Philip, Nottihgham, Oundle, Oxford, Rochester, Salisbury, Shrewsbury, St. Albans, Stratford-on-Avon & Weobley...

Religion

Toile de Saturno Butto 

Tes croyances, c'est toi que ça regarde, comme d'ailleurs  
Ton Dieu, que chacun arrange à sa propre sauce,  
En une espèce de mélange de doutes et de peurs  
Enrobés d'espérance et même de juste cause.  

Si on gratte, ta religion est celle du Veau d'or  
Car cette foi ne souffre aucune incertitude.  
Tu es croyant et même pratiquant ? J'en suis fort  
Aise, mais moi je regarde surtout ton attitude  

Car servir deux maîtres est une grande duperie ;  
Lequel tu trahis le plus souvent se devine  
Aisément ; pour l'autre, jamais tu ne lésines.  

Pour ma part, je te laisse à ta supercherie.  
Là, je sacrifie à Bacchus et à Cybèle ;  
Mais des dieux que j'honore, c'est Vénus la plus belle.  

Le spectre à trois faces
Païenne mais pas hyène

Mystère




Certains souvenirs me troublent ou m'emplissent de joie. Mais était-ce réel ou n'était-ce qu'un rêve ? Je plonge dans cette transition entre rêve et réalité. Suis-je donc si inconsciente ? Je ne le saurai que quand je me serai trouvée. Et quand ce jour arrivera, je serai prête et, enfin, je pourrai percevoir, par cette fine fente, cette si mystérieuse réalité...

Sabrine, 11 ans 


Toile d'Alex Alemany

Monstre cornu

Composition de l'auteur

Auprès des trois chevaux se tient un monstre qu’orne,
Symbole de puissance, une paire de cornes ;
Invisible pour eux, ce monstre les contemple.
Lequel des trois coursiers prendra-t-il pour exemple?

Être un monstre de course, acquérir du mérite
En ce bel hippodrome, en allant le plus vite ?
Il sent, en y pensant, une faiblesse au cœur ;
S’il courait, ce serait sous des regards moqueurs.

Se faire paysan, pour vendre ses efforts,
Aussi, n’en recevoir que peu de réconfort ?
Il sait qu’il n’est pas fait pour une telle ascèse,
Quand il a plu dessus, lourde est la terre glaise.

Ou bien quoi, devenir coursier de l’Empereur,
Entrer dans la bataille en semant la terreur !
Non, le digne modèle est bien le quatrième :
C’est le cheval Victor, écrivant ses poèmes.

Cochonfucius

Dans les cieux

Composition de l'auteur

Au ciel d’argent, les anges dorment,
Sauf un qui reste à méditer,
Perché sur une branche d’orme
Tout le printemps, et tout l’été.

Au ciel d’azur, le jour se forme ;
Les licornes l’ont invité,
Ça nous fait un plaisir énorme
De découvrir tant de beauté.

Au ciel d’or, un démon vulgaire
Se prépare à partir en guerre ;
Il incline son front méchant.

Rien de nouveau dans les trois sphères ;
Ils ont l’art de ne pas s’en faire,
Ces anges dont j’entends les chants.

Cochonfucius

That girl...

Toile de David M. Bowers 

Tu vois cette fille dans le fond de ta classe ? Elle a l'air heureuse n'est-ce pas ? Si seulement tu savais... Jamais tu ne pourrais imaginer tout ce qu'elle a enduré. Il n'y a qu'a regarder ses poignets pour comprendre.

Cette fille qui a l'air si heureuse et qui est toujours là pour aider les autres est en réalité la seule qui ai vraiment besoin d'aide... Le soir, elle rentre chez elle en pleurant, et... une fois seule, elle prend cet objet qui la détruit de plus en plus chaque jour, cette lame qu'elle sait très habilement cacher. Elle se remémore sa journée et toutes les cruautés que toi, oui c'est à toi que je parle, tu as pu lui dire et elle commence par un trait, puis deux, puis dix.

Tu te demandes sûrement pourquoi elle s'inflige tout ce mal toute seule. Tu dois la prendre pour une folle maintenant que tu sais ça... Eh bien tu sais quoi? Je vais t'expliquer, moi. Le soir, quand elle rentre chez elle et qu'elle s'inflige ces souffrances, c'est sa façon à elle de se dire "maintenant tu sais pourquoi tu as mal"... Elle ne peut pas s'en sortir seule. Elle a besoin de soutien, besoin d'aide... Mais au lieu de ça, elle se fait rabaisser parce quelle a des rondeurs, elle se fait humilier et harceler...

Ça commence par une petite bousculade dans les couloirs puis ça se termine en agression à la sortie du lycée... Et tu sais ce qu'est le plus dur dans tout ça? C'est que malgré ça, elle continue de vivre pour les personnes qui l'aiment alors qu'elle n'a qu'un seul but: Partir. Partir loin d'ici. Comme le dit Voltaire, à travers le personnage de Pangloss dans son œuvre Candide, "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes". Cependant, comment pouvons-nous être dans ce "meilleur des mondes" ? Pour moi, nous n'y sommes pas. Quand je vois toutes ces atrocités, je me demande dans quel monde nous vivons, elle aussi d'ailleurs. Son bras n'est pas du papier, pourtant elle se coupe, son cœur n'est pas un miroir et pourtant on le lui a brisé.

C'est une bien triste vie me direz-vous, mais que peut-elle faire ? Seul le temps peut refermer toutes les cicatrices qui se sont ouvertes durant ce long et douloureux combat.

Mais malheureusement le temps n'a pas été assez rapide... La voilà couchée sur son lit, les veines tranchées, elle tient une lettre dans laquelle elle s'adresse à toutes les personnes qui lui sont chères et leur demande de ne pas être triste. Elle explique qu'elle sait à quel point cela va être difficile mais qu'elle leur fait confiance...

Il est temps d'agir et de lutter contre ce harcèlement scolaire qui chaque année ôte la vie à des millions d'adolescents et de faire en sorte de trouver le "meilleur des monde" qu'évoque Voltaire car il est bien plus proche de nous que nous voulons le croire...

Arianne J.

jeudi 21 mai 2015

Chiffons

Toile de Dahlig

Si tu as l'âme d'une chiffonnière, toute ta vêture  
Ne sera qu'un sac couvrant ton inconsistance ;  
Tu feras sans doute illusion par ta posture,  
Mais seulement auprès de ceux dont la jactance  

N'est qu'un apparat pour masquer la creusité  
Des propos, trouvant chez toi un terrain propice  
Pour écrire l'équation d'une commune nullité ;  
Il n'est pas un geste qui un jour ne te trahisse,  

Même si tu portes des vêtements chers et griffés ;  
Le pareil ne rencontre que sa ressemblance ;  
Ainsi, tôt ou tard s'équilibre la balance.  

Notre époque est l'antithèse des contes de fées ;  
Ton ventre est plat mais c'est ton âme qui boudine ;  
Ta peau est lisse de la mollesse qui la patine.  

Le spectre à trois faces
Expert en chiffons

Porte

Toile de Hans Peter Kolb  

Certaines choses peuvent te mener en vallée rieuse  
Où l'onde tranquille des collines apaise le regard ;  
Nul chemin hasardeux, nulle forêt périlleuse  
Ne guettent le voyageur épris et plein d'égard ;  

Et l'horizon, loin d'en dessiner les limites,  
S'y plisse en douceur et semble un sourire franc  
Ouvert à la promesse de ce qu'un ancien mythe  
Nomme les Jardins d'Arcadie, que bien des errants,  

Chercheurs de vérité, chevaliers solitaires  
Ont honoré lors de leur passage en ces terres.  
Mais bien redoutable en est la porte d'accès  

Car elle peut aussi mener l'âme emplie de vide  
Vers la désolation du lieu le plus aride  
Qui scellera sa vie par un ultime verset.

Considérations porcines

Toile de David M. Bowers   

Je t'ai vu cracher par terre ta saloperie  
De mollard (déjà le mot en lui-même me révulse) ;  
As-tu été élevé dans une porcherie ?  
Sache que les porcs de ton espèce, je les expulse  

Dans le néant de ce monde et hors de ma vie.  
Même les cochons ne se conduisent pas de la sorte ;
Tu prétends au respect mais sans cesse tu dévies 
 Car chez toi, le savoir-vivre est lettre morte.  

Dans le cochon tout est bon ; chez toi c'est l'inverse ;  
À voir ce que ton orifice buccal déverse,  
On n'imagine que trop comment tu penses et ressens ;  

Sur deux mots, l'un est ordurier, l'autre vulgaire ;  
La considération d'autrui ne t'effleure guère ;  
Comparé à toi, tout cochon est prince de sang.  

Le spectre à trois faces
Les cochons ne sont pas des porcs comme les autres

That smile


She was always smiling. 
But one day, she lost her mask and she died.  
They'd killed her.

Quadrupède irradiant

Composition de l'auteur

Un petit mammifère, à nul autre pareil,
Vit près de l’Océan du Meilleur et du Pire ;
C’est ce qu’ont raconté des marins de l’Empire
En buvant de longs traits d’un breuvage vermeil.

Cet animal, captant l’énergie du soleil,
Se met à rayonner, comme fait un lampyre,
Et même aussi, la nuit, quand la lune l’inspire,
Il peut illuminer des arbres le sommeil.

Une onde se propage ainsi qu’une rafale,
Balayant les entours de son corps bicéphale ;
Chacun de ses voisins le respecte et le craint.

On le dit cependant inoffensif pour l’homme,
Débordant de tendresse aussitôt qu’on le nomme ;
Or, dans ces instants-là, son éclat se restreint.

Cochonfucius

Coupé de gueules et d'azur

Composition de l'auteur

Ils ont bu, les griffons d’argent,
Le bon vin des vignes lombardes ;
Le breuvage aux reflets changeants
Qu’autrefois chantèrent les bardes.

Si de l’amphore on voit le fond,
Les griffons d’or ont une cave,
Et les provisions qu’ils y font,
Ce ne sont pas des betteraves.

Griffons d’argent et griffons d’or
Prennent au sérieux leurs breuvages ;
Ils boivent en leur château fort,
C’est là leur plus bel apanage.

Cochonfucius

Un Jour Perdu


Une journée de plus passée encore et encore 
à me créer des illusions dans lesquelles tu es dans mes bras... 
Un jour perdu... Encore..

Comme l'eau et le pain

Toile de Daniel F. Gerhartz  

Encore une journée qui se referme sur le monde ;  
Encore une nuit à passer loin de mes amis ;  
Cette feuille, qui reste vide ; ma pensée, qui vagabonde ;  
Ce soir, je n'ai que mon cœur ; c'est mon tamis ;  

Lui seul me donne vraiment clarté et constance ;  
Les pensées vont et viennent ; le sentiment est là,  
Fidèle, plus fort chaque jour, libre des circonstances ;  
Il est comme l'eau, le pain : on n'en est jamais las.  

Les idées se cousent mais le cœur est d'une seule pièce ;  
Il aime ou n'aime pas ; il est en peine ou en liesse ;  
Il n'est jamais double et ignore le calcul ;  

L'Ami, tu dis : qui n'aime plus profère un mensonge  
Car il n'a jamais aimé, sinon dans ses songes ;  
L'amour avance et ne connais point le recul.  

ML, Les nuits de Chelsea

mercredi 20 mai 2015

Just Write !


How to waste time : social media
How to stop time : kiss.
How to travel in time : read.
How to escape time : music.
How to fear time: write.

Fallen

Painting by Juan Medina 

What am I doing
Here ? This world is insane.
Emptiness reigns.

People enjoy delusion
Can we change it with the arts ?

La Vie Par Les Mots


Toile d'Anita Arbidane

                      La lumière nocturne brille encore en ses yeux,

                      Allongée dans son cercueil.

                      Vole au ciel, grand oiseau aux ailes déployées,
                      Immense champs d'étoiles scintillantes,
                      Élancée, elle va pareille à une biche.

                      Pluies d'automne qui faites oublier les fureurs de l'été,
                      Arrivées sur les bras d'un zéphyr printanier,
                      Reviens donc en ces terres qui ont vu ta naissance.

                      L'amour est la seule vraie richesse,
                      Étonnante espérance d'une quête incertaine,
                      Symbiose unique de deux êtres.

                      Mon destin est là-bas, loin d'ici, près de toi,
                      Ô ma chère, nous nous retrouverons bientôt,
                      Tourne sur toi-même jusqu'à en perdre la raison,
                      Saute de rocher en rocher et traverse ce fleuve courroucé.

Certains courent toujours

Toile de David M. Bowers

Alors, il te plaît, celui-là ? Mais comment faire ?  
Hé ! Tu fais comme à ton habitude, l'air de rien ;  
Tu miroites les mille et une nuits au p'tit pépère,  
Tout en inspirant l'image d'une femme de bien.  

Le regard modeste, le déhanché étudié  
(Les hommes adorent le subtil balancement des fesses),  
Une attitude réservée et des mots châtiés ;  
Si avec tout cela sa résistance ne s'affaisse !  

Seulement voilà, même si ça semble facile,  
Ton numéro ne marche qu'avec des imbéciles,  
À moins que tu ne tombes sur un type plus délié  

Qui se paiera de ta personne quelques bonnes tranches,  
Puis courant, pour éviter de la seconde manche  
Le coup du polichinelle dans le tablier. 

Le spectre à trois faces
Observateur de stratégies