mercredi 27 juillet 2016

Aux armes citoyens !



Blason d'Espalion 
 
Difficile d’écrire un texte léger
Quand tout autour soi prospère la souffrance,
Nous subissons de terribles attentats en France ;
Nice, ce prêtre qui a été égorgé…

Ces crimes odieux ne sont pas le fait d’étrangers,
Mais de citoyens Français en désespérance,
Adeptes d’un groupe prônant l’intolérance,
 Tous ceux qui n’y adhèrent pas sont en danger.

Aussi si nous sommes en guerre elle est civile,
Pour la gagner nos missiles sont inutiles
Tuants des Innocents ils renforcent l’EI.

Il est grand temps de regarder les choses en face,
Pour beaucoup les arabes ici n’ont pas leur place,
Menons le combat contre cet état d’esprit !


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D'or au lion de gueules tenant en sa gueule une épée en bande du même 

Avec Francis Jammes


Blason de Walterwil 

Le Maître Confucius honorait les tombeaux ;
Il arborait souvent un bienveillant sourire,
Disant « La circonstance aurait pu être pire » ;
Il savait que le feu s’éteint avec de l’eau.

Il n’ornait pas ses mots, mais on les trouvait beaux.
Il se tenait bien droit, face aux Grands de l’Empire,
Il mangeait le poisson qu’il savait faire frire
Et s’éclairait le soir d’un modeste flambeau.

Il recherchait la paix, ne craignait point la guerre,
Connaissait les vertus du noble et du vulgaire,
Et de la dialectique évitait les écueils.

Il parlait des sujets qu’il estimait connaître.
Quand la Mort s’approchait, le soir, de sa fenêtre,
Il montrait, dans un coin du salon, son cercueil.

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D'argent  à trois troncs écotés allumés de gueules posés en pal 2 et 1

Lao-Tseu transmet la voie au douanier

Blason de la commune de Saint-Yorre

— La voie, tu dois la suivre, et non pas la comprendre.
Fais donc bien attention à ce que tu perçois :
C’est ce qui pour agir t’offrira les bons choix,
Même si leurs effets ont de quoi te surprendre.

–Ta parole, mon maître, est bien dure à entendre.
Si la réalité n’a pas de sens pour toi,
Je comprends, tu es vieux, tu es chercheur, tu crois
Que l’univers ne peut rationnel se prétendre.

Mais moi, je veux donner du sens à mon espoir,
Je veux faire du feu lorsque le ciel est noir,
Je ne puis accepter ton douteux équilibre.

Mon disciple, tu peux te donner cette loi.
Je reçois ton refus qui est de bon aloi
Et m’emplit de bonheur : il vient d’un homme libre.

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 Parti : au 1) d’azur aux trois fasces ondés d’argent au 2) de sable à la flamme de gueules

Sectes ou nouvelles religions?

A l'origine, le mot "secte" désignait les fidèles qui renonçaient à leur religion pour en fonder une nouvelle. Aujourd'hui, certains groupes se disent religieux pour recruter des adeptes en quête d'idéal et les enfermer dans un système dont il est difficile de sortir.
La manipulation mentale est une technique utilisée par les sectes pour "fabriquer" des adeptes dévoués à leur cause. Le processus commence par une initiation: les adeptes doivent abandonner leurs repères habituels et oublier tout ce qu'ils savent pour se soumettre à l'enseignement de la secte. Ils sont ensuite destabilisés par des procédés multiples (effet de groupe, émotion, auto-critique, isolement...), puis "remodelés" selon les critères du "chef spirituel". Ce travail achevé, les adeptes ne sont plus libres: ils dépendent physiquement et psychologiquement de la secte.

Le tao, moteur de l'univers.




 Yin Yang gigogne (dessin de Yannick C.)

 Le taoïsme est une philosophie de la vie, non une religion. Ses adeptes pensent qu'un principe unique fait fonctionner l'univers et garantit l'harmonie de la nature: le tao (ou dao). Selon eux, cette "force" se compose de deux énergies qui s'opposent et se complètent en permanence: le yin (féminin et passif, lié à la nuit, à la lune et au ciel) et le yang (masculin et actif, lié au jour, au soleil et à la terre). Les taoïstes les plus purs (maîtres spirituels et ascètes) conseillent le retour à la nature et cherchent à se fondre dans le tao en pratiquant la méditation.
Considéré comme le fondateur du taoïsme, Lao-Tseu (ou Lao-zi) aurait vécu en Chine au VI ème siècle avant J-C. Mais son existence historique n'est pas prouvée. La légende raconte qu'un jour, il entreprit un grand voyage vers l'Ouest. A la frontière de l'Empire, un garde l'obligea à laisser un recueil de son enseignement avant de partir. Lao-Tseu ne se démonta pas et rédigea en trois jours le Daodejing (le Livre de la Voie et de la Vertu), l'ouvrage de référence du taoïsme. Puis le vieux maître monta sur un buffle et disparut à jamais.

La sagesse de Confucius



 Armoiries de Hong Kong (1959-1997)

Le grand philosophe chinois Confucius (ou Kongzi, "Maître Kong") serait né au VI ème siècle avant J-C. Son enseignement propose un ensemble de règles pour vivre en paix dans une société harmonieuse. Selon lui, il faut notamment honorer ses ancêtres, respecter ses parents, obéir à ses supérieurs et pratiquer les cinq vertus: la bonté, la sagesse, la loyauté, la courtoisie et la droiture. Sa pensée appelée "confucianisme", a très tôt inspiré les empereurs chinois qui aimaient l'ordre et la discipline. Elle devint même la base de l'enseignement délivré aux hauts fonctionnaires de l'Etat.
Bien que Confucius soit un personnage historique (et non un dieu), les adeptes de sa pensée lui ont élevé des temples et lui rendent un culte. Chaque année, des millions de visiteurs se rendent sur le lieu présumé de sa naissance, à Qufu, dans la province du Shandong. Là, se trouve un temple magnifique dédié au maître

mardi 26 juillet 2016

Vieux guide


Composition de Cochonfucius

Comment croire à ce vieux guide ?
On le sent bien indécis.
Ce n’est certes pas un druide ;
Homme, au statut imprécis,

Oracle dont le front luit,
Nous ne savons rien de lui.
Faisons-lui pourtant confiance :
Un poète est parfois fort

Capable de fulgurance.
Il peut trouver des trésors
Une fois qu’à son oreille
Sa muse dit des merveilles.



Maître et papillon


image de l’auteur

S’étant assis dans l’herbe rousse,
Le maître, à l’ombre d’un buisson,
S’endort presque, mais un frisson
Lui procure une pensée douce :

«Ce papillon dépourvu d’ire
Dans ce jardin, s’endort parfois ;
Est-ce lui qui rêve, est-ce moi,
Quel érudit saurait le dire ?»

Il prend une bouteille ronde,
Pleine de vin, et non de fiel,
(Quel plaisir est plus naturel ?)
Et puis s’absente de ce monde.

Lions océaniques


Image de l’auteur

Ils ont servi le roi Nabuchodonosor
Et reçu d’Antarès la lumière rougie ;
Nos deux compères sont devenus, par magie,
Les féroces gardiens d’un écu bordé d’or.

Plus que l’aigle qui prend au matin son essor
Et plus que les démons de la mythologie
Que Dionysos entraîne en d’étranges orgies,
Les lions brûlent leur âme et déchaînent leur corps.

Nous autres, redoutant leurs griffes effilées,
Prions le charpentier venu de Galilée
De protéger nos nefs, lorsque nous naviguons ;

Car ces lions sont marins, et leurs fanions en berne
Frémissent, menaçants, sous le vent de galerne,
Comme vole un phénix, comme danse un dragon.

Les Vikings. Une "religion" sans temples ni prêtres.


 blason de Oudalle 

Jusqu'à maintenant, les archéologues n'ont jamais retrouvé de temple Viking. Ils pensent que ces hommes du Nord ne construisaient pas d'édifices pour abriter leurs dieux ou leurs cérémonies. On suppose qu'ils préféraient se réunir en plein air, dans des lieux sacrés: prairie, clairière, source, autour d'un rocher ou d'un arbre. Il semble qu'il n'existait pas non plus de prêtre professionnel. C'était au père de famille de conduire les cérémonies privées et au seigneur de présider les fêtes religieuses publiques.
Pour invoquer leurs dieux, les Vikings suivaient un ensemble de rites et de coutumes hérités de leurs ancêtres. Au cours des cérémonies, ils priaient, faisaient des offrandes et pratiquaient des sacrifices sanglants, appelés "blot". La victime (un animal, cheval ou chien par exemple, ou parfois un être humain) était immolée d'un grand coup d'épée ou de hache. Les Vikings recueillaient ensuite son sang dans un vase sacré. La cérémonie se terminait par un grand banquet.
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D’argent au chevron renversé de sinople, accompagné en chef d’une tête de loup arrachée de sable, au chef d’azur chargé d’un drakkar d’or

Les drakkars de la mort.


 Blason de Sanvic
 
Les Vikings croyaient qu'à leur mort, les guerriers partaient vers un autre monde, qu'ils espéraient rejoindre en drakkar. Mais tout le monde n'avait pas les moyens de se payer un vrai bateau. Les plus pauvres étaient donc enterrés au centre de simples alignements de pierre dessinant au sol la forme d'un navire. Les riches seigneurs, eux, étaient placés à bord d'un véritable drakkar. Ils partaient entourés de leurs biens les plus précieux: armes, boucliers, casques, bijoux, vaisselle, animaux de compagnie... Le navire était ensuite enfoui sous un tumulus. Dans certains cas, le drakkar n'était pas enterré mais enflammé, ce qui produisait beaucoup plus d'effet...
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D'argent au drakkar de sable, la voile de gueules chargée de deux léopards d'or, armés et lampassés d'azur, l'un au-dessus de l'autre, voguant sur des ondes d'azur mouvant de la pointe; au chef de gueules papelonné d'argent et chargé de trois glaives d'or.

lundi 25 juillet 2016

Comme elle vient



Mes cheveux noir ébène sont devenus gris,
Des rides profondes sillonnent mon visage,
Sur mon apparence le temps fait des ravages,
Mais qu’en est-il pour ce qui est de mon esprit ?

J’ai le sentiment de ne rien avoir appris
Concernant ce que veut dire se comporter en sage.
La raison m’a été promise à sept ans d’âge,
C’est peut-être à ce moment-là qu’elle a péri.

C’était bon de jouer à longueur de journée,
Puis de s’abandonner dans les bras de Morphée
Sans avoir le moindre souci du lendemain.

Que revienne l'ère bénie de mon enfance,
Indubitable était alors mon espérance,
Qu’à nouveau je prenne la vie comme elle vient.

Les bardes, gardiens de la mémoire.



Image de Cochonfucius
 
Souvent associés aux druides, les bardes étaient des poètes officiels. Attachés à un seigneur, ils en chantaient les louanges contre une bonne rémunération. Ils connaissaient parfaitement la généalogie des princes, les exploits des héros et tous les événements qui touchaient la tribu, ce qui faisaient d'eux les gardiens de la mémoire.

Nef de l’ange étrange



image de l’auteur

L’ange étrange est joyeux, ainsi qu’un sansonnet,
Il sourit tout le jour, sa voix est grave est tendre ;
Quand il voit de la nef la voilure se tendre,
Il chante au vent du Nord les chansons qu’il connaît.

La nef, vers le ponant, s’éloigne sans attendre ;
L’ange, à cette occasion, improvise un sonnet,
Les nuages au ciel ne cessent de s’étendre,
Comme des nénuphars aux tableaux de Monet.

Anges de ce tonneau n’entrent point dans l’Histoire ;
Nul chef-d’oeuvre ne sort de leur humble écritoire,
Il ne sera jamais quelqu’un de très connu.

Or, tu le vois, baignant dans sa modeste vie,
Son coeur en est comblé, son âme en est ravie,
Ange sans possessions, sans fief, sans revenus.

Maîtresse des hérissons



image de l’auteur

Au fond d’un univers fané,
Dix-sept hérissons se bousculent ;
Leur président gît enchaîné
Au mitard, où l’air mal circule.

— Président d’illustre mémoire,
Ne craignez-vous point le bûcher ?
— Me sauvera la stryge noire
Qui sur le toit vient se jucher ;

Elle rongera maille à maille
Chaîne et boulet, de bout en bout,
Cette maîtresse qui se raille
Du tribunal à quatre sous.

Le pouvoir des druides: vingt ans d'études pour être druide.


  Blason de Buthiers

Les druides formaient une classe privilégiée. Jouissant d'un grand prestige, ils n'étaient soumis ni à l'impôt ni au service militaire. Juste retour des choses, car il fallait parfois jusqu'à vingt ans d'études pour devenir druide!
L'enseignement était sévère et entièrement oral. Les druides considéraient en effet leur savoir comme secret et sacré: il était interdit de le fixer par écrit.
Intermédiaires entre les dieux et les hommes, les druides réglaient et présidaient les cérémonies religieuses. L'une de leurs pratiques les plus connues était la cueillette du gui: entièrement drapés de blanc, ils se rendaient dans la forêt et coupaient avec une serpe d'or le gui qui poussait sur les chênes. Cette cérémonie était suivie du sacrifice de deux taureaux blancs et d'un festin. Dans d'autres rituels, leur rôle était beaucoup plus sinistre: ils ordonnaient des sacrifices humains pour interpréter des signes divins à travers l'agonie des victimes.
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 De gueules à un dolmen d'or surmonté de deux loups de même passants adossés.

Mirabelle est jalouse


Blason d'Amondans


Mirabelle se mire dans l’eau de l’étang,
Elle lui demande si elle est la plus belle,
Imitant une marâtre qui ensorcelle.
Sa réponse est non, à son grand étonnement.

En effet, elle l’était il y a peu de temps.*
Intriguée, elle le questionne de plus belle ;
« Qui a donc une allure si exceptionnelle ?  »
Il répond ; « C’est Fleur, celle arrivée au printemps. »

« Certes, elle est jolie mais c’est une peau de vache
Nul danger que pour elle le taureau me lâche »,
Rétorque confiante l’ex-reine de beauté.

Levant la tête, grande est sa déconvenue
Son amoureux courtise la fausse ingénue,
Un déferlement de pleurs brouille sa psyché.


 
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 D'azur semé de billettes d'or à une vache passante d'argent ; au chef d'argent à une fasce ondée d'azur.

Deux grands sorciers


image de l’auteur

Magiciens depuis leur naissance,
Vivant dans un noir bâtiment,
Ils agitent leurs mains, formant
Des hiéroglyphes de puissance.

Tous les secrets de l’existence,
De son subtil accroissement,
Ils les savent, par sentiment
Ainsi que par intelligence ;

Ils ont fait un livre abrégé
Où ces mystères sont logés,
Avec de bien belles Images,

Des proverbes, des faits divers,
Et même, un délicat hommage
À notre héraldique univers.

La planète des rois


image de l’auteur

La planète des rois peut vous sembler obscure,
Mais elle tient son rang, et fait bonne figure,
Couverte, comme elle est, de rustiques maisons
Avec de beaux jardins de fleurs de guérison.

Là, jamais un chasseur ne fait rougir le givre
Sur le sol du sous-bois ; les passants laissent vivre
Les animaux charmants qu’on y peut souvent voir,
Le borogove bleu, le drac, le tove noir.

C’est un astre de paix, dont l’atmosphère est bonne,
Un paradis lointain, béni par la madone ;
Chacun y peut goûter les plaisirs coutumiers,
Seulement, les vergers n’ont jamais de pommiers.

Le chant du dimanche: Da feiz on tadou koz




 Blason de Douarnenez

Diskan:

    Da feiz on Tadou kozh
    Ni paotred Breizh-Izel!
    Ni 'zahlc'ho mad atao!
    'Vid feiz on Tadou kozh
    Hag endro d'he banniel
    Ni holl en-em stardo!
    Feiz karet on Tadou!
    Morse ni n'ho nac'ho!
    Kentoc'h ni a varvo!(ter)

 Refrain:

    A la foi de nos vieux Pères,
    Nous, enfants de la Bretagne!
    Nous serons toujours fidèles!
    Pour la foi de nos vieux pères,
    Autour de cette bannière,
    Nous serons tous unis!
    Foi bien aimée de nos pères
    Jamais, nous ne te renierons!
    Plutôt mourir!(ter)
 

1. D’ ar c’hrouadur bihan, e kichenig e gavel
E lakit eur vamm vad, en deiz evel en noz
Er boan hag en anken, hi a daol buan eur zell
War groaz
santel Jesuz, he sonj er baradoz 
 
Au petit enfant, près de son berceau
Mettez une bonne mère, le jour comme la nuit
Dans la peine et l'angoisse, elle jette vite un regard
Sur la sainte croix de Jésus, en pensant au paradis

2. D’ar pôtr, d’ar plac’h yaouank, c’hwi ’ziskouez hent ar furnez
C’hwi ’lavar : « it gantan heb krena dirag den
Bezit, tud yaouank Breiz, bezit epad ho puhez
Ato gwir gristenien, treitourien birviken !

Au jeune homme, à la jeune fille, vous montrez
La voie de la sagesse
Vous dîtes : allez avec lui, sans trembler devant personne
Soyez, jeunes gens de Bretagne, soyez toute votre vie
Toujours dignes de votre foi, ne la trahissez pas.


3. D’an den koz, gwenn e benn ,e korn an tan azezet
O skuilh daelou a geuz war e amzer genta
War-lerh kalz a boaniou, c’hwi lavar, Salver karet  
Er baradoz e vo eürusted evitan


Au vieil homme, la tête blanche, assis au coin du feu
Versant des larmes de regret sur ses jeunes années
Après tant de peine, vous dîtes, Sauveur aimé
Au paradis il trouvera le bonheur


4. D’an den diwar ar mez, kenkoulz ha d’an den a vor
C’hwi a ro nerz-kalon da stourm er boan ato
Gouzout a reont, en nenv e kavint oll dor digor
Ar vuhez’vo bet tenn, d’an drubuilh, kenavo


A l’homme de la terre comme à celui de la mer
Donnez la force de toujours lutter dans la peine
Ils savent, qu’aux cieux, ils trouveront toutes les portes ouvertes
La vie aura été dure, aux soucis, kenavo 


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 D'azur à la clef renversée d'or, l'anneau en losange pommeté, le panneton figurant une ancre.

dimanche 24 juillet 2016

Le pouvoir des druides: le druide, un juge.


 Blason de Bannay
 
Le savoir et la sagesse des druides en faisaient les conseillers des rois, mais aussi des juges capables de régler des conflits: meurtres, vols, problèmes d'héritage... Ils prononçaient des jugements et fixaient le montant des dommages et intérêts. Leurs décisions étaient sans appel. Dans La Guerre des Gaules, Jules César raconte aussi comment les druides de toute l'Europe se réunissaient chaque année au coeur de la forêt des Carnutes (près de Chartres) pour résoudre les querelles entre les tribus.

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D'azur à une fasce d'argent chargée d'un dolmen de sinople ; accostée de deux feuilles de chêne d'or posées en fasce.

Épouvantail de sinople


image de l’auteur

L’épouvantail, qu’anime une modeste foi,
Communie, dans son champ, avec de braves bêtes ;
Blotti dans son silence, il a l’air d’un poète,
Méditant sur la vie, rimant je ne sais quoi.

Épouvantail, tu es un exemple pour moi,
Ton coeur n’a rien de dur, ni rien de malhonnête,
Tu ne menaces point la fragile planète,
Tu passes tout le jour sans peine et sans émoi.

Le mérite qu’il a, c’est d’être ce qu’il est ;
Peu lui importe, à lui, s’il est beau, s’il est laid,
Du moment que son âme est généreuse et vive.

Or, ceux qui vont disant que cette âme est naïve,
Je ne les connais point ; qui les aime les suive,
Mais d’être épouvantail, c’est ce qu’il me fallait.

Charlie Schlingo 1955-2005



image de l’auteur

Il trouve en ses crayons une étrange harmonie ;
Fumiste, plaisantin, provocateur, génie,
Percussionniste, atteint d’autres talents divers,
Je l’ai vu, l’autre jour, dire ses propres vers.

Il n’est plus avec nous, mais nous amuse encore ;
Les pages des revues, que ses dessins décorent,
Sur mes meubles de bois, d’ornements tiennent lieu,
Pour le rire de l’âme et le plaisir des yeux.

Heureux ce révolté, dont la plume rétive
À se moquer des gens ne fut jamais tardive ;
Joyeux rabelaisien, de bons mots généreux,
Exaltant sa folie dans ses albums nombreux.

Le pouvoir des druides: le druide, un savant.


 Blason de Bagneux
 
Les druides détenaient le savoir religieux (rituels, textes sacrés, formules magiques...). Ils étaient aussi dépositaires du savoir celte: ils avaient des connaissances en médecine, en anatomie, en droit, en histoire, en astronomie... c'est à ce titre qu'on leur confiait l'éducation des fils de l'aristocratie.
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D'azur à un dolmen d'or surmonté de deux feuilles de chêne ; au comble ondé cousue de gueules.

samedi 23 juillet 2016

Bulle de savon



Blason de CHARRETTE Marie-Françoise


Selon la pensée bouddhique, le monde n'est qu' "une bulle de savon": il est vide d'existence permanente et absolue. Aucun phénomène, aucun être, n'existe réellement. Tout n'est qu'illusion, le résultat d'une association passagère entre divers éléments appelés agrégats. Pour illustrer leurs propos, les bouddhistes citent parfois l'exemple suivant: les agrégats sont un peu comme les différentes pièces d'une charrette. Lorsque la charrette est démontées pièce par pièce, toutes les pièces sont là, mais la charrette n'est que la somme de ces composants.

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D'or à la charrette de tannée

vendredi 22 juillet 2016

Dreams


We sail to nowhere,
A journey in emptiness
Toward nothingness.

Seize the day and be fool:
Let your dreams drive your life.

Aphorisme (À la manière d’Esther Ling*)


 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
JayavarmanVII (1181-1218 ?)

S’éveiller c’est s’endormir sur soi-même.**


**Définition du verbe s’éveiller donné par un enfant suivi dans un Institut Médico Educatif à son orthophoniste. Merci à elle pour le partage.

Dolmens réservés



Blason de Camarade

Moins énigmatiques que les menhirs, les dolmens sont des tombes constituées d'énormes blocs de roche. A l'origine, ils étaient recouverts d'un tas de pierres (cairn) ou de terre (tumulus). Les gravures et les offrandes funéraires retrouvées à l'intérieur indiquent que les dolmens n'abritaient pas n'importe qui: seuls les personnages importants (grands ancêtres, chefs, prêtres...) devaient y avoir leur place. Les spécialistes présument que ces lieux étaient sacrés: les vivants venaient probablement se recueillir devant les os des morts transformés en reliques.

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 Coupé, au premier d'or à trois pals de gueules et d'azur à un dolmen d'argent

Mystérieux menhirs




 Blason de Camlez

A partir de 4000 av J-C, l'Europe entière se couvre d'imposantes et énigmatiques pierres dressées: les menhirs. Particulièrement nombreux en Bretagne et dans les îles britanniques, ces monuments sont parfois isolés, parfois groupés en alignements ou en cercles. Personne ne sait vraiment à quoi ils servaient. Beaucoup de scientifiques pensent qu'ils étaient liés à l'astronomie. Mais de quelle manière? Les menhirs permettaient-ils de prévoir la course des astres, d'honorer le soleil ou bien certaines planètes? Le mystère reste entier.

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 Parti, au premier d'argent à la fasce d'azur accompagnée en chef d'un annelet et d'un demi-annelet de gueules mouvant de la partition et en pointe d'une demi-aigle bicéphale de sable mouvant aussi de la partition ; au second d'azur à un menhir d'argent.

jeudi 21 juillet 2016

Anachorète



image de l’auteur

L’ermite prie sans se laisser distraire,
De l’ermitage, il ne peut s’absenter ;
Le loup qui semble, au soir, se lamenter,
N’a point raison de sa ferveur austère.

Qu’il est pensif, cet homme solitaire !
Plusieurs démons ont beau se présenter
Pour le surprendre et pour l’épouvanter,
Il ne craint rien, il rit, bien au contraire.

Au ciel n’est pas son étoile ternie ;
Il vit sa vie, sans autre compagnie
Que d’un succube et de son chant de mort.

Bien rares sont les gens de cette sorte,
Qui, aux jardins où jaunit l’herbe morte,
Semblent trouver un étrange confort.