lundi 26 septembre 2016

Job, la souffrance de l'innocent



 Blason des Franciscains


Qu'il fait peine à voir, Job, assis sur son tas de fumier! Il y a peu de temps encore, il était riche, heureux et en bonne santé. Mais, coup sur coup, les catastrophes se sont accumulées de façon incompréhensibles: en un seul jour, il a perdu et ses bêtes, et sa maison, et ses enfants! Face à tant de malheurs immérités, Job pourrait, comme l'espère Satan, se rebeller contre le Seigneur. Mais Job est un homme intègre et juste. Malgré l'immensité de sa douleur, il reste fidèle.
Le livre de Job est l'un des plus déchirants de la Bible. Il pose la question du mal, de la souffrance et de la mort.

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De gueules (d’azur ou d’argent) à une croix haute d’or (de gueules ou de sable) embrassée à dextre d’un bras vêtu de la grande manche de la couleur de l’ordre par-dessous, qui est le bras de Saint François, et à senestre d’un bras nu au naturel, qui est de Jésus-Christ, les deux bras passés en sautoir de carnation et stigmatisés de gueules

Amour en Poésie: Aimer.



Blason d' Antran

Paradoxalement c'est dans la fulgurance
De ce beau sentiment pourvoyeur de souffrance
Que l'on peut se donner avec un grand bonheur
Libérant pour autrui les trésors de son coeur.

Que peut être une vie en errance éternelle
Ne connaissant l'amour qui la rend riche et belle?
Bien à plaindre est celui n'ayant su le cueillir,
Il n'aura que le vide au fond du souvenir.

C'est dans le quotidien s'oublier pour mieux être
A l'écoute de l'autre en sachant que peut-être
Nul n'entendra vraiment cet élan spontané
Sans calcul ou froideur à l'oubli condamné.

Peu m'importe pourtant, des êtres et des choses
Il faut savoir saisir toutes métamorphoses,
Les serrer sur son coeur, c'est tout simple d'aimer:
Son ego si précieux il faut l'abandonner!

Andrée Taillandier

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De gueules à deux pals ondés d'argent à un arbre d'or brochant sur le tout.

Ambirédacteur


image de l'auteur


La plume pour les vers, la plume pour la prose ;
J'écris pour l'importante ou la futile cause,
Pour l'humanité vaste ou pour quatre lecteurs,
Très modestes propos, sagesse à faibles doses.

Hexacoq



image de l’auteur

Bel hexacoq d’azur, roi de la pommeraie
Au temps où l’on y voit pétales voletants,
Appeleur du soleil qui pour lui va chantant,
Tu es le défenseur, celui que rien n’effraie.

Les délicates fleurs qui sur l’arbre tremblaient
Sont beaux fruits devenus, dont se va tourmentant
Le pauvre paysan, des corbeaux regrettant
Les larcins qui, pour lui, sont une lourde plaie.

Sois donc, agriculteur, rassuré sur ce point :
Corbeaux devant le coq ne s’obstineront point,
Tout saisis qu’ils seront de crainte nonpareille.

Car, de son cri de guerre, ils entendront le son ;
Emportant leur fringale et leur noire chanson,
Ils iront vendanger les doux fruits de la treille.

Moine-porc


image de l’auteur

Voici le moine-porc, une prière aux lèvres ;
Il se rend à l’autel, sans frayeur et sans fièvre,
Récitant son latin, connaissant sa leçon,
Cela sonne en son coeur ainsi qu’une chanson.

Inclinant son menton sur sa vaste poitrine,
Il garde le coeur froid, car nul feu ne le mine ;
Dans l’ancienne Écriture, il sait comment puiser,
Il affirme une foi qu’on ne saurait briser.

Fidèles ne vont point se moquant de sa tête,
Ils estiment ce moine une charmante bête,
Ne sachant s’il est fait pour l’immortalité,
Mais toujours admirant son âme en liberté.

dimanche 25 septembre 2016

Amour en Poésie: La source du bonheur



 Blason de Fouras


C'était au fond du soir comme des souvenirs
Qui ravivent l'Amour lorsque l'instant convie
Le néant dissipé des couleurs de la vie;
Le passé de nouveau lançait de beaux saphirs.

Dans ce profond silence allaient des repentirs
Mêlés d'un sentiment de la mélancolie
Qu'il était recourbé pareil à l'ancolie
Avec son bleu d'excuse, arrivaient les désirs.

Puis, tout se bousculaient dans un souffle d'haleine
Cette fraîcheur de nuit, douce comme la laine.
Avec le bruit du vent la lune s'accrocha

Aux diamants du coeur à la fin de sa course,
Je vis ses jolis yeux lorsqu'elle demeura
Pensive à ce bonheur au sein de notre source.


Christophe Duchemin


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D'azur à la barque d'argent et de gueules de deux mâts, habillée d'or et pavillonée d'azur,d'argent et de gueules, accostée de deux poissons d'argent posés en pal, et voguant sur une mer de sinople agitée de sable, au chef parti de sable à la lune au plein d'argent et de gueules au fort Vauban du lieu aussi d'argent.

Notre seule aspiration




Blason d'Amberre


"Il y a quelque chose de plus grand que nous",
C’est le sentiment que l’on a dans l’allégresse.
J’écris ça alors qu’hier j’ai vu des prouesses ;
Des coureurs handisports se donnant jusqu’au bout.
A chaque fois ce spectacle m’émeut beaucoup,
Je réprime mes pleurs, j’ai les poils qui se dressent
Je ne suis pas le seul, la foule était en liesse,
Les applaudissement arrivaient de partout.
Mais ce que j’ai trouvé d’encore plus chouette,
C’est l’entraide autour de ces singuliers athlètes
Pour que tous arrivent à faire le triathlon.
Si on questionne la finalité de vivre,
La réponse c’est les frissons qui nous la livre,
L’amour doit être notre seule aspiration.

Vincent 

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  D'or à une fasce de gueules chargée de deux coquilles d'argent.


L'évangile du dimanche




 Image de Pierrette


Evangile, Saint Matthieu, 18, 3-6.



Tandis que Jésus montait à Jérusalem, des pharisiens s'approchèrent de Jésus pour le mettre à l'épreuve ; ils lui demandèrent :

« Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif ? »

Il répondit : « N'avez-vous pas lu l'Ecriture ? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme »,

Et il leur dit :

« Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu'un. »

A cause de cela, ils ne seront plus deux , mais un seul.

Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »

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D'azur à un lion et une lionne affrontés d'or soutenant un pain d'argent sur une terrasse de sinople. 

Le cantique du dimanche




 Blason de la commune de Chauvoncourt


Cantique des cantiques


Voici mon bien aimé qui vient ! Il escalade les montagnes, il franchit les collines, il accourt comme la gazelle, comme le petit de la biche.
Le voici qui se tient derrière notre mur ; il regarde par la fenêtre, il guette à travers le treillage.

Mon bien aimé a parlé ; il m'a dit : « Lève-toi, mon amie, viens, ma toute belle. Ma colombe, blottie dans le rocher, cachée dans la falaise, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix ; car ta voix est douce, et ton visage est beau. »

Mon bien aimé est à moi ; et moi je suis à lui.

Il m'a dit : Que mon nom soit gravé dans ton cœur, qu'il soit marqué sur ton bras. »
Car l'amour est fort comme la mort, la passion est implacable comme l'abîme.
Ses flammes sont des flammes brûlantes, c'est un feu divin !
Les torrents ne peuvent éteindre l'amour, les fleuves ne l'emporteront pas.

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 D'azur à cinq arbres d'argent ordonnés 3, 2 et 1, au chevreuil [gazelle] bondissant d'or brochant sur le tout

Céphalopode



De ses énormes yeux fixes, ce monstre le
Regardait. Implantés sur sa tête, ses huit
Bras lui donnaient l'allure d'une Furie.
Une langue frémissante glissait hors de

Sa bouche qui s'ouvrait puis se refermait
Verticalement. Sa couleur passait du gris
Au brun presque rougeâtre, cela dépendait
De son irrigation elle-même si

Liée à son irritation. Soudain avec
Une des plus extrêmes vélocité il
Se dirigea vers lui, je vis clairement qu'il

L'enlaçait de ses huit tentacules où étaient
Disposées des ventouses sphériques. Sa langue
Sortit de son bec d'oiseau et… Je m'éveillai.

Message du Maître du Relatif et de l'Absolu




Les montagnes proposent parfois des jeux,
souvent nous les ignorons, préférant le bleu,
d'un ciel d'été.
Mais ce sont les aventures qui nous rendent joyeux. 



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D'or, mantelé d'azur




Ours bipolaire


image de l’auteur

Moi, fils du charpentier, je commande au tonnerre,
Et contre les éclairs, j’ai souvent combattu ;
Ma tante m’a jadis de ces dons revêtu,
Qu’on voit passer, le soir, sur son ours bipolaire.

Je survis au désert, brûlant comme une serre,
Car elle m’a transmis la solide vertu
Dont le roi, son ancêtre, autrefois fut pourvu ;
C’est David, qui fut sobre autant qu’un dromadaire.

Or, de m’avoir tenté, le diable est-il fautif ?
Non, car il fit cela par un simple motif :
Il savait que j’allais, dans la plaine embrasée,

Sans avoir emporté gourde ni gobelet,
Pour que ma condition fût métamorphosée :
Je dis qu’il a tenu son rôle de valet.

Cuisiner en musique



image de l’auteur

Du fond de la cuisine, on se plaît à entendre
La mélodie qui semble aussi charmer le feu,
Le faisant, pour un peu, renaître de ses cendres,
Bonheur du mélomane et joie du cordon bleu.

J’ai presque vu danser le fourneau lourd et large
Qui faillit se changer en âtre migrateur ;
Son ronflement faisait comme une note en marge
Du chant inégalé d’un grand compositeur.

Valets de l’empereur, qui cuisinez dans l’ombre,
Jaloux du fier destin des chevaliers errants,
Sachez que bien souvent leur vie n’est que décombres,
Cuisiner en musique est bien plus attirant.

Planète des monotrèmes



Image de l’auteur

C’est un monde peuplé de marsupilamis ;
Si tu t’en vas là-bas pour avoir des amis,
Tu les entends gronder : « Quoi ? Qui donc ? Un primate? »,
Reste donc par ici, et bois quelques demis.

Chasseur d’insectes


image de l’auteur

Il ne pourchasse pas les filles,
Il ne poursuit pas les oiseaux ;
Il prend les insectes qui brillent,
Heureux s’il en voit un nouveau.

Il ne se sent pas seul au monde :
Il sait faire de la forêt
Sa demeure vaste et profonde
Que son pied parcourt sans arrêt.

Si, un jour, sa chasse est finie,
Pensant aux beaux jours qui ont lui,
Il en retiendra l’harmonie,
Ce bonheur qui jamais ne fuit.

jeudi 22 septembre 2016

Amour en Poésie: poème.



Image de Pierrette 
 
Il est des chants d'amour plus beaux qu'un ciel d'aurore
Mêlant avec bonheur tendresse et passion
Lorsque le coeur poète écrit l'émotion
De tous ses sentiments que sa plume décore.

Enluminés, les vers palpitent pleins de feu
Les rimes ne sont plus que mots ivres d'extase
Pour des quatrains parfaits qui livrent sans emphase
Le "je t'aime" ébloui, fervent, unique aveu.

Des chants ardents et doux comme l'âme les aime
Lorsque, bouleversée, elle ressent le ton,
L'amoureuse cadence remarquable à ce don
D'aimer sachant rugir d'amour dans un poème.

Johanne Hauber-Bieth

Chrétiens de Syrie.

  
Blason de Valberg

C'est dans la montagne désertique en bordure
De Damas, que, dit-on, Caïn a tué son
Frère Abel dans la rocaille. Ce fut très dur
Ce premier meurtre de l'humanité! Mais on

Raconte que plus tard, Abraham est passé
Par la steppe syrienne, laissant en certains
Lieux des traces dans les mémoires. Moutons et
Chèvres avec lui, en route depuis l'Irak, un

Ane le menant vers la Terre que Dieu
Lui avait promise. Il y a deux mille ans,
Jésus n'était pas très loin de là. Saint-Jean

Et Marie sont passés, fuyant Jérusalem
Persécutée. On les voyait aller d'un même
Pas sur les plateaux qui s'ouvrent vers l'infini.

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Taillé: au 1er d’azur à la montagne de trois pics d’argent, celui de dextre sommé d’une croix latine de sable, au 2e à la chimère d’or à la tête et au membres antérieurs de lion, au corps de dragon, posée en barre, la tête en bas, la queue posée en fasce brochant en chef.

mercredi 21 septembre 2016

Monstrecoq



image de l'auteur



On l'entend fréquemment, c'est un drôle d'oiseau,
Il fait lever le jour des vingt-quatre fuseaux,
Ayant passé l'été sous le cercle polaire ;
Pour parler simplement, j'en ai plein les naseaux.


Arbre sauvage


image de l’auteur

Cet arbre est un ermite, et parfois l’on croirait
Qu’il aimerait pousser bien loin d’une forêt,
Peut-être dans un cloître au coeur d’un monastère,
N’ayant pour compagnons que des moines austères.

Lassé de côtoyer les sapins résineux,
Il ne tourne jamais son attention vers eux,
Mais vers le froid brouillard, vers les nuages ternes,
Vers le cyclope âgé qui dort en sa caverne.

Sur ses branches, parfois, peut se percher un coq ;
Le grand chêne, aussitôt, devient froid comme un roc,
Sombre comme serait la vestale outragée
Si au temple venait la foule ensauvagée.

Cracheur de flammes


image de l’auteur

De feu ni de chaleur ne suis rassasié ;
J’ai chez moi trois bûchers, que jamais rien ne voile,
Et, si je le pouvais, j’y mettrais les étoiles
Pour les faire glisser dans mon vaste gosier.

Quand s’éveille un volcan, mon coeur extasié
Bat quelque peu plus vite, et même, je me poile
En songeant que nul mur, de granit ou de toile,
Ne saurait contenir ce vivace brasier.

Je suis le noir dragon, simples sont mes pensées,
Chose autre qu’une flamme est par moi délaissée,
Grâce à leur vif éclat, j’échappe au désespoir.

Quand plus tendre se fait la dragonne farouche,
La même combustion réchauffe nos deux bouches :
Le feu croit s’observer dans un ardent miroir.

L'amour et la joie



 Blason de Massoins

 
Un coeur joyeux est le résultat normal d'un
Coeur brûlant d'amour, car s'il est joyeux c'est parce
Qu'il sait qu'il est aimé. Sa joie n'est pas d'un
Ordre du faire mais de l'être, et puis parce

Qu'elle est simple et naturelle, après l'ouragan
Qui fend les montagnes et brise les roches, après
Le tremblement de terre et le feu, elle entend
Le murmure de la brise légère des

Souffles de l'amour et se réjouit davantage,
Car elle sait qu'elle tisse un plan de bonheur
Où chaque rose verra le jour sans orage,

pour parler au soleil qui les illumine et
Les réchauffe. Si pleinement réalisées
Dès lors, qu'elles brillent d'un bel éclat nouveau.

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De gueules à l’étoile de seize rais d’or chargée d’une rose du champ.

L'homme aux mains d'or: sonnet 15. Les monstres d'Héraldie



Blason de Tarascon

Près des sources d'Héraldie, on trouve ces monstres.
Grâce à un appareil inscripteur à deux plumes,
Ils écrivent du matin jusqu'au soir. Monstres
Infatigable! Sauf si le vent fait qu'ils hument

Votre présence. Là ils s'arrêtent et vous
Observent en profondeur et si vous bougez, ils 
Peuvent vous embrocher sans procès. Mais si vous
Leur souriez, leur méfiance décroit et ils

Vous invitent à table, ils allument les étoiles,
Dessinent un vaste quadrillage duquel part
Un fin canal vertical qui leur sert d'amarre.

Alors ils éclatent la voûte céleste en
Projetant des flammèches, vous pâlissez en
Chancelant jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre. 

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Coupé : au premier de gueules au château donjonné de trois tourelles d'argent, ouvert du champ, ajouré et maçonné de sable, posé sur la partition, au second d'azur à la tarasque de six pattes d'or avalant un homme d'argent.





mardi 20 septembre 2016

Le mazdéisme



Blason de l'Empire d'Iran 

 Huile sur toile de lin de PHILIPPE GOMEZ

 

Le mazdéisme est né en Perse (Iran actuel), probablement vers 1000 av J.C. Religion officielle de la Perse pendant toute l'Antiquité, il a pratiquement disparu de cette région au VIII ième siècle, remplacé par l'islam. Aujourd'hui, il reste quelques mazdéens en Iran, les Guèbres, mais la plupart ont fui vers l'Inde au IX ième siècle. Ils se sont installés dans la région de Mumbai (Bombay), où ils forment la communauté des Parsis (Persans).
Les mazdéens croient en un dieu suprême appelé "Ahura Mazda". Selon eux, Zarathoustra (ou Zoroastre) est son prophète, ce qui explique qu'on les baptise parfois "zoroastriens". Cette religion est l'une des plus anciennes du monde.
Le prophète Zarathoustra (ou Zoroastre) est la grande figure du mazdéisme. Alors que les scientifiques s'interrogent sur son existence historique, les mazdéens assurent qu'il a vécu au VII ième siècle av J.C. Il serait l'auteur des Gatha, des poèmes à la gloire d'Ahura Mazda. De nos jours, les Gatha forment le coeur de l'Avesta, le livre saint des Guèbres et des Parsis. Ils sont récités chaque jour par les fidèles.

Représentation antique d'Ahura Mazda

lundi 19 septembre 2016

Le Sonnet – À Maître Claudius Popelin, émailleur et poète



Blason de la ville d'Ajaccio


Les quatrains du Sonnet sont de bons chevaliers
Crêtés de lambrequins, plastronnés d’armoiries,
Marchant à pas égaux le long des galeries
Ou veillant, lance au poing, droits contre les piliers.
 Mais une dame attend au bas des escaliers ; 
Sous son capuchon brun, comme dans les féeries,
On voit confusément luire les pierreries ;
Ils la vont recevoir, graves et réguliers.


 Pages de satin blanc, à la housse bouffante, 
Les tercets plus légers, la prennent à leur tour
Et jusqu’aux pieds du Roi conduisent cette infante.


 Là, relevant son voile, apparaît triomphante 
La Belle, la Diva, digne qu’avec amour
Claudius, sur l’émail, en trace le contour.



1870


Théophile GAUTIER, Recueil : "Poésies nouvelles et inédites" 
 
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 D'azur à une colonne sommée d'une couronne d'argent, accostée et supportée par deux lions affrontés d'or, le tout posé sur une terrasse de sinople
 

La légende de Quetzalcoatl.



 Cocatrix héraldique


Quetzalcoatl, le roi de Tula, régnait sur le Mexique avec sagesse et assurait la paix de son royaume, quand apparut Tezcatlipoca, le dieu des ténèbres. Bien décidé à s'emparer du pouvoir, ce dernier chassa Quetzalcoatl, qui s'enfuit au-delà des mers sur un radeau de serpents. Mais avant de disparaître, il promit à son peuple de revenir. Cette légende coûta cher aux Aztèques: lorsqu'ils virent arriver le conquistador Hernan Cortès, en 1519, ils crurent Quetzalcoatl enfin de retour. Ne sachant pas très bien comment réagir, ils ne combattirent pas tout de suite les Espagnols, qui en profitèrent pour les anéantir.

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D'or au Cocatrix de sinople

Monstrechat



image de l'auteur
 

Ce monstre, il dort, il ne dort pas,
ll gagne l'ombre à petits pas ;
D'estime, il n'a, pour les primates,
Que vers l'heure de ses repas.

Nouvelle exoplanète



Image de l’auteur

Astre de marbre et d’or qu’un calcul dévoila,
Quelle vie sur ton sol est-elle déjà née ?
Et combien dure un jour ? combien dure une année ?
Voyez l’exopanète, amis, admirez-la.

Quelle faune fossile, enfants, gît-elle là ?
Vit-on, dans un jardin, une Eve infortunée ?
Les villages ont-ils des maisons surannées ?
Trouve-t-on un Hugo qui en mer s’exila ?

J’irai te visiter, ô planète charmante,
Je saurai si ton ciel est chargé de tourmentes,
Si l’automne naissant change la feuille en or.

Je verrai si tes rois choisissent des amantes,
Si ton peuple connaît des histoires démentes,
Si ton vin est servi, pas plus haut que le bord !

Ambisirène


image de l’auteur

La sirène navigue en des courants sans bornes,
Sans troubler le repos de l’immobile mer,
Sans craindre le tonnerre ou les puissants éclairs,
Sans regarder de loin l’éclat des villes mornes.

Son murmure est si doux qu’il paraît un soupir,
Sa forme si ténue qu’elle paraît une ombre,
Mais son coeur est vivant, son coeur n’est jamais sombre,
Dans la paix de la nuit, je la vois s’assoupir.

Plus tard, elle sera, sirène bien mûrie,
Sur cette humide roche où elle aime s’asseoir,
Et j’entendrai monter, dans le souffle du soir,
Son chant, réconfortant comme une sucrerie.


dimanche 18 septembre 2016

L'amour en poésie: pensée.

Blason d' O' Brien 


"L'amour, c'est l'espace et le temps rendus sensibles au coeur"

Marcel Proust

La maxime du dimanche.



 Blason d'Aguessac


 "Ne rien préférer à l'amour du Christ"
 Saint Benoit.

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D'argent à une porte voutée de 13 pierres de gueules, (8 de taille, 4 clavées et une clef), ouverte du champ et posée sur une onde d'azur mouvant de la pointe ; à une lettre A gothique de sable en abîme.