Signes et Symboles – l'Image des Choses – Les Choses par l'Image - Et Ailleurs aussi...

Héraldie, qui traverse sa troisième année, est un blog essentiellement consacré à l'héraldique. Cependant, il est largement ouvert sur tous les domaines : histoire, géographie, philosophie, littérature, poésie, symbolique, logotypie, chromolithographie, vexillologie, philatélie, numismatique, sigillographie, tyrosémiophilie, tégestophilie, oenographilie... mais aussi la musique, la peinture, la sculpture et l'art en général. Ce blog a donc aussi vocation à constituer une banque d'images (environ 35 000 à ce jour) et, idéalement, un portail vers toutes ces spécialités singulières.

lundi 20 avril 2015

Dimanche de langueur

 Toile de George Frederick Watts (1817-1904) 

L'Amie, aujourd'hui je suis allée au jardin  
Du Luxembourg où j'ai erré, l'âme langoureuse ;  
Comme tout me semble vide, comme tout est anodin  
Sans toi à mes côtés, rieuse et amoureuse ;  

Du ciel et du soleil ; de la brise dans l'arbre ;  
De la fleur jolie et de l'abeille qui butine ;  
Tu aimais contempler les statues de marbre,  
Et même, parfois, tu en caressais la patine.  

C'était noir de monde mais je ne voyais que toi ;  
Il n'est rien de pire que le désert de la foule ;  
Ces milliers de visages qui se suivent comme la houle...  

Vides d'un regard, vides d'un sourire, si vides de toi !  
Un terrain vague m'eût fait le même effet, je pense ;  
Ce manque qui me creuse, ce soir encore... Quelle béance !

Ici Radio Londres


Ici Radio Londres, 
Des Terriens parlent aux terrés ; 
Il ne faut jamais répondre 
À ceux qui veulent vous ferrer.

Rien ne m'est plus. 
Tout ne m'a pas non plus. 

Elle restera sur le dos. 
Elle pestera sur le pot. 

La secrétaire est jolie. 
Son postérieur est poli. 

La fortune vient en dormant. 
Ça dépend avec qui.

Athalie est restée en extase. Nous disons deux fois : Athalie est restée en extase. 
Je ne le dirai qu'une fois : Nathalie est une pauvre naze. 

Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage. 
Heureux qui comme Maurice a fait un court mariage. 

Le sapin est vert, je répète, le sapin est vert. 
La tomate est rouge, je répète, la tomate est rouge.  

dimanche 19 avril 2015

Vol de livres


Les paroles s'envolent, les écrits restent, dit l'adage ;  
Pourtant, ne donnons-nous pas des ailes aux nôtres,  
En les posant sur le blog où sont de passage  
Tant de visiteurs qui viennent d'un bout à l'autre  

Du vaste monde ? C'est pourquoi, chaque fois que je clique,  
Il me semble lâcher un livre voyageur  
Qu'accueillera, je l'espère, quelque âme poétique ;  
L'ami, tout cela laisse mon esprit bien songeur...  

D'autant plus que des mots que nous laissons ainsi  
Aller, nous ne saurons rien de leur aventure,  
Un peu comme s'ils s'étaient perdus dans la nature...  

Tu sais que ces pensées que je confie ici  
M'ont longtemps retenue d'entrer dans l'écriture ;  
Aujourd'hui, elle est ma substantielle nourriture.  

ML, Les nuits de Chelsea

Chemin de livres


Les livres composent un chemin de connaissances  
Qui serpente à travers la forêt du savoir ;  
L'Ami, il est si vaste que toujours l'ignorance  
Le dépassera ; quand je me prends à revoir  

Ceux déjà lus au cours de ma courte existence,  
Si nombreux qu'ils occupent mon logis tout entier,  
Au point d'en être devenus une excroissance !  
J'en trouve le nombre dérisoire, à faire pitié.  

Partout où j'ai vécu, je me suis entourée  
De livres et je crois bien n'être pas la seule :-)  
Nous les empilons et les piles deviennent des meules !  

J'en ris car même sans trop savoir où les fourrer,  
Nous continuons d'enrichir la bibliothèque,  
Tout en nous constituant une informathèque... 

ML, Les nuits de Chelsea

Moments of silence and tenderness

video
Painting by Heather Theurer

A flight

Painting by Antoine Calbet (French, 1860-1944), L'aurore 

I walk by the lake,
My soul flies with the seagulls.
A moment of peace.

Esther Ling

Héraldique et poésie

Extrait de Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental 
de Michel Pastoureau. p. 358, 359, 360)
Le soleil noir de la mélancolie
Nerval lecteur des images médiévales

Le blason est la clef de l'Histoire. "Cette phrase de Gérard de Nerval, citée en exergue de la plupart des traités d'héraldique de la fin du XIX e siècle, témoigne de l'intérêt que portait le poète à la science des armoiries. Cependant, même si elle a parfois été timidement signalée par les critiques nervaliens, cette attirance, cette passion même de Nerval pour l'héraldique n'a jamais fait l'objet d'aucune étude. (...) ses relations avec le blason n'ont suscité aucun livre, aucun article, aucun paragraphe.(...) dans l’œuvre de Nerval, l'héraldique est présente partout: termes et tournures empruntées à la langue du blason, descriptions (parfois fautives) d'armoiries plus ou moins fictives, récits de légendes héraldiques ou para-héraldiques, croquis d'écus armoriés dessinés sur des lettres ou des manuscrits."

Le cri du geai


C'était un jour d'octobre, au parc des Cévennes,  
Un tout petit square à peine connu, peu fréquenté ;  
Quelques touches de fleurs et deux trois arbres à peine  
Agrémentent le lieu, mais sans vraiment l'enchanter.  

À l'entour, de bien mornes bâtiments l'écrasent ;  
Les âmes qui y vivent sont de passage ; j'en étais.  
De ce passé, je n'avais pas fait table rase ;  
Il fallait que j'y retourne car je pressentais  

Qu'un signe m'y attendait, de moi seul connu ;  
Celui-ci ne tarda point : à peine eus-je pris place  
Sur un banc que l'oiseau dont on voit peu la face  

Lança son cri ; je sus qu'il était revenu  
Me dire qu'il était temps de refermer une porte ;  
Alors je vis tomber à mes pieds une feuille morte.

Héraldique du Royaume-Uni : armoiries d'écoles 2

Second volet d'une série consacrée aux armes des grandes écoles du Royaume-Uni, illustrées par des chromolithographies de la Belle Époque. Les textes, en langue anglaise (à l'intention de nos amis héraldistes d'Outre-Manche), indiquent l'origine de chaque école, sa particularité et son importance en terme d'effectifs (chiffres de l'époque) : Felsted School, Fettes College (Edinburgh), Haileybury College, Harrow School, Highgate School, King Edward's School (Birmingham), King's School (Chester), Liverpool College, Marlborough College, Malvern College, Merchant Taylors' School (London), Mill Hill School, Nottingham High School & Oundle School...

Fruit d'impermanence

Composition de l'auteur

La vigne nous fournit le fruit d’impermanence ;
Le roi des animaux en oublie ses douleurs,
Cessant de voir, aux cieux, l’étoile du malheur,
Ou, dans l’eau, les poissons de la désespérance.

Or, je rêve parfois que l’univers immense
N’est qu’un vaste verger aux admirables fleurs,
Une vigne géante aux joyeuses couleurs,
Un champ, comme on en voit dans notre Île-de-France.

Si nous nous promenions, dans ce jardin, l’été ?
La plus humble des fleurs nous serait déité,
Sous sa forme élégante, autant qu’impermanente ;

L’esprit dictant ces mots, lui-même impermanent,
Aime rêver ainsi, et franchir en planant
Les cieux qu’orne, de nuit, la lune déclinante.

Cochonfucius

C'est bizarre

Composition de l'auteur

Monstre d’azur virevoltant,
Restant à danser bien longtemps
Dans un jardin plutôt barbare,
C’est bizarre.

C’est plein de petits moines noirs,
En promenade on peut les voir,
Puis ils vont chez eux, dare-dare,
C’est bizarre.

Même, on voit des bestiaux volants,
Ce sont des cerfs, ou des élans,
Montant au ciel sans crier gare,
C’est bizarre.

En chantant ce jardin de fous,
Je m’aperçois que, d’un seul coup,
Le vin s’épuise dans la jarre,
C’est bizarre.

Cochonfucius

Les mots écrits ne me parlent que s'ils me touchent


L'Ami, combien les nuits de Chelsea s'étirent  
Quand la Muse tarde à me souffler le premier mot,  
Celui-même qui est d'argent et qui inspire  
Les suivants, qu'alors j'appose tels des émaux  

Sur un parchemin qu'une belle image enlumine ;  
Écrire, c'est comme composer un bouquet de fleurs  
Posé sur une table ronde qu'un lustre illumine ;  
Mais le vrai vase est en moi et c'est mon cœur.  

Les mots écrits ne me parlent que s'ils me touchent ;  
Ils résonnent en moi comme prononcés par une bouche ;  
Et cette plume qui danse est manière de faire la cour :-)  

Chaque vers est une caresse qui finit en sourire ;  
Telle est la rime jolie qu'accompagne la lyre ;  
Et cette encre qui coule, c'est la sève de l'amour :-)  

ML, Les nuits de Chelsea

Ici et maintenant


L'Ami, j'aime quand Esther et toi parlez d'impermanence,  
Chacun à sa façon qui lui est personnelle ;  
Cette pensée profonde nous rappelle à l'immanence  
Et au cœur de l'instant, de nature éternelle ;  

Tu dis que l'idée seule d'infinitude impose  
Celle d'un centre qui serait partout, en tout lieu ;  
Conjointement, celle d'éternité se pose  
De même, chaque moment présent étant son milieu.  

Ainsi, la plénitude d'être est immédiate ;  
Il s'en faut de peu que le mental ne l'éclate  
Et que l'esprit ne quitte l'ici et maintenant ;  

Rien ne peut être réel hors de l'occurrence ;  
Demeurer en lui exige une solide conscience ;  
Lors, je m'y emploie de toute mon âme, incontinent.  

ML, Les nuits de Chelsea

Impermanence


Each moment is worth
To live as if it was the
Last one, the last dance.

Eternity is a dream.
Life is here and now.

Esther Ling


Painting by John William Godward (British,1860-1922)

samedi 18 avril 2015

De quoi veux-tu causer ce soir ?

Toile de Fernand Toussaint (1873-1955), Confidences au déjeuner

De quoi veux-tu causer ce soir ? De ton mari ?  
Que tu en as assez du foot et de ses potes ?  
Ne t'avais-je pas prévenue ? Te voilà marrie !  
Colette n'a-t-elle pas écrit que l'amour rend sotte ?  

Si tu veux parler de séries télévisées,  
Je pars sur le champ, de peur que je ne périsse  
D'ennui ; libre à toi de te gagaïser.  
Cesse de tripoter ta prothèse, ça me hérisse !  

Ah ! C'est Mado qui t'invite à manger demain...  
Vous allez encore parler chiffons et boutiques ;  
Comment acheter responsable et éthique...  

Écoute bien, je n'y vais pas par quatre chemins :  
Rentre chez toi, jette ta télé dans la poubelle  
Et cesse enfin de me chanter ta ritournelle !

Ici Radio Londres

 
Ici Radio Londres ;  
Des Terriens parlent aux terrés ;  
Ceux qu'il faudra confondre  
Sont déjà enterrés.  
 __  

Lecteur, si tu t'es égaré dans ces lignes,  
Crois-en mon conseil, dégage-t-en et prends la fuite !  
Allume cet écran là-bas, qui te fait signe,  
Et de ce qu'ici tu lis, tu verras la suite...  

L'Ami, vois-tu passer le vol noir des corbeaux  
Au-dessus des cités déchirées et des plaines  
Dévastées ? Et entends-tu le bruit des sabots  
D'une chevauchée infernale, écumante de haine ?  

Jamais plus il n'y aura de débarquement ;  
C'est en chacun de nous que l'ennemi a pris place ;  
Il s'y est introduit sans laisser de trace...  

Comprenne qui le voudra, c'est là l'entendement ;  
Ici Radio Londres, écoutez bien ce message :  
L’œil qui regarde et qui voit tout n'est pas d'un sage.

Monstre ravissant

Composition de l'auteur

Comètes vont le ciel de gueules allumant,
Suivant un long trajet qui presque s’éternise ;
D’un monstre du cosmos elles se trouvent prises,
Comme on en imagine, au Jour du Jugement.

L’abeille du destin voit ça sereinement,
Elle apprécie ce monstre et bien le favorise ;
Heureuse du succès de sa grande entreprise,
Elle note en son cœur ce grand événement.

Tout rempli, à présent, d’une énergie nouvelle,
L’animal fabuleux va rencontrer sa belle ;
Quels rejetons seront issus de leurs amours ?

Or, moi, qui ne suis pas un mangeur de comètes,
Je demeure en repos sur mon humble planète,
Me nourrissant de plats qui sont beaucoup moins lourds.

Cochonfucius

Taureau d'argent

Composition de l'auteur

Aux plaines de sinople est le taureau d’argent ;
La tulipe se dresse au bord de la rivière.
L’animal, contemplant ces choses familières,
Sourit à deux poissons, dans le bonheur nageant.

Vilmorin dit des mots dans la plaine fertile,
Elle que va brûlant la douleur de l’amour ;
Aimer cette nature est sans doute un recours,
La plume, pour cela, est-elle bien utile ?

Louise et le taureau, deux allures paisibles ;
Tranquilles sont les blés grandissant au printemps.
Ce poème se veut, si possible, hors du temps,
Comme le sont, des vents, les routes invisibles.

Cochonfucius

Humeur hostile

 Toile de Juan Medina 

Ah ! si les jours des hommes étaient à la hauteur  
De l'aube nouvelle que tous les matins leur prodigue  
La Lumière qui n'éclaire souvent que leur noirceur !  
Quand cessera la bêtise humaine que rien n'endigue ?  

Les Anciens vénéraient du soleil la splendeur ;  
Il est bien bon de réchauffer ce monde cupide !  
La vie si belle est profanée par sa laideur ;  
Moi-même, certains jours, me trouve absurde et stupide  

De vivre dans une société dont les valeurs  
Ne dépassent guère le bas-ventre et moins encore ;  
Le chancre humain presse le citron et l'essore ;  

Leur système n'a pas d'âme et encore moins d'honneur ;  
Foin de ses œuvres utiles autant que futiles !  
L'Amie, une fois de plus, je suis d'humeur hostile :-(

Midlake - The Old and the Young

Salut au soleil levant

Toile de Vladimir Kush

L'Ami, en chaque matin revit l'enfance du monde ;  
Le jour nouveau déroule peu à peu les instants  
Dont le moindre contient le germe d'une vie féconde ;  
Il nous appartient d'honorer chacun d'autant.  

Le matin me découvre en ma douce coquille,  
Simplement heureuse d'être, alerte, pleine d'allant ;  
Au loin, le soleil levant ouvre sa pupille  
Que l'on dirait d'un géant à l’œil rutilant.  

J'en salue la lumière autant que la chaleur  
Et même, m'incline devant sa bienfaisance fidèle ;  
Il est de l'amour universel le modèle ;  

Bel astre, mon cœur a de ton feu la couleur ;  
Je te le tends, emplit-le d'une ardeur nouvelle ;  
Tu brilles en moi, mon âme s'éclaire, la vie est belle !  

ML, Les nuits de Chelsea

Les matins

 Toile d'Edward Robert Hughes (1851-1914), On the Wings of the Morning

J'ai toujours aimé les matins ; ceux, campagnards,  
Que chantaient les coqs à travers les cours de ferme,  
Annonçant le jour de labeur ; ceux montagnards,  
Ouverts sur un monde qu'aucun horizon n'enferme.  

Les matins de banlieue même, qui, sous la fraîcheur  
De la prime aurore, retrouvent un air de province  
Que n'a pas encore profanée la triste laideur,  
Grâce infime que bientôt l'enfer urbain évince.  

Mais les matins de Paris ont ma préférence ;  
L'on y sent toujours battre le cœur de la France,  
Pour peu de lui prendre le pouls au bon endroit.  

J'ouvre grand ma fenêtre puis salue la ville  
À travers une mer de toits aux vagues immobiles ;  
Sera-t-elle d'espérance ou bien de désarroi ?

Une foi bradée est condamnée à s'abjurer


L'Ami, si quelqu'un nous voulait mieux connaître  
Et poursuivre plus avant ses façons curieuses,  
Brûlant de savoir qui nous pourrions bien être,  
Sa quête risque fort de rester infructueuse.  

Il ne faut donner de soi que ce qu'il convient  
Et n'en livrer que ce que l'on juge nécessaire ;  
Les choses une fois dites, sait-on ce qu'il en advient ?  
Rien n'est si bien partagé que l'esprit faussaire.  

Pour se bien garder, mieux vaut compter sur soi-même  
Et ne se confier qu'à ceux qui vraiment nous aiment.  
Mais comment le savoir ? De qui peut-on jurer ?  

Il est en nous des petites voix qui le murmurent ;  
Les bien écouter est la meilleure des armures.  
Une foi bradée est condamnée à s'abjurer.  

ML, Les nuits de Chelsea

Inner peace




Judaism and
Taoism feed my soul.
They are my way home.

I have no need to convince
I have found the inner peace.

Esther Ling

La question de l'individu

 Toile de Tomasz Alen Kopera 

L'Ami, tu dis que dans un monde si massifié   
Qu'est le nôtre, la personne redevient première ;   
Que la question de l'individu, liquéfié   
Au sein d'un système dont la cheville ouvrière   

N'est plus l'être humain mais le pouvoir de l'argent,   
Se posera toujours parce qu'elle reste centrale ;   
Que celui-ci demeure le principal agent   
De l'Histoire qui atteint son point le plus crucial ;   

Notre temps doit relever un immense défi :   
Un : sortir du collectif concentrationnaire   
Nourri par l'individualisme grégaire ;   

Deux : rompre en soi-même avec l'esprit de profit   
Qui verse son huile dans la fournaise de l'appétence ;   
Revoir les fondements de notre existence...   

ML, Les nuits de Chelsea 

Voir l'article de Marc, L'individu ou la clef des champs

vendredi 17 avril 2015

Firmament d'argent

Composition de l'auteur

Au firmament d’argent vit la grenouille fière ;
Elle passe le jour en un songeur repos,
Comme si l’univers n’était qu’un grand tripot,
Comme si le soleil n’était qu’un pot de bière.

Les dragons vont dansant, dessous la voûte claire,
Un bel iris d’azur surgit auprès des flots ;
Un écureuil propose à la grenouille un pot,
Un autre lui raconte une histoire légère.

— Admirons l’harmonie de ce monde lointain,
Nous qui ne possédons qu’un logis incertain
(Et quelques vieux troquets d’étrange gouvernance).

— Mais il n’est pas si mal, notre univers obscur,
Il offre aussi, parfois, la couleur de l’azur,
Et la fine saveur de notre impermanence. 

Cochonfucius